Hautes-Pyrénées patrimoine et histoire (65)

Patrimoine, monuments et sites touristiques des Hautes-Pyrénées

Quoi faire dans les Hautes-Pyrénées ? Séjour touristique en France dans ses pages énumères les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter dans les Hautes-Pyrénées dans le Midi-Pyrénées qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances. Notre guide du patrimoines et de l'histoire des Hautes-Pyrénées  à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire des Hautes-Pyrénées.

Le patrimoine historique des Hautes-Pyrénées est riche avec les châteaux, les musées, les églises, les abbayes qui rappellent les grandes heures de ce département L'une des fortes originalités historiques du département était la richesse archéologique de sa Protohistoire (période entre 2000 av. J-C. et l'arrivée des Romains en 56 av. J.-C.) avec notamment l'aménagement de vraies citadelles en terre et en bois.

Certaines subsistent encore en bon état relatif telle celle de Castet Crabé à Lagarde sur plus de 6 ha. Pendant 5 siècles, les Romains ont occupé le territoire puis les Wisigoths ont pris le relais. Le département des Hautes-Pyrénées a connu des périodes de prospérité, d'autres plus difficiles.

Les Hautes-Pyrénées ont aussi fourni à la France des hommes et des industries lors des guerres franco-allemandes et furent terre d'accueil des réfugiés espagnols. La seconde moitié du XXe siècle et sa société de consommation amène une nouvelle industrie dans les Hautes-Pyrénées : l'électroménager (SEB) à Lourdes. Le département s'est ensuite modernisé intelligemment sans négliger son riche passé.

Sites géologiques des Hautes-Pyrénées

Le gouffre d'Esparros, les grottes de Bétharram et les grottes de Médous sont des sites géologiques ouverts au public très fréquentés.

cheval-haute-pyrenees.jpgParcs animaliers

Initialement connu pour sa colline aux marmottes, le parc animalier des Pyrénées, abrite, à Argelès-Gazost, de nombreuses espèces animales d'inspiration locale dont des ours, des loups, des isards...

Le château de Beaucens rassemble une importante collection de rapaces et les met en scène dans le donjon des aigles.

Véritable ovni dans les Pyrénées centrales, l'aquarium de Pierrefitte-Nestalas présente de nombreuses espèces tropicales dont des requins et pyranas.

Patrimoine culturel.

Si le patrimoine d'origine naturelle est un atout essentiel, d'autres sites touristiques relèvent d'un patrimoine d'essence culturelle.

Sites préhistoriques

La grotte de Gargas est l'une des plus célèbres grottes ornées du Paléolithique supérieur en Europe.

L'espace préhistorique de Labastide témoigne du passé magdalénien de cette localité où l'on a retrouvé divers vestiges.

Patrimoine médiéval

La bastide de Trie-sur-Baïse constitue un des lieux touristiques appréciés pour leur architecture médiévale et leur offre muséographique.

villa-rachel Lourde Haute-PyrénéesBaroque pyrénéen

Le mobilier des édifices religieux des Hautes-Pyrénées est souvent l'expression d'un art baroque très ostentatoire. Une famille de scuplteurs, les Ferrère, a œuvré dans la cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède de Tarbes, la collégiale Saint-Laurent d'Ibos et de nombreuses autres églises du département. Un musée retrace leur histoire à Asté.

Demeures remarquables

Le département compte de nombreuses fermes ou demeures dont les spécificités architecturales puisent leurs origines dans la Bigorre des XVIIIe et XIXe siècles. Elles sont reconnaissables aux parements en pierre de leurs façades, à leurs portails monumentaux ou encore à leurs balcons longitudinaux...

Des villas de styles anglais, impérial, néo-renaissant ou néo-mauresque ornent les jardins de l'agglomération tarbaise ou constituent des bâtiments municipaux à Lourdes. Ce sont des indices du grand éclectisme architectural des XIXe et XXe siècles siècle. Elles témoignent parfois d'un riche passé industriel telle la villa Oustau à Aureilhan avec ses écuries et son usine.

Jardins et espaces publics

Le jardin Massey à Tarbes et le jardin de la poterie Hillen à Thermes-Magnoac bénéficient du label "Jardin remarquable" décerné par le Ministère de la Culture. Bagnères-de-Bigorre compte aussi de nombreux parcs dont le site classé du Valon de Salut et son conservatoire botanique.

Les espaces publics sont marqués par l'existence de nombreuses fontaines et monument commémoratifs des guerres. En milieu rural, des lavoirs et croix monumentales ont également été conservés.

Halles et marchés

Les Hautes-Pyrénées comptent de nombreuses halles datant des XIXe et XXe siècles. Celles de Tarbes, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre ou Castelnau-Magnoac sont entièrement abritées. D'autres le sont partiellement telles celles de Maubourguet, Rabastens-de-Bigorre ou Vic-en-Bigorre. Au moins un jour par semaine, à Tarbes, Lannemezan ou Bagnères-de-Bigorre, certaines places et rues se transforment en immenses marchés à ciel ouvert.

Principaux musées

L'abbaye de l'Escaladieu accueille des expositions évènementielles.

Le musée Massey est, à Tarbes, un musée comportant une collection sur le thème des hussards et une seconde collection concernant les beaux-arts.

Le château de Lourdes retrace la vie dans les Pyrénées au siècle des apparitions.

Les musée Salies est, à Bagnères-de-Bigorre, un musée des beaux-arts.

Les Haras nationaux à Tarbes.

Chargé d'histoire mais résolument tourné vers l'avenir, ce lieu remarquable a vu le jour en 1806, sous la volonté de Napoléon. Les bâtiments de sellerie Empire ainsi que son architecture lui ont valu d'être classé monument historique et ses 9 ha verdoyants emplis d'arbres centenaires, placés en plein centre-ville, hébergent des étalons de toutes races.

Durant des visites guidées et commentées, vous pourrez admirer la maréchalerie, la sellerie d'honneur, des collections historiques, l'atelier de maréchal-ferrant, des voitures d'attelage, l'unité de reproduction ou encore la maison du cheval et son musée.

Faut-il rappeler que Tarbes est la ville du cheval et que ses garnisons ont créé les anglo-arabes après de nombreux croisements ? En toute logique, le Haras est une des fiertés des Tarbais qui assistent tout au long de l'année aux différentes manifestations qui s'y déroulent, dont le festival d'art équestre, le bien nommé Equestria.

Les Bastides

Si le temps des cathédrales est encore chanté aujourd'hui, celui des bastides est si confiné à Midi-Pyrénées qu'il reste souvent méconnu. Ces villes nouvelles, fondées sur un siècle et demi, entre le XIIIe et le XIVe, répondaient à une volonté politique et religieuse sensée éviter la dispersion des populations. Bâties sur des plans rigoureusement géométriques, elles sont une douzaine dans le département, dont une à Trie-sur-Baïse.

Avec sa collégiale typique et des halles au centre d'une place carrée, cette bastide a subi de nombreux bouleversements dont des pillages et des saccages durant la guerre de Cent Ans. Les Carmes y fondèrent un monastère en 1365 et l'église, surmontée d'un clocher massif, toujours visible, marque en 1444 un âge d'or de construction. La mairie, imposant édifice Empire, abrite, en son rez-de-chaussée, une halle aux extensions de type Baltard. Des vestiges des fortifications de la cité sont encore visibles telles que la Tour Ronde et la Tour Carré datant du XIVe siècle et XVe siècle : un petit village charmant et chargé d'histoire qu'il fait bon de découvrir.

Au fil des moulins à eau

A seigle, à maïs, à blé ou à noix, dotés d'une ou plusieurs meules, ils continuent à enchanter les vallées. Si beaucoup ont été laissé à l'abandon, d'autres ne sont pas visitables mais quelques-uns ont été réhabilités et ouvrent régulièrement leurs portes au public : le moulin de la Ribère à Mauvezin, ceux de Gèdre-Dessus, le moulin Debat à Saint-Lary-de-Soulan, celui de la Traoué à Montaigut, celui de Sazos, d'Arcizan, le moulin de Saoussas à Loudenvielle ou encore celui de la Mousquère à Sailhan constituent de superbes prétextes pour découvrir le département avec un fil conducteur empli de charme. Expositions d'outils et de meules anciennes, laissez-vous guider pendant vos vacances dans les Hautes-Pyrénées !

Architecture militaire des Hautes-Pyrénées

Le château de Lourdes,

Le château de Mauvezin,

Le château de Beaucens Arreau, ancienne capitale des Quatre-Vallées,

Architecture religieuse des Hautes-Pyrénées

Architecture religieuse

On dit que la foi déplace les montagnes : avec Sept cent édifices religieux dispersés dans toutes les vallées, dans les Hautes-Pyrénées, elle s'en garderait bien. Cet héritage spirituel témoigne d'abord de la ferveur qui régnait dans le département ainsi que de la forte influence de l'église catholique dans sa société.

Mais les 550 églises paroissiales, 150 chapelles et 10 abbayes composent surtout aujourd'hui un magnifique patrimoine architectural. Une centaine relève de l'époque romane, visible dans les monastères et les prieurés qui imposent de par leur grandeur un silence respectueux. Nef pure et simple, imposant avant-corps, chapiteaux sculptés, colonnes et arcs vous impressionneront, à l'instar de l'abbaye de Saint-Savin, joyau s'il en est.

L'abbaye de l'Escaladieu fait partie des sites à ne surtout pas oublier de visiter et ses évolutions architecturales n'ont d'égales que les jardins qui l'entourent jalousement. Près de 60 monuments à dominante gothique se répartissent dans le nord et le centre du département et la haute vallée de l'Adour. Les fresques intérieures sont de véritables oeuvres et beaucoup côtoient l'exubérance baroque que les frères Ferrère ont distillée en leur coeur.

L'abbaye de Saint-Sever-de-Rustan,

L'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan,

L'église fortifiée des Templiers à Luz-Saint-Sauveur,


 

Ouvrages d’art des Hautes-Pyrénées

 

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Informations touristiques des Hautes-Pyrénées

 
 

Histoire des Hautes-Pyrénées

Lannemezan, terre obscure de légendes et de malfrats

Lannemezan est une terre de légendes où les contes et les croyances se mêlent à l'Histoire. C'est d'abord l'activité romaine qui a favorisé la circulation des personnes et des biens, notamment grâce au chemin de Ténazère, passage important dont Lannemezan était un point central. Il faut attendre 1274 pour que Géraud 1er installe la bastide dans cette zone réputée pour son insécurité.

Point de repère des sorcières et des loups-garous, la Lande de Boc et ses marécages emplis de brouillard est alors le cadre de nombreuses messes noires qui réunissent démons et brouches. Les marais et les étangs sont le lieu privilégié des âmes diaboliques qui brûlent l'herbe à chacune de leurs danses en cercle ! Pour la petite histoire, la caserne des pompiers est aujourd'hui installée sur ce site.

Tout aussi dangereux et bien plus vivaces, ce sont surtout les Bandouliers qui semaient une terreur bien réelle : bandits des grands chemins, ils détroussent, enlèvent et tuent allègrement ceux qui s'aventurent sur le Plateau. Il faudra attendre Louis XIV pour voir leur chef et 40 de ses complices condamnés à la roue et executés.

Aujourd'hui, Lannemezan est une commune de 7 000 habitants, au quotidien aussi paisible que les champs qui l'entourent mais un petit Pont des Brouches rappelle ce passé obscur !

Préhistoire

Bénéficiant d'une période tempérée, les premiers hommes apparaissent dans les régions pyrénéennes il y a 100 000 ans. Suite à une nouvelle période de glaciation, il faudra attendre le paléolithique moyen et supérieur pour retrouver des traces de vie, principalement dans le piémont, datant de 30 000 ans.

La Préhistoire a laissé des documents exceptionnels dans les grottes richement ornées et décorées de Gargas, que la dernière datation carbone évalue à 26 000 ans. Célèbre pour ses peintures d'empreintes de mains aux doigts amputés, elle témoigne comme celles de Lortet et plus tard de Labastide du quotidien liée à la survie.

Chasse et pêche se font dans une région aux allures de Sibérie et les seules les grottes assurent une protection contre ce froid intense, où les bêtes féroces, notamment les ours, sont légion.

On retrouve en abondance des pierres polies du Néolithique sur les rives de l'Adour et de l'Arros mais la profusion de dolmens, menhirs, cromlechs et tumuli de la période protohistoire (entre 2000 av. J-C. et l'arrivée des Romains en 56 av J.-C.) sur les plateaux de Ger et Lannemezan met en lumière les tribus celtibères. Installées sur les hauts de collines où ils aménagent des oppidums, citadelles en terre et en bois encore visibles à Lagarde ou Saint Lezer. Les Romains appelleront ce peuple les Bigerrions.

Antiquité

Les Romains arrivent sur le territoire bigerrion en 56 avant J.-C. et l'occuperont pendant cinq siècles. Comme tous les peuples du bassin Aquitain, Publius Crassus, lieutenant de César, défait les montagnards qui l'acceptent mal. Pour assurer la soumission des pyrénéens, il fait construire de nombreuses routes et développe une remarquable mise en valeur du territoire avec un quadrillage très serré de villas, puissantes entreprises agricoles.

La période est faste comme l'attestent la villa de Montmaurin ou les thermes. Mais à partir de l'an 500 (jusqu'en 1500), les grandes invasions ravagent les villes et l'insécurité est partout, les vallées subissant les assauts de peuplades qui les jettent dans des guerres ruineuses.

Moyen-âge

Les Vandales commencent cette destruction mais tombent dans la plaine de l'Adour. Au début du Ve siècle, les Wisigoths occupent tous les passages permettant d'atteindre l'Espagne et leur guerre avec les Francs se termine par la victoire de Clovis qui pénètre dans le midi de la Gaule. En 507, il incorpore la Bigorre à son domaine. Après sa mort, ses successeurs se disputent ses possessions et la cité de Bigorre change de multiples fois de souverains.

En 840, le comté de Bigorre est constitué et entériné par Charles le Chauve. Jusqu'en 1090, différents Comtes vont ainsi marquer le territoire, Donnant Loup étant le premier. Tarbes est alors une double ville fortifiée et le développement marque cette époque où la construction des châteaux et des forts débute.

Aux XIIIe et XIVe siècles, les monarchies françaises et anglaises s'affrontent et meurtrissent la Bigorre dont la perte de la Rivière-Basse, le nord la soumet définitivement. En 1360, l'exécution du Traité de Bretigny oblige le baron de Bazilhac à remettre le comté aux mains du Roi d'Angleterre et ses garnisons s'installent dans les châteaux.

La peste noire tue la moitié de la population en 1356, les temps sont durs. Sous les ordres de Du Guesclin, en 1369, la plaine de Tarbes est libérée et le Duc d'Anjou assiège le château de Mauvezin qui résiste six semaines. Lourdes s'avère invincible et il faut attendre 1407 pour que le Duc du Berry en vienne à bout, en affamant les garnisons.

De la Renaissance à la Révolution

Alors qu'une belle reprise économique s'annonçait vers 1500, les guerres de religion de 1569 à 1589 livrent la Bigorre de la plaine à un théâtre où les pires exactions ont lieu. A Trie, le couvent des carmes est brûlé, Tarbes compte ses morts par milliers, Rabastens et Vic sont détruites. Les responsables en sont tour à tour Montgomerry pour les protestants ou Blaise Montluc pour les catholiques.

Les vallées pyrénéennes mieux défendues ou organisées souffrent moins. En 1553, le futur Roy de France né à Pau et succède à sa mère en 1572 sur le trône de Navarre, devenant ainsi le dernier Comte de Bigorre. La paix ayant été restaurée, les paysans développent le territoire grâce à la culture et l'élevage.

En 1659, le Traité des Pyrénées qui délimite la frontière avec l'Espagne est signé par Louis XIV. Sous son règne, l'exploitation des marbres connut un grand essor et les carrières de Payolle et de Sarrancolin furent les premières exploitées sur un ordre de Louvois. Leurs marbres furent acheminés vers Versailles où Mansart les utilisa dans la décoration du palais.

Le Grand Siècle de prospérité est le XVIIIe, notamment après 1725. Là encore l'agriculture joue un rôle primordial avec trois piliers : les grains dont le blé, les chevaux et les mulets, la vigne et le vin. Villages et villes revivent et la Bigorre voit les fermes se multiplier à l'instar des manoirs. Le baron d'Etigny intendant à Auch, construit les routes royales en longues lignes droites qui restent l'essentiel du réseau routier.

La Bigorre est alors prête pour la révolution et c'est le 4 février 1790 qu'elle devient avec les 4 vallées les Hautes-Pyrénées grâce à Bertrand Barrère.

De la Révolution au XXIe siècle

La misère marque les 33 années du règne de Louis XV et 1774 en est certainement la plus terrible. Un virus décime les troupeaux et en Vallée d'Aure, 4 500 bovins périssent, mettant à mal les semences et une économie fragile. La famine fait rage. L'industrie est peu développée et l'intendant d'Etigny souhaite faciliter le commerce des papeteries de Tarbes et des lainages de Bagnères en traçant de nouvelles routes.

La station thermale de Cauterets connaît alors un bel essor mais le mécontentement grandit, comme partout le besoin de justice et d'égalité gronde : c'est la Révolution.

Après la Révolution. L'Assemblée Constituante divise la France en départements de 344 lieues carrées ce qui induit une profonde reconstruction administrative du pays. La Bigorre n'en comportant que 144 devient l'objet de convoitise du Béarn qui souhaite l'annexer. Après de rudes et âpres négociations, Bertrand Barère obtient la fusion de la Bigorre et des quatre vallées, ainsi qu'un rattachement des parties de l'Armagnac, du Nebouzan, du Comminges et de l'Astarac.

L'assemblée est fixée à Tarbes. Les Hautes-Pyrénées sont divisées en districts (Vic, Bagnères, Argelès, la Neste et Tarbes) et contiennent 34 cantons. Napoléon sera le premier chef d'Etat français à passer dans les Hautes-Pyrénées, en juillet 1808, alors qu'il revient d'installer son frère Joseph sur le trône d'Espagne.

Seul bénéfice que les Hautes-Pyrénées ont tiré des guerres d'Espagne, un troupeau de quatre-vingts béliers enlevés dans la péninsule et conduits à Tarbes. Ces béliers permirent d'améliorer les espèces locales dont la laine, grossière, se prêtait mal au tissage, et sont à l'origine de la race Aure-Campan.

La période romantique verra l'avènement des thermes et des stations. Cette époque a permis aux Pyrénées de promouvoir leur image de marque grâce à la venue d'illustres personnages comme Alphonse de Lamartine, George Sand, François-René de Chateaubriand, Henri Heine ou Victor Hugo.

Le milieu du XIXe marque la pleine utilisation du potentiel agricole : 92 hectares de terres labourables (contre 72 000 actuellement), 15 000 hectares de vignes (pour 3 000) et 200 000 ruraux, soit plus du double que de nos jours. On compte 200 000 ovins (chiffre double de l'actuel), mais relativement peu de bovins. Les rendements sont faibles, 400 litres de lait par an pour une vache (15 à 20 fois plus actuellement).

Vers la fin du siècle arrive " la fée électricité " : la première centrale est installée dans un ancien moulin à Saint-Créac et alimente l'hôtel Moderne de Lourdes. Argelès en 1885, Cauterets en 1895 seront les premières communes à bénéficier du courant électrique et en 1897 les centrales de Calyps et du Pont-de-la-Reine actionnent les tramways du PCL (Pierrefitte-Cauterets-Luz).

Grand événement à la fin août 1859 : pour la première fois un train arrivait à Tarbes et tout le monde avait trouvé du meilleur ton de faire coïncider ce voyage inaugural avec la venue de leurs majestés. Napoléon III accompagnait Eugénie aux eaux de Saint-Sauveur. La ligne Tarbes-Lourdes fut livrée en 1866, Lourdes-Pau en 1867. Les visites de Napoléon III aideront beaucoup le département avec la construction du pont Napoléon, mais aussi des routes, des hôpitaux, des pare-avalanches...

Comme les vacances n'existaient pas dans leur définition actuelle, la bourgeoisie " va prendre ses eaux " et la cure n'est souvent que prétexte à une évasion estivale. On y joue les mêmes pièces de théâtre qu'à Paris. Bagnères et Cauterets entretiennent pendant toute la saison des orchestres symphoniques, des troupes de théâtre lyrique et des corps de ballet.

Des fortunes viennent s'engloutir sur les tapis verts des casinos. De nombreux établissements thermaux, communaux ou privés, sont aujourd'hui encore les témoins de cette époque. Un vent de démocratisation les a cependant transformés, depuis la participation de l'Assurance Maladie aux soins prodigués.

De la guerre de 1870 à la fin du siècle. Le colonel de Reffye aménage l'ancien dépôt de tabac pour y transporter les machines de l'arsenal de Mulhouse, en janvier 1871. Ce sera l'arsenal. L'élevage du cheval tarbais et aussi les préoccupations causées au gouvernement de Paris par les affaires d'Espagne, amèneront la création d'une garnison plus étoffée.

Le quartier Larrey est construit en 1827, pour recevoir les 14e et 24e bataillons d'artillerie puis les hussards. L'établissement de la Remonte, créé en 1830 et établi depuis 1858 au quartier Foix-Lescun, route de Lourdes, abrite des escadrons de cavalerie. En général, les Bigourdans furent peu préoccupés pendant la guerre, en revanche, ils furent consternés par la défaite et firent preuve d'une grande solidarité à l'égard des réfugiés et des blessés.

Lorsque la IIIe République s'installa, le département fut très marqué par les républicains. C'est l'époque de l'anticléricalisme, des luttes électorales, du chemin de fer... L'esprit de revanche s'installe partout. On assiste à un développement marqué avec l'expansion des écoles, du commerce, de l'arsenal et des thermes.

La Grande Guerre.

Le début du siècle est appelé la Belle Epoque pour sa croissance, Tarbes devint une grande ville de garnison. Quand la Première Guerre mondiale éclate, les Bigourdans sont très motivés, les civils et même les femmes participent à l'effort de guerre en faisant fonctionner les usines à plein rendement. Les murs des villages fleurissent d'affiches tricolores appelant sous les drapeaux les réservistes.

Quand les rangs auront été creusés par le feu, on en appellera d'autres encore, des plus jeunes (jusqu'à la classe 19) et des plus vieux (jusqu'à la classe 87). En 1918, près de 40 000 hommes portent l'uniforme. Dans les villages, on craint l'arrivée des gendarmes, ils portent le télégramme annonçant qu'un enfant du pays est mort pour la France quelque part sur le front. Il y aura plus de 6 000 tués, l'équivalent de quatre classes de mobilisation. On note également qu'un Bigourdan commanda les armées alliées : Ferdinand Foch. Il sera accueilli à Tarbes dans un véritable délire.

La guerre 1939-1945.

Entre les deux guerres, Jean-Raoul Paul, ingénieur polytechnique, conduira l'industrialisation du département et installera les premières stations d'hiver comme Barèges. Après la guerre civile espagnole (pendant laquelle furent créés les bataillons de chasseurs pyrénéens pour garder les frontières), la deuxième guerre mondiale éclate.

Jusqu'en 42, le département est en zone libre et c'est un véritable exode vers le sud qui frappe le pays. Les réfugiés affluent, Tarbes doit faire face à l'arrivée de 40 000 personnes en juillet 40 ! On peut les estimer entre 400 000 et 600 000, débordant l'administration qui n'a rien prévu pour les accueillir. Les restrictions sont de mise avec 300 grammes de pain et 60 de viande par jour.

Le 11 novembre, les troupes d'occupation pénètrent le département. Des petites garnisons s'installent dans les villes et, à Tarbes, la Gestapo sévit à l'Hôtel Family, rue Victor Hugo, près de la gare et l'Etat-major de la Wehrmacht occupe le Moderne. La caserne Larrey contient 300 hommes et la milice française est à l'école Jeanne d'Arc. Le nombre des prisonniers bigourdans est estimé à 6 000. Bergers et paysans mettent en place les premières actions de résistance, sans réelle organisation.

La Résistance.

Dès l'appel du Général De Gaulle, des mouvements de résistance s'organisent. Les réseaux d'évasion vers l'Espagne sont mis en place et nombreux sont les Pyrénéens à sauver des juifs. (Vingt Justes parmi les nations seront reconnus après la guerre). Le capitaine André Pommiès fonde le CFP, un corps franc constitué de volontaires du sud-ouest de l'Espagne ainsi que des militaires actifs et réservistes.

De 42 à 44, c'est la clandestinité et le maquis et les actions marquantes sont nombreuses, notamment le sabotage du l'usine de Soues qui évite un pilonnage aérien de la région. Très actif, le CFP est l'un des principaux éléments de l'Organisation de Résistance Armée et pendant ces deux années, les maquisards sont employés au transport des armes et du matériel, aux parachutages et au sabotage des principaux moyens de transports et de production des allemands.

En 44, il réunit tous ses effectifs et 12 000 hommes sont ainsi prêts à livrer une véritable guérilla contre l'occupation allemande. Suite au débarquement, les combats font rage et se joueront, entre autre dans les 4 points chauds de Tarbes que sont la gare, la caserne, l'école et le Moderne. Après avoir libéré Auch et Pau, il vient en renfort au nord-est.

De sa fondation à la libération, le Corps Franc Pommiès de prestige aura mené 900 opérations militaires, perdu 387 hommes et 156 seront déportés.

L'après-guerre.

Parmi les grandes réalisations de l'après-guerre, citons la construction de la basilique Saint-Pie X à Lourdes, des équipements hydroélectriques, de l'aéroport de Tarbes-Ossun-Lourdes (aujourd'hui, Tarbes-Lourdes-Pyrénées), des grands ensembles immobiliers (Laubadère à Tarbes, Lannedarré et l'ophite à Lourdes), les créations de stations de ski (une seule remontée mécanique en 1939, 152 en 1981), les améliorations du réseau routier (route de Tarbes à Lourdes, RN117, autoroute A64), la construction des lycées d'Argelès, Lourdes, Bagnères, Vic, Marie-Curie à Tarbes, Lannemezan et d'une dizaine de collèges techniques et secondaires, l'aménagement des établissements thermaux, la modernisation et la création de plusieurs maisons de retraite (Rabastens, Galan, Tarbes), l'extension de quelques établissements industriels (Alsthom, Ceraver).

Par contre, une seule usine nouvelle importante a été construite, il s'agit de la Seb à Lourdes.

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Date de dernière mise à jour : 22/12/2016