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Gers patrimoine et histoire (32)

Patrimoine, monuments et sites touristiques du Gers

Quoi faire dans le Gers ? Séjour touristique en France dans ses pages énumères les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter dans le Gers dans le Midi-Pyrénées qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances. Notre guide du patrimoines et de l'histoire du Gers  à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire du Gers.

Le patrimoine gersois est riche. Ce sont autant d'amoureux de cette terre où ils puisent leur inspiration que des hommes qui l'ont façonnée ont su retranscrire et célébrer l'âme du Gers. Il suffit de parcourir le département lors d'un séjour pour se rendre compte de l'ampleur des joyaux architecturaux qui ponctuent les villages, dont certains sont classés parmi les plus beaux de France, et où perdurent des traditions encore bien vivantes, comme en témoignent artisans et fêtes estivales.

Département profondément rural, le Gers est très attaché à ses racines. Il a gardé des témoignages d'époques révolues, dont les bastides et castelnaux, mais aussi les cathédrales, cloîtres et abbayes. Parmi les trésors architecturaux, la cathédrale Sainte-Marie d'Auch, le château de Lavardens ou le clocher hélicoïdal de Barran. Et ce n'est pas tout, car les beautés de son patrimoine architectural sont nombreuses.

Au XIe siècle, on remarque l'émergence d'agrégats urbains autour des églises et des abbayes : les sauvetés apparaissent puis les castelnaux et les bastides, qui voient leur développement jusqu'à la fin du XIVe siècle. Ces dernières, voulues par les grands seigneurs pour étendre leur influence politique, montrent une géométrie prononcée, sur un modèle d'échiquier carré ou rectangulaire, croisement à angle droit et découpage de lots à valeur égale, marque de fabrique de l'architecture civile méridionale et contrastant avec les bourgs anciens désorganisés.

Les bastides possèdent des fortifications : muraille, tour et tour-porte. Une place centrale et unique, pour les marchés, était entourée de couverts avec des arcades en bois ou pierre et surmontées de maisons à étage à pans de bois et torchis. Le rez-de-chaussée de ces habitats était réservé au commerce, et comme étable ou échoppe, tandis que le centre de la place était occupé par une halle, l'édifice le plus important de la ville à piliers de bois, comme à Cologne par exemple.

La maison paysanne se découpe en espaces à fonctions précises : circulation (corridor), repos (chambres), travail (cuisine, four à pain, grange...) et réserve. On peut distinguer différents types de maisons : en équerre, carré simple, haute carrée, à parc, à auvent, rectangulaire en pignon-façade ou avec façade en longueur, etc. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'influence classique est notable dans l'architecture urbaine avec l'édification de palais : Auch, Lectoure, Condom.

Architecture militaire du Gers

Au XIIe siècle apparaît le castelnau, qui verra son nombre fortement augmenter au XIIIe siècle. Il dispose d'une enceinte plus ou moins solide, d'un château de taille variable, d'un bourg et, en principe, d'une église. Le Mas-d'Auvignon, Montesquiou et Laressingle sont des exemples de castelnau et de village médiéval incluant un système défensif.

Les châteaux de ces castelnaux ou châteaux gascons possédaient autant une fonction militaire que résidentielle et affichaient une faible vocation protectrice. Il s'agissait alors plus de logis seigneuriaux que de réels systèmes défensifs. Le château de Sainte-Mère, résidence des évêques de Lectoure, datant du XIIIe siècle, illustre ce type particulier d'édifice.

Certains de ces châteaux s'imposent par leur caractère massif : c'est le cas du château des Termes d'Armagnac, construit au XIVe siècle et de dimension exceptionnelle pour la région. Mais là encore, qu'on ne s'y méprenne : malgré une tour maîtresse très élevée de 36 m de hauteur, guère plus d'efficacité pour cet édifice qui, par son étendue, inspire pourtant le respect !

Egalement appelées " salles " dès le XIIIe siècle, ces maisons fortes continuent de garder cette dénomination jusqu'au XVIIIe siècle. A Bassoues, un donjon haut de 43 m et bâti en 1368, montre un exemple assez remarquable d'architecture militaire du XIIIe siècle. A Tillac, petit village fortifié, le visiteur remarquera deux anciennes portes de remparts datant de la même période et situées aux extrémités d'une rue unique.

Les Châteaux du Gers

D'abord défensif, le château devient peu à peu signe d'appartenance à une grande famille. Au XVIIe siècle, période faste pour le renouveau des châteaux en terre gersoise, on compte de nombreuses reconstructions et modifications, on tâche de donner une allure plus classique, massive et dépouillée à des bâtiments jadis constitués d'éléments militaires de facture médiévale.

Des pavillons d'angles se substituent aux tours et des jardins sont aménagés au-delà des fossés. Le temps de grands chantiers commence alors. Parmi les exemples les plus significatifs, citons le château de Lavardens, au centre du Gers, de Rieutort à Roquelaure, de Caumont et de Lacassaigne.

Pour la période des XVIIIe et XIXe siècles, le château continue de superposer deux niveaux, avec une sobriété toujours de mise. Le château de Latour à Samatan, de Camette, et d'Argentens à Sainte-Radegonde en témoignent alors que le château de Saint-Blancard sort du lot en se parant d'un accent féodal normalement délaissé.

Dans la même veine des demeures dorénavant dites "de plaisance", les chartreuses font leur apparition, offrant un accès de plain-pied avec la nature et témoignant d'une douceur de vivre de la haute société à la fin de l'Ancien Régime : chartreuse de Vacquier à Lectoure et celle de l'Isle-de-Noé. ll existe également des manoirs gascons et des gentilhommières, appartenant pour beaucoup d'entres eux aux cadets de Gascogne.

Le Gers compte en son sein des centaines de châteaux, dont certains se démarquent par leur site et leur attrait.

Architecture religieuse du Gers

Quelques églises préromanes se distinguent par leur forme de rectangle allongé et à nef unique dont l'église de l'ancienne abbaye des Dames à Vopillon et abbatiale de Flaran. Certaines possèdent trois nefs comme à Nogaro, où de belles séries de chapiteaux romans, avec palmettes, rinceaux et entrelacs, témoignent de liens avec l'Espagne.

Les XIe et XIIe siècles sont marqués par des sculptures de qualité. Très répandu dans le Gers, le chrisme est un élément décoratif figurant les premières lettres du mot Christ en grec à voir par exemple dans l'église de Genens, Montréal.

Au milieu du XIIIe siècle, le gothique gersois fait son apparition. Il est notable dans des églises paroissiales de bastides comme Gimont, Marciac ou Cologne. La fin des guerres de Religion marque la construction des grandes cathédrales d'Auch de type gothique septentrional, de Lombez, de Condom et de Lectoure.

Sculptures et peintures murales montrent de beaux ensembles, comme à La Romieu. Le gothique flamboyant se répand généreusement, vous pouvez visiter l'église de Castéra-Lectourois.

Au XVIe siècle, l'art de la Renaissance se fait une place, avec quelques églises et chapelles rurales témoignant de l'influence italienne, comme Barbotan, Flamarens, Miradoux, Saint-Blancard, et Toujouse. Retables baroques à colonnes torses, tabernacles en bois doré ou polychrome, caractérisent le mobilier religieux d'alors, à quoi s'ajoutent toiles et bas-reliefs. La cathédrale d'Auch illustre cette richesse artistique, avec un grand orgue qui figurait jadis parmi les plus prestigieux du Sud de la France.

Ouvrages d’art du Gers

 

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Histoire du Gers

Vestiges d'un lointain passé, legs d'hommes illustres, puissance de la terre : c'est à travers ces signes que l'on découvre un Gers qui a progressivement fondé son identité dans un esprit de tolérance et de résistance. Le Gers est à l'image des hommes qui ont incarné cet esprit frondeur et courageux, tel d'Artagnan. Châteaux, abbayes, villages et bastides, témoignent de siècles mouvementés où le Gers a su s'affirmer. Cette force tranquille fait aujourd'hui partie des nombreux atouts du département.

Préhistoire

Les origines du Gers restent assez peu précises mais quelques datations sont possibles grâce au phénomène de sédimentation qui a progressivement formé une roche : la molasse sur les coteaux du département et ce depuis l'ère tertiaire. Outils et fossiles d'animaux permettent alors de mettre à jour le paysage du paléolithique et de l'âge des métaux.

Les paléontologues trouvent ainsi un terrain de découvertes intéressant sur les sites d'Estrepouy, de Montréal-du-Gers, de La Romieu ou encore de Sansan. Hachereaux ou galets taillés sont attestés pour cette période, avec un site ancien à La Romieu qui abrite plusieurs grottes et notamment le gisement de Nauterie.

On peut ainsi reconstituer la faune des grands mammifères d'alors : ancêtre de l'éléphant : le mastodonte, rhinocéros, mais aussi daim, cerf, porc-épic, sanglier, grand boeuf, hyène,... autant d'espèces qui témoignent d'un contact avec l'Afrique. Des outils : grattoirs, burins, pointes de silex..., gravures et peintures, font revivre l'activité de ces hommes préhistoriques du paléolithique supérieur (- 30 000 ans à - 12 000 ans avant notre ère).

Comme sur le site de la Brette, près de Condom, où l'on trouve également des restes d'animaux : cheval, renne, cerf, chamois, loup, renard, témoignant d'un environnement de steppe froid et humide. Les chasseurs magdaléniens vivaient ainsi à l'entrée des grottes et sur le plateau.

La période du mésolithique (vers 10 000 ans avant notre ère) est illustrée par le site de Navère, près de Lectoure. L'abondance d'outils (haches polies par exemple) atteste une forte présence humaine sur le territoire et qui se poursuit durant toute la période du néolithique (9 000 ans à 3 500 ans environ avant notre ère).

Les débuts de la sédentarisation entraînent alors le développement de la chasse et de la cueillette avec la croissance de la forêt due au réchauffement climatique, mais aussi celui de l'élevage et de l'agriculture. Objets, outils : haches, fragments de meule à Viella et armes (flèches) en attestent.

Concernant l'âge du bronze (1 800 ans à 700 ans avant J.-C.) et les débuts de la métallurgie, un site près de Jégun a révélé un ensemble de haches en bronze (notamment des haches à ailerons) ou en cuivre et de petits bracelets. On trouve une forte concentration de découvertes entre Gers et Baïse, près des sources thermales, sans toutefois pouvoir faire un lien direct avec cette proximité.

A l'âge du fer (1 100 ans à 700 ans avant J.-C.), de grandes capitales ont commencé à se former et l'on distingue alors trois sites principaux dans le Gers : à Auch, Eauze et Lectoure. Des agglomérations secondaires sont en outre notées, avec pour exemple Vic-Fezendac et Roquelaure (La Sioutat), sites dominés par l'agriculture et les activités artisanales.

Parmi les peuples celtiques qui s'implantent alors en Gascogne, se distinguent les Elusates à Eauze, les Lactorates  à Lectoure et les Auscii, peuple du pays d'Auch. Ainsi, pour ne citer qu'elle, Lactora (Lectoure), actuelle ville haute du Gers, fut un oppidum protohistorique aquitain notable.

Antiquité

Un siècle avant J.-C., sept peuples celtiques occupent le territoire actuel du Gers et ses franges. Les Auscii, les Elusates et les Lectorates en occupent la majeure partie. Mais, c'est contre les Sotiates que Crassus le Jeune et ses légionnaires obtiennent la victoire, près de Montréal, qui scelle le sort de l'Aquitaine, dont la conquête a été lancée en 56 av. J.-C. par Jules César.

Les Sotiates vaincus, les sept peuples celtes sont intégrés au nouvel ordre romain. Ils deviennent des cités (civitates). Celle des Elusates, la plus étendue, a pour chef-lieu Elusa aujourd'hui Eauze et rayonne sur la Novempopulanie. Le Gers conserve de magnifiques vestiges de la domination romaine ; la villa gallo-romaine de Séviac est un des plus remarquables.

De très belles fresques murales en provenance de la maison d'un fonctionnaire ou riche aristocrate à Roquelaure, témoignent de cette influence et sont exposées au musée d'Auch, ville autrefois cité antique située dans la plaine. Monnaies antiques, céramique de luxe et sculptures ou inscriptions en marbre, font partie des nombreuses découvertes de cette époque.

Plusieurs sites sont attestés : à Eauze, la population s'installe sur le plateau de la Cieutat, au nord-est de l'agglomération actuelle, tandis qu'à Lectoure, cité alliée des Romains, le peuple des Lactorates dévoilent des richesses aujourd'hui exposées au musée de la ville : autels tauroboliques (à sacrifices), poteries, monnaies, bijoux, et armes.

Les voies romaines, dont il reste quelques bornes milliaires, sont aussi un bon moyen de se rendre compte des cheminements de l'époque, qu'ils soient importants ou secondaires. La voie menant de Toulouse à Bordeaux et passant par Eauze et Auch est la plus significative et le tracé Agen à Saint-Bertrand-de-Comminges marque un passage nord-sud.

Aussi, l'apport de la civilisation romaine ne va pas sans l'arrivée de croyances et de la célébration des dieux. Cette dimension religieuse se manifeste au travers de nombreux ex-votos retrouvés dans le département : à Auch, à Castelnau-Barbarens, à Castéra-Vivent, etc...

Parmi les découvertes remarquables de cette période, citons le trésor d'Eauze : un ensemble monétaire mis à jour en 1985 et comprenant des monnaies d'or, d'argent et de bronze, mais également un lot de bijoux : bracelets en feuille d'or, colliers pourvus d'émeraudes, bagues spectaculaires, et camées....

 En 2011, un autre trésor a été découvert à L'Isle-Jourdain ; des amphores contenant des milliers de pièces frappées à la fin du IIIe siècle à Rome, Londres, Lyon, Carthage ou Trèves.

D'intrigantes piles gallo-romaines !

Entre le Ier et le IVe siècle, les propriétaires fortunés érigeaient des monuments funéraires pour honorer leurs morts, ce que l'on appelle aujourd'hui des "piles gallo-romaines". L'ampleur de ces édifices traduisait les moyens financiers de la famille. A l'intérieur se trouvait un puits où l'on déposait des offrandes :  vaisselles, amphores, alimentation, argent... et les cendres des défunts.

Il est possible, de voir, au détour des routes de campagnes gersoises pendant vos vacances, ces intrigants monuments, surgissants, pour la plupart, au milieu de nulle part. En voici quelques exemples à découvrir :

La pile gallo-romaine de La Turraque

Elle se trouve au milieu d'un champ pas très loin du très joli village de Biran. Haute de 11,30 m de haut et d'une forme arquée, elle serait la tombe d'un très riche propriétaire du IIIe siècle. Elle possède une petite alcôve sur le haut : c'est là qu'on a déposé l'urne où se trouvaient les cendres du défunt et une statue à son effigie. Elle a été classée monument historique en 1875.

La pile gallo-romaine de Peyrelongue

On l'aperçoit sur un flanc de colline au hameau de Larroque, à Ordan-Larroque. Classée monument historique en 1976, elle possède, entre autres, une niche ajoutée au XIXe siècle : elle aurait été christianisée. C'est la plus haute de toutes avec 12 m de haut. Elle est impressionnante par ses dimensions.

La pile gallo-romaine de Betbèze

On la trouve à Mouchès, au milieu d'un champ, malheureusement, elle n'est aujourd'hui plus entière, n'ayant pas résisté aux affres du temps et du climat.

La pile gallo-romaine d'Ortolas

Situé sur une colline près du village de Lamazère, elle se dresse sur presque 6 m de haut. Appartenant aujourd'hui à un particulier, elle est inscrite sur la liste des monuments historiques depuis 1963. En partie abîmée, on aperçoit encore les particularités de sa structure.

La pile gallo-romaine de Montjoie

Situé à l'extérieur du village de Roquebrune, moins haute que les autres, elle est voûtée en berceau si bien qu'on lui a attribué rapidement une fonction de temple. Elle a été classée monument historique en 1925.

Moyen-âge

L'arrivée des Wisigoths au début du Ve siècle amène une période très mouvementée dans la région avec un flot de destructions massives, comme le prouve l'anéantissement d'Eauze en 409. Au Ve siècle, les cités gersoises se christianisent peu à peu avec la présence d'évêques mais l'invasion des Francs apporte de nouveaux troubles. Les grandes villas, témoins d'un siècle florissant, sont progressivement délaissées.

A la mort de leur roi Alaric II, tué par Clovis en 507, les Francs, venus d'Outre-Rhin imposent leur loi. Dès 511, son fils, Clothaire, règne sur la région d'Eauze, alors que Childebert 1er a la haute main sur Auch et Lectoure. Mais à la fin du VIe siècle, la donne change avec l'invasion des Vascons. Cette peuplade ibérique, dont le nom donnera "gascon", s'installe en terre chrétienne.

Après l'an 700, le duc Eudes dirige l'Aquitaine et la Gascogne. Face à l'avancée des Arabes, il fait appel en 732 à Charles Martel pour l'aider dans ses combats : c'est la victoire de Poitiers. Une période trouble, marquée par les conflits, profite aux Gascons qui trouvent alors leur duc en la personne de Garsie-Sanche, appelé aussi " le Courbé ", de 886 à l'an 920.

Ses trois fils se partageront le territoire entre la Gascogne orientale, le Fezensac (la Gascogne gersoise) et l'Astarac. L'appui de l'Eglise, archevêché d'Auch, permet de contrôler la région, à l'écart des influences voisines.

L'autorité des ducs et des rois de Gascogne s'affaiblit au cours des XIe et XIIe siècles et le pouvoir passe non pas aux mains des comtes, la Gascogne féodale est alors morcelée en comtés, vicomtés et seigneuries mais des maîtres de domaines et de mottes, avec une prolifération de châteaux datant de cette période.

Ces ouvrages fortifiés, d'abord en terre ou en bois, puis en pierre ou en brique, sont de tailles variables, allant de la simple tour à la forteresse (Bassoues, Termes-d'Armagnac). Les bastides font elles aussi leur apparition avec un contrat de paréage entre le possesseur des terres et le protecteur du lieu, généralement le roi. Elles sont entourées d'une enceinte percée de tours-portes : Larressingle, Bazian, Sarrant, Tillac, Montaut-les-Crénaux,...

De nouvelles abbayes voient le jour, aux règles plus strictes, comme celle de Flaran (1151) ; des établissements qui prospèrent aux XIIe et XIIIe siècles. Dans les églises, l'art roman est délaissé au profit de l'art gothique. Les bourgs et villages, nés pour la plupart dans le courant du XIe siècle, se développent et s'étendent aux faubourgs. De beaux exemples de maisons à pans de bois et colombages sont à découvrir à Cologne ou Pessan.

Les consuls, magistrats qui administrent les villes assurent le bon fonctionnement des foires et marchés, de l'école communale, de la paroisse et des commerces : tavernes, boucheries... Artisans et paysans développent leur activité : vins et céréales sont échangés sur les marchés.

Dès le XIe siècle, le pays gersois est en outre traversé par de nombreux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Deux des quatre routes ou plutôt pistes y menant traversaient le Gers : la voie de Provence et la voie de Puy-en-Velay. Prieurés et hôpitaux abritaient alors le repos de ces voyageurs.

Après une période de conflit entre Anglais et Français, puis entre les comtes de Foix-Béarn et d'Armagnac, les XIVe et XVe siècles voient l'apogée des comtes et de la maison d'Armagnac et notamment de Bernard VII, reconnu à un niveau national. Cette personnalité importante deviendra le chef du parti orléanais et parviendra, avec ses soldats gascons, à chasser les Bourguignons des environs de Paris, jusqu'à son décès en 1417.

Son successeur, Jean IV d'Armagnac se rapproche alors du roi d'Angleterre et tente de maintenir une indépendance qui échappe à Charles VII, roi de France. Suite à l'emprisonnement et à la mort de son père, Jean V reprend le flambeau mais l'armée royale parvient à s'emparer de Lectoure, alors dévastée, conduisant à la mort de cet opposant.

Charles, frère de Jean V et dernier descendant de la lignée d'Armagnac, récupère les possessions de sa famille en 1484, mais meurt en 1497, mettant ainsi un terme à l'histoire d'une puissante famille. La région sort de cette période affaiblie. La peste noire a frappé la Gascogne en 1348, décimant la population et les conflits incessants qui ont sévi pour maintenir les pouvoirs en place ont amené de nombreux pillages, destructions et tensions.

De la Renaissance à la Révolution

Le XVe siècle marque un tournant décisif dans l'histoire de la Gascogne. Le Gers voit s'élever de nombreuses cathédrales à Auch, Lectoure. Humanisme, poésie et langue gasconne sont bien présents dans les collèges.

Mais les guerres de religion ne tardent pas à sévir... Au XVIe siècle, les hérétiques sont condamnés et les idées luthériennes puis calvinistes mènent à l'apparition de foyers protestants à Condom, Lectoure qui mettent à bas les églises catholiques alors pillées, sous l'influence d'Antoine de Bourbon et de sa femme, Jeanne d'Albret, en faveur de la Réforme.

En 1569, le raid de Montgomery à travers la Gascogne marque la lutte virulente entre, d'une part, les défenseurs de la cause catholique soutenus par la reine Catherine de Médicis et, d'autre part, la riposte de Jeanne. Pillages d'églises, sac de l'abbaye de Flaran, et destructions s'ensuivent. Cette sombre période ne va qu'en s'aggravant et conduit, le 24 août 1572, au massacre de la Saint-Barthélemy.

C'est à présent Henri de Navarre, futur Henri IV, fils de Jeanne d'Albret, qui hérite des territoires d'Armagnac. Face à sa politique de tolérance, la lutte prend de l'ampleur entre catholiques et protestants.

En 1607, la Gascogne est rattachée à la couronne de France. De nouvelles institutions et élections sont mises en place, comme l'installation de sénéchaussées et de circonscirptions judiciaires : Auch, Lectoure, Condom et l'Isle-Jourdain.

Les hommes du peuple souffrent des tailles et impositions et la région est touchée par de nombreuses révoltes antifiscales tandis que les grandes familles gasconnes perdent tout pouvoir face à une bourgeoisie consulaire qui s'affirme, comme à Auch, ville qui devient alors, en 1716, le chef-lieu d'une nouvelle généralité de 30 000 km2.

Antoine Mégret d'Etigny est nommé intendant de cette nouvelle généralité en 1751 et figure comme l'un des plus grands administrateurs de la monarchie française en province par sa politique d'urbanisme et de développement économique, jusqu'à sa mort en 1767.

Un renouveau catholique marque la Gascogne de la fin de l'Ancien Régime. De nombreux évêques se succèdent à Auch, Condom, Lectoure et Lombez, amenant un flot de de constructions comme les cathédrales et de réformes entre les XVIIe et XVIIIe siècles.

La noblesse de Gascogne, peu fortunée, s'intègre peu à peu dans les armées royales. Le territoire gascon devient un véritable vivier de soldats et les cadets de Gascogne entrent alors dans la légende. De grandes figures nous restent en mémoire, comme Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan, entré dans la compagnie des mousquetaires à cheval de la garde du Roi.

D'Artagnan, le cadet de Gascogne

Parmi les très nombreux nobles gascons qui s'enrôlent dans les armées royales, l'un d'eux, Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan, sera immortalisé par le roman d'Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires en 1884 soit... 171 ans après sa mort. Issu, par son ascendance maternelle, de la famille de Montesquiou, l'une des plus anciennes et des plus illustres familles de Gascogne.

D'Artagnan devint capitaine-lieutenant de la première compagnie des grands mousquetaires, aussi appelés " mousquetaires gris ". Au service de Mazarin, puis de Louis XIV, il brilla par ses exploits d'armes et ce jusqu'à sa mort le 25 juin 1673 au siège de Maastricht.

De la Révolution au XXIe siècle

Un an après la prise de la Bastille, en 1790, le département d'Armagnac prend le nom de Gers et les Gascons deviennent alors Gersois. Le premier conseil général du Gers est formé et compte des lettrés (juristes, médecins, professeurs, propriétaires terriens, ecclésiastiques). Alors que de nombreux événements agitent le Gers : émeutes, troubles religieux, problèmes monétaires..., la vague révolutionnaire profite à la franc-maçonnerie.

Mais, très vite, le conseil perd de son influence et, après une période d'insurrection royaliste suite au coup d'Etat du 18 Brumaire, les Gersois se rallient au nouveau régime napoléonien. Parallèlement, les petits cadets de la Révolution deviennent de véritables maréchaux d'Empire et le Gers se place en seconde position des départements du Sud-Ouest en fournisseur d'officiers (amiraux, généraux).

Plusieurs généraux des guerres révolutionnaires et napoléoniennes sont ainsi des Gersois comme, par exemple, Jean Lannes, originaire de Lomagne (né à Lectoure en 1769), maréchal de France et duc de Montebello, remarqué par Napoléon lors de la campagne d'Italie.

Le Gers se positionne en département bonapartiste. Le Second Empire met ainsi au devant de la scène la famille des Granier de Cassagnac, farouches défenseurs du régime impérial et très influents dans la vie politique gersoise d'alors : des agents les secondaient même afin de quadriller entièrement le département !

Grâce à une prospérité économique certaine, de grands travaux sont menés dans le Gers : transformations de la ville d'Auch : escalier monumental de 370 marches reliant la ville haute et la ville basse au XIXe siècle, chantier de restauration d'églises, renouveau des châteaux transformés ou agrandis, débuts du chemin de fer,.. De nombreux musées : le musée des Jacobins à Auch sont, en outre, créés dans le courant du XIXe siècle.

Les années 1890 sont marquées par l'émergence des républicains face à l'alliance des royalistes et des bonapartistes. Enfin, au début du XXe siècle, le Gers est profondément atteint par les ravages de la Première Guerre mondiale et, face à son dépeuplement, devient une terre d'asile pour les immigrés étrangers, notamment les Italiens, puis les Espagnols après la guerre civile.

Le département, zone de maquis pendant la Seconde Guerre mondiale, est lourdement affecté par les combats menés par les résistants (le bataillon de l'Armagnac) dans certains foyers, comme le maquis de Meilhan pendant les mois de juin-juillet 1944 et dont le combat reste dans les mémoires par l'endeuillement qu'il suscita. Après la Grande Guerre, le Gers continue de garder sa vocation de terre d'accueil.

Lannes, un général d'exception

Campagnes d'Egypte, d'Italie et d'Allemagne, siège de Saragosse, Lannes est de tous les combats et gravit les échelons de manière fulgurante. Un portrait en pied est visible au musée de Lectoure : tenue de parade et port de tête altier et sauvage montrent la détermination de l'homme, l'un des plus célèbres maréchaux d'Empire, passionné par Napoléon dont il dira : " Personne ne l'aime de coeur comme moi ".

Il meurt le 31 mai 1809 à Ebersdorf (Autriche), après la bataille d'Essling, où il fut blessé par un boulet de canon à la fin des combats.

De nos jours

Le département du Gers reçoit de nos jours de nouveaux arrivants, des citadins mais aussi des retraités, des touristes, des amateurs de ruralité, des Français, des Anglais, des Hollandais et des Belges, qui s'adonnent pour certains à la rénovation de vieilles bâtisses. Le Gers a su garder un charme gascon avec ses beaux paysages, ses vieilles pierres et ses bonnes tables, offrant de la sorte un repos et une qualité de vie convoités.

Agriculture, thermalisme et industrie agroalimentaire occupent une bonne partie du paysage gersois qui séduit aussi aujourd'hui par ses manifestations culturelles actuelles et, pour certaines, ancrées dans les traditions, comme les courses landaises et les corridas.

Côté politique, la majorité du département est largement dominée par la gauche, malgré quelques foyers de droite comme Mirande et Eauze.

Le Gers est devenu un département symbole de paradoxes : entre tradition et modernité, on voit s'y développer un mélange entre les lieux du passé et des manifestations délibérément jeunes, dynamiques, contemporaines et en marche vers l'avenir... En ce début du XXIe siècle, le territoire reste contrasté, avec l'image d'un extérieur qui semble bouger : aménagement des bourgs et des villages, constructions individuelles qui se développent...

De nombreux projets sont menés pour contribuer au désenclavement du département. L'esprit rebelle et conquérant de d'Artagnan perdure ainsi en Gascogne et, face aux difficultés économiques, certains n'ont pas hésité à gagner d'autres contrées, en France ou ailleurs dans le monde. Sur place, ceux qui restent continuent d'honorer l'esprit des mousquetaires en usant de nouvelles armes. C'est dorénavant le pari de la haute technologie et des médias qui occupe la grande place.

Après la houle des périodes tumultueuses du passé, le Gers baigne aujourd'hui dans la sérénité, tel une grande mer calme où l'on cultive le bien-vivre, un territoire où le temps semble apaisé, presque suspendu. Le département a compris que pour séduire il devait miser sur une ouverture mais aussi et surtout sur la constante valorisation et la préservation des biens du passé.

Les sources de découvertes sont ainsi nombreuses et profitent à tout type de visiteurs : monuments anciens, sports et loisirs, séjours gastronomiques ou de bien-être notamment. Tous les moyens sont bons pour honorer la culture et les traditions du pays gascon. Le Gers cultive une denrée de nos jours très convoitée : le goût du bonheur ! Il remplit avec brio son rôle, en faisant sien ce slogan révélateur, " Gers, le complice des jours heureux ".

Parmi les personnalités connues du public et liées elles aussi à cette terre gersoise, citons l'acteur Jacques Dufilho, le rugbyman Jacques Fouroux, le cuisinier André Daguin, l'industriel et patron de presse Jean-Luc Lagardère et le couturier Jean-Charles de Castelbajac.

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Découvrez des séjours touristiques dans le Gers

  • séjour balnéothérapie et randonnée dans les Haute-Pyrénées

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    Au cœur des Hautes Pyrénées, la station domine la vallée du Louron, dans un cadre grandiose où le regard s'arrête sur les sommets frontaliers avec l'Espagne. Une région attachante où les traditions rurales sont encore très présentes à découvrir lors de ce séjour de 7 jours/6 nuits en tout compris avec au programme des randonnées, séance de balnéothérapie à partir de :

    481.00€ TTC

    Détails

  • Séjour Fugue Pyrénéenne dans les Hautes-Pyrénées

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    Partez à la découverte touristique des Hautes Pyrénées avec ce séjour en tout inclus : Des paysages où les montagnes deviennent de véritables peintures au fil des saisons, des stations de ski à vous couper le souffle par la beauté du paysage de la région Midi-Pyrénées.

    389.00€ TTC

    Détails

Découverte touristique du Gers

Pour vous accompagner et vous guider de façon plus claire dans votre découverte du Gers, nous avons sélectionné plusieurs site, vous pouvez trouvez aussi des informations touristiques, des sites et adresse via notre annuaire touristique : "en savoir plus"

Si vous aussi, vous connaissez un site internet digne d'intérêt sur la région, vous pouvez l'inclure.

Vous voulez vous ressourcer et organiser vos vacances selon votre propre rythme et selon vos propres envies ? Nous vous proposons lors de vos vacances de découvrir le Gers avec notre guide touristique lors d'un séjour à la carte. Prenez contact pour des informations sur les séjours touristiques

Vous voulez vous ressourcer et organiser vos vacances selon votre propre rythme et selon vos propres envies ? Nous vous proposons lors de vos vacances de découvrir nos régions lors d'un séjour de vacances ou autre. Offrez-vous une pause nature avec des séjours touristique en tout inclus, Un séjour avec activitée pour tous, vous êtes seul(e) en famille monoparentale ou un groupe d'amis : célibataires ou séniors solos ou en couple.

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Date de dernière mise à jour : 24/12/2016