Pyrénées-Orientales patrimoine et histoire (66)

Patrimoine, monuments et sites touristiques des Pyrénées-Orientales

Quoi faire dans les Pyrénées-Orientales ? Séjour touristique en France dans ses pages énumères les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter dans les Pyrénées-Orientales en Languedoc-Roussillon qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances. Notre guide du patrimoines et de l'histoire des Pyrénées-Orientales à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire des Pyrénées-Orientales.

Le patrimoine des Pyrénées-Orientales est vraiment très riche. On distingue le patrimoine religieux, militaire, civil, naturel et industriel.

Le patrimoine local des Pyrénées-Orientales est d'une grande richesse. Avec son histoire longue et complexe, le département des Pyrénées-Orientales possède une foule de monuments, bâtiments, sites historiques visitables. De la ligne de fort Vauban aux cathédrales, des sites naturels aux ermitages isolés, des bunkers de la seconde guerre mondiale aux monument menhirs et dolmens du néolithique, c'est tout l'histoire de la catalane que vous découvrez lors de votre visite dans ce département.

Le patrimoine civil est à la hauteur. Vous y découvrirez des châteaux du XIXe siècle, des maisons du Moyen-âge, des monuments commémoratifs, des vestiges de l'antiquité, préhistoriques : on compte de nombreux dolmens, menhirs et dalles gravées dans les Pyrénées-Orientales...

Le patrimoine naturel des Pyrénées-Orientales est impressionnant : lacs de montagne et étangs côtiers, falaises abruptes, gorges étroites : les gorges de la Fou sont réputées être les plus étroites du monde, torrents de montagne, mais aussi plus haute forêt plate d'Europe comme celle de Matemale, neiges éternelles aux sommets des pics, réseaux de grottes, chaque secteur du département est intéressant à observer.

Perpignan

  • CLMH, 2005 Le Palais des rois de Majorque à Perpignan, palais-forteresse et jardins en promontoire dominant la plaine du Roussillon, édifiés par Jacques II d'Aragon en 1309, capitale du royaume de Majorque.
  • Le Stade Aimé-Giral, de l'USAP, club de Rugby à XV: et le Stade Gilbert-Brutus, des Dragons catalans club de Rugby à XIII de la Super League.
  • Le Castillet, la cathédrale et de multiples hôtels particuliers
  • le centre de la ville où vivent depuis le XVe s des Gitans

Le Vallespir

  • Prats-de-Mollo-la-Preste : Fort Lagarde de Vauban

Les Albères et Côte Vermeille

  • CLMH, 2005 Le Château Royal de Collioure à Collioure
  • Le Château de Valmy, sur les hauteurs d'Argelès-sur-Mer
  • CLMH, 2005 Le Château d'Aubiry, œuvre de l'architecte danois Viggo Dorph-Petersen, à l'entrée de Céret.
  • L'aire protégée de Paulilles
  • Le Musée d'art moderne de Céret, qui retrace l'importance de Céret dans l'histoire de l'Art moderne du XXe siecle.
  • La Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls
  • Le Centre d'Interprétation de l'Albera d'Argelès-sur-Mer

Les Aspres

  • Serralongue : Les tours de Cabrenç (Xe - XIVe siècle)
  • CLMH, 2005 Le Prieuré de Serrabone

Le Capcir

  • Site officiel du Capcir
  • Site officiel de l'Espace Nordique du Capcir

La Cerdagne

  • La Centrale solaire de THEMIS à Targasonne
  • Le Four solaire de Mont-Louis
  • Le Four solaire d'Odeillo
  • Le petit train jaune reliant Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol : voyage dans la haute vallée de la Têt et de la Cerdagne
  • Mont-Louis : fortifications de Vauban
  • Site officiel du tourisme en Cerdagne
  • Parc Résidentiel de Loisirs l'Escapade - votre hébergement nature en Cerdagne

Le Conflent

  • Le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes
  • CLMH, 2005 L'Abbaye Saint-Michel de Cuxa
  • CLMH, 2005 L'Abbaye Saint-Martin du Canigou
  • Villefranche-de-Conflent : fortifications de Vauban
  • CLMH, 2005 Eus : un de plus beaux et plus ensoleillé village de France

Le Fenouillèdes

  • Site préhistorique du Caune de l'Arago, sur la commune de Tautavel où a été découvert l'Homme de Tautavel.
  • CLMH, 2005 L'aqueduc d'Ansignan : pont-aquaduc aux bases romaines (IIIe siècle)
  • CLMH, 2005 Le Chapitre à Saint-Paul de Fenouillet (VIIIe siècle) : décor de gypseries et clocheton heptagonal (XVIIe siècle),
  • CLMH, 2005 Le château cathare Saint-Pierre à Fenouillet (XIe siècle) : seul vestige cathare non remanié par les troupes françaises après son indexation au Royaume de France par le traité de Corbeil (1258)
  • Les Gorges de Galamus et l'Ermitage Saint-Antoine, abri troglodyte entre Saint-Paul de Fenouillet et Cubières sur Cinoble (Ve siècle)
  • La forêt de Boucheville (trois influences climatiques : méditerranéenne, atlantique et montagnarde)
  • CLMH, 2005 Notre-Dame de Laval (Xe siècle, XVIIe siècle) à Caudiès-de-Fenouillèdes : retable remarquable (XIVe siècle)
  • Le lac de l'Agly

Le Ribéral

  • Le site géologique des Orgues d'Ille-sur-Têt.
  • Le sommet de Força Réal, (507 mètres), ancien château fort et tour à signaux qui domine toute la plaine du roussillon.

La Salanque

  • CLMH, 2005 La Forteresse de Salses : importante forteresse espagnole du XVIe siècle sur l'ancienne frontière nord de la Catalogne.
  • CLMH, 2005 Le musée mémorial du camp de Rivesaltes

La plaine du Roussillon

  • La Maternité Suisse d'Elne
  • La cathédrale d'Elne (XIe) et son cloitre, l'un des plus beaux de France

Cloître de l'abbaye Saint-Michel-de-Cuixa

Il serait réducteur de ne citer que ceux-ci. Les offices de tourisme de tous les villages des Pyrénées-Orientales se feront un plaisir de vous conseiller lors de votre visite.

Architecture militaire des Pyrénées-Orientales

Le patrimoine militaire des Pyrénées-Orientales est tout aussi important, avec pour fer de lance le château de Salses, que le touriste peut visiter de l'autoroute. Mais le plus intéressant est sans doute le réseau de tours à signaux des Rois de Majorque, une succession de tours  aboutissant au château royal de Collioure et au Palais des rois de Majorque.

Les rejoindre en randonnée est une très bonne idée, certaines sont faciles à atteindre et le paysage est parfois à couper le souffle. Une très bonne alternative à la plage lors de vos vacances dans le département, surtout les jours où le temps n'est pas au beau fixe.

Comment ne pas parler d'architecture militaire sans évoquer Vauban ? A la demande de Louis XIV, et pour contenir la révolte des " Angelets ", qui refusaient de payer la gabelle, en 1669, les remparts de Prats-de-Mollo furent surélevés.

Puis, puisque dix années auparavant, le comté du Roussillon eut été rendu par l' Espagne à la France, il consolida les frontières, la forteresse de Salses au nord, le fort Saint-Elme à Collioure, le fort de Bellegarde au Perthus, le fort Libéria à Villefranche-de-Conflent et surtout il fit construire la forteresse la plus haute de France en donnant le nom de son roi "Mont Louis".

L' état de conservation des édifices est incroyable, preuve s'il en était que l'architecte du Roi-Soleil était un bâtisseur militaire hors pair.

Les tours à signaux des Pyrénées-Orientales

Afin de voir le danger arriver de loin et d'en informer rapidement les troupes armées prêtes à défendre la Catalogne, les sommets de nos montagnes et de nos collines se sont coiffés de vigies nommées " tours à signaux ". Leurs origines fort lointaines ne sont pas clairement définies, toutefois l'âge d'or de ces tours se situe sous le règne des rois de Majorque (1276-1344).

Durant le XIIIe siècle, ils en construisirent de nombreuses afin de protéger leur royaume menacé, et compléter ainsi un réseau déjà existant mais pas assez performant. A la fin du XIIIe siècle, on pouvait en compter plusieurs dizaines ; distantes les unes des autres de 4 à 8 kilomètres à vol d'oiseau, il en existait deux catégories : les tours principales à grands rayons visuels et les tours secondaires, ou tours de relais, à rayons visuels restreints mais essentiels, l'ensemble constituant un réseau de surveillance et de communication très performant.

Partout où on avait besoin de protéger une vallée où un accès à la mer, il y avait une tour ! Toute la Catalogne était chapeautée de ce dense maillages de petites tours circulaires construites sur un même modèle ne variant que par la circonférence ou la hauteur de l'édifice : En sous-sol, une citerne voûtée pour recueillir l'eau de pluie, une porte d'entrée à mi-hauteur que l'on atteint par un escalier venant du pied de la tour, en principe deux étages - la salle d'armes avec au-dessus le dortoir - et au sommet, une cage où était fait le feu nécessaire aux signaux de fumée.

En effet, comme indiqué dans leur dénomination elles émettaient des signaux, mais pas n'importe lesquels, ceux-ci se faisaient par de la fumée le jour et par un feu hardant la nuit. En quelque sorte précurseurs du Morse, ils répondaient à une réglementation stricte codifiée noir sur blanc par le roi Pierre III d'Aragon (exemple : un nuage de fumée pour indiquer 100 hommes à pied, 2 nuages pour 200, etc.).

Un système très efficace, puisqu'un message partant de Perpignan arrivait à Barcelone environ 2h30 plus tard (le TGV met 1h20 !). Pour être rapidement activé, le feu devait être prêt en permanence. Pour ce faire, elles abritaient généralement une petite garnison permanente de 5 à 6 hommes au maximum dirigés par un capitaine, et un chien d'alerte.

La garnison pouvait communiquer, se défendre, mais elle n'était pas assez importante pour mener des actions offensives, sa fonction était vraiment la surveillance et l'alerte rapide. Et en cas de brouillard ? Vous demandez-vous, et bien ils passaient à l'alerte sonore ! Les cloches des églises prenaient le relais en tintant à tout va.

Le système de défense des tours à signaux va perdurer jusqu'au traité des Pyrénées (1659), les pays catalans situés au nord des Pyrénées étant annexés par la France, rendent inutile le système des tours. Vauban réorganise entièrement le système de défense en abandonnant les tours à signaux au profit d'imposantes fortifications capables d'assurer elles-mêmes leur défense.

De nos jours, si certaines sont encore debout et visibles de loin, de nombreuses autres ont subi les assauts du temps, des intempéries, et du manque d'entretien. La situation perchée de ces monuments rendant souvent difficile leur restauration. Parfois aussi, des constructions plus modernes ont pris leur place.

En levant la tête et en observant le sommet des collines, vous ne manquerez pas d'apercevoir quelques-unes de ces drôles de petites constructions encore debout ou, le plus souvent, partiellement en ruines altières qui élèvent vers les cieux de vaillants pans de muraille.

A présent, les noms de ces tours s'égrènent comme autant de destinations de randonnées : la Massane sur les hauteurs d'Argelès-sur-Mer, la tour de la Madeloc au-dessus de Collioure, la tour de Batère, à cheval entre les communes de Saint-Marsal et de Corsavy ou encore la tour de la Guardia, sur les hauteurs de Prats-de-Mollo, et au fond de la vallée à la tour d'En Mir en direction de la Preste, sans oublier la tour de Goa à Casteil, fière de ses étages et de ses meurtrières ou la tour del Far à Tautavel qui domine les Corbières... sont de remarquables prétextes lors de vos vacances pour gravir les petits et grands sommets et découvrir les Pyrénées-Orientales par les petits sentiers.

Architecture religieuse des Pyrénées-Orientales

Le patrimoine religieux des Pyrénées-Orientales est caractérisé d'une part par la présence de grandes abbayes anciennes, qui ont rayonné dans toute l'Europe pendant des siècles, et d'autre part par une foule de petits édifices plus ou moins isolés éparpillés un peu partout : Chapelles, églises, prieurés, couvents, monastères, ermitages, etc...

Sans compter les deux cathédrales du département : l'une à Perpignan, l'autre à Elne. Une richesse inestimable à qui sait se perdre à l'intérieur des terres et lever les yeux dans la fraîcheur des édifices religieux.

Le patrimoine religieux

Les Prieurés de Serrabone, Ste Marie de la Garrigue, Marcevol, Ste Marie d'Espira, Ste Marie du Vilar...

Art roman

La présence du marbre dans les Pyrénées-Orientales, et son utilisation dans les constructions, donnera à celui-ci un cachet qui lui est propre. Le département des Pyrénées-Orientales sont riches de merveilleuses petites églises ou d'importantes abbayes construites aux XIe et XIIe siècles ; sous leur allure modeste, elles sont emplies de trésors en statuaires, vierges à l'enfant et mobilier roman d'une exceptionnelle beauté.

Les édifices les plus emblématiques sont : le prieuré de Serrabone, les abbayes de Saint-Michel de Cuxa ou de Saint-Martin du Canigou, ou encore le cloître d'Elne pour ne citer qu'eux. Mais la sensibilité de chacun déterminera ses préférences. On part volontiers à la recherche des sculptures du Maître de Cabestany, reconnaissablent entre toutes, sur les Tympans.

Art gothique et art baroque

Les retables peints et dorés constituent de véritables chefs-d'oeuvre de l'art gothique puis du baroque flamboyant, comme les hospices d'Ille, les retables des églises de Prades, Font-Romeu, Vinça, Baixas ou encore Osséja, sculptés des mains de Joseph Sunyer, les peintures de Hyacinthe Rigaud dans la cathédrale Saint-Jean de Perpignan ou en l'église Saint-Jacques, qui plus tard devint le portraitiste de Louis XIV.

Ouvrages d’art des Pyrénées-Orientales

Le train jaune, patrimoine historique de la région, la ligne de chemin de fer du Train jaune est sans contestation une prouesse technique à elle seule.

Pas moins de 650 ouvrages d'art ont été nécessaires à sa construction sur seulement 60 kilomètres qui séparent Villefranche-de-Conflent de LaTour-de-Carol. Qui dit mieux ?

Le pont Séjourné en est une preuve à lui seul. Ce viaduc de 217 mètres de long culmine à 72 mètres au-dessus du lit de la Têt et, malgré un siècle de bons et loyaux services, il n'a pas pris une ride et permet le passage de 400 000 voyageurs par an par tous les temps. Un ouvrage qu'il serait dommage de contempler depuis la route, le plus impressionnant restant sa traversée à bord du " Canari ".

Patrimoine culturel

Les feux de la Saint-Jean "Focs de Sant Joan"

Immanquable que cette nuit de la Saint-Jean fêtée le 23 juin où, de toutes parts, des feux illuminent le solstice d'été. Il est à savoir que ce n'est qu'à partir du Ve siècle que l'Eglise s'empara de cette célébration ancestrale païenne de la venue de l'été pour la nommer la Saint-Jean. Mais les Catalans, à leur tour, lui ont donné une tout autre ampleur.

Tout commence le dimanche qui précède la saint Jean-Baptiste ; hommes, femmes et enfants par centaines entament l'ascension du Canigou en entonnant des chants traditionnels, avec dans leurs bras des branchages et des fagots qui, amoncelés les uns sur les autres, composeront le grand brasier. Chaque fagot déposé représente un village catalan du nord et du sud.

La symbolique est très forte, car l'édifice de cet immense bûcher n'est possible qu'avec la cohésion de tous et de tout un peuple qui sera réuni à nouveau le temps de cette nuit magique. Le 22 juin, trois jeunes montagnards prennent au bout d'une torche un peu de flamme du feu qui est entretenu depuis 1964 à la Casa Païral au pied du Castillet à Perpignan.

Ils gagnent ensuite le sommet du Canigou et embrasent l'immense monticule de bois au dernier coup de minuit : c'est le père des feux qui renaît. Cette lumière perchée à 2 764 mètres d'altitude est visible, telle un phare, à des centaines de kilomètres alentour. Aussitôt, des coureurs, lampes champêtres en main, dévalent les flancs de la montagne sacrée et distribuent la flamme à des relayeurs qui partent dans tous les sens et s'arrêtent dans chaque village pour y allumer les feux de la Saint-Jean sous les applaudissements et les " vivas " des habitants qui, au son du faviol, des tambourins et de la contrebasse, forment une ronde autour du foyer ardent et dansent la sardane.

C'est alors que, comme par enchantement, on peut suivre la progression de cette flamme qui, de minute en minute, écalire tous les sommets des Pyrénées catalanes, mais également les stades et les places. Vu des hauteurs, le pays catalan ressemble à un immense ciel étoilé avec pour apothéose le retour du feu sacré à Perpignan. Le Castillet s'embrase enfin par un spectaculaire feu d'artifice.

La boucle est bouclée, le peuple catalan scelle ainsi, comme une promesse tous les ans renouvelée, son unité dans la joie et la paix. La Saint-Jean, c'est beaucoup plus qu'une fête traditionnelle religieuse, c'est également une nuit spéciale propice aux cueillettes d'herbes magiques. N'oubliez pas de cueillir ou d'acheter le bouquet des quatre plantes sacrées : l'orpin, l'immortelle, le millepertuis et le noyer et de l'offrir à vos proches en guise de porte-bonheur.

Il est dit qu'il protège les demeures et ses occupants. Cette flamme qui exprime la fraternité entre les peuples est tellement marquante pour tous les esprits que, depuis 2010, la Generalitat de Catalogne a déclaré la " Sant-Joan " " festa nacional dels països catalans ".

Les Géants "Els Gegants"

La tradition des Géants qui avait quasiment disparue de la Catalogne Nord, nous revient en force depuis quelques années. Considérée comme une fête païenne, elle a peu à peu était assimilée au carnaval et à son florilège de particularités. Depuis deux décennies, cette tradition est reprise avec engouement par des villes des Pyrénées-Orientales : Perpignan, Villefranche-de-Conflent, Les Angles, Canet-en-Roussillon, Rivesaltes, Argelès-sur-Mer, Elne, Thuir...

Apparue au XIVe siècle en Espagne, elle était à l'origine liée aux fêtes agraires afin de favoriser et protéger les récoltes. Par la suite, elle a participé aux fêtes religieuses. Dans les Pyrénées-Orientales, les archives de la cathédrale Saint Jean de Perpignan font mention d'un couple de Géants en 1622.

Les Géants de catalogne sont des géants dits portés, c'est-à-dire qu'une personne est sous le géant pour le faire avancer. La structure de bois ou de métal repose sur les épaules et la tête du porteur. Chaque Géant mesure 3,20 m environ et pèse entre 30 et 40 kg. Durant les Trobades Geganteres (réunion de Géants), le porteur est relayé plusieurs fois.

Les Géants représentent des personnages importants de la ville ou du village auquel ils sont attachés, se sont souvent des figures historiques. Ils ne doivent pas revêtir de caractères religieux ou contemporains. Ils sont toujours en couple et baptisés (ils ont des parrains et marraines géants), leur vie est évolutive (la géante d'un couple a déjà été enceinte !) et ils ont une vie sociale puisqu'ils s'invitent à tour de rôle à défiler, lors de fêtes, dans leurs communes respectives.

Lors de la Cercavila (traversée de la ville), les couples de Gegants défilent les uns derrières les autres avec, protocole exige, le couple qui reçoit toujours en dernière position. Ils tournoient sur eux-mêmes, se mêlent au public, dansent et courent. Ils sont accompagnés dans les rues par un groupe qui les guide (les geganters) et par des musiciens qui jouent des morceaux de Géants en utilisant des instruments traditionnels (la gralla, le flaviol, le tambourin, le sac de gemecs...)

Le défilé s'achève par un ball de Gegants (un bal de Géants), chaque couple danse sur une musique spécifique et ils finissent par tous danser ensemble. Dans les Pyrénées-Orientales, de plus en plus de villages ont leurs géants : Miró el Vell et de Quíxol à Elnes, le Comte Guillem-Ramon de Cerdagne et son épouse Sancia de Barcelone à Villefranche-de-Conflent, le Roi et la Reine d'Aragon pour Perpignan, Bernard Tallafero et Toda à Tautavel, Pere i Victoria à Thuir...

C'est un vrai petit jeu que de reconnaître ces " grands " ambassadeurs de nos communes. Tout comme les castells, les trobades de gegants sont des signes forts de la culture catalane, qui après avoir été censurés par les pouvoirs religieux ou politiques, connaissent un regain de succès dans toute la Catalogne.

Du début du printemps jusqu'à la fin de l'automne, vous aurez maintes occasions de découvrir ces Géants. Argelès, Villefranche, les Angles, Tautavel, Millas, Rivesaltes... la plus grande rencontre du département est à Thuir, lors des Diades de Thuir en juillet

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Informations touristiques des Pyrénées-Orientales

 
 

Histoire des Pyrénées-Orientales

Préhistoire

Retracer l'histoire du département équivaut littéralement à remonter au fond des âges. De par sa situation géographique, le Pays Catalan a toujours été une terre d'accueil pour l'homme, depuis au moins l'Homo Erectus de Tautavel (450 000 ans).

Antiquité

Bien plus tard, au IIIe siècle avant J.-C., Hannibal le Carthaginois franchit le col de Panissars près du Perthus avec ses éléphants pour porter la guerre à Rome. Presque deux siècles plus tard, les légions de Pompée et César firent le chemin en sens inverse pour soumettre les peuples de la péninsule ibérique à la domination de Rome.

Dès la fin du IIe siècle avant J.-C., les Romains s'installèrent à Ruscino, la cité ibère devenue Castell-Rosselló : Château Roussillon à l'est de Perpignan, dont on peut aujourd'hui visiter les vestiges du forum. Le site de Ruscino, alors capitale des Ibères : Sordes était habité depuis le Xe siècle avant l'ère chrétienne. On y a retrouvé récemment l'inscription en langue ibère la plus longue jamais mise à jour.

À la chute de l'Empire romain, la région était passée sous la domination des Wisigoths : Ve siècle de notre ère, dont les archéologues ont exhumé de nombreux témoignages sous forme de sépultures et de lieux de cultes.

Moyen-âge

Au début du XIe siècle, Charlemagne foula le Roussillon en direction du sud afin de lancer une offensive contre la progression des Maures. Il fit ainsi du Conflent et du Roussillon une des bases de la reconquête et de la future couronne catalane  ; le comte Guifré el Pilós (le Velu), de Rià, fut le premier de la dynastie des comtes de Barcelone, les rois de Catalogne.

La légende lui attribue la création de la bandera (le drapeau catalan)   : un écu d'or sur lequel sont tracées quatre barres de sang. Vers le déclin de l'empire carolingien, à la fin du Xe siècle, le futur Pays Catalan connut un véritable renouveau religieux. Cela se traduisit aux XIe et XIIe siècles, par la construction de nombreuses églises, abbayes, prieurés et ermitages, donnant ainsi à l'Europe médiévale quelques chefs-d'oeuvre de l'art roman, comme l'abbaye de Saint-Michel-de-Cuixà et son cloître, ou encore le prieuré de Serrabona.

On se disputait dans tout le sud de l'Europe le travail des sculpteurs du Roussillon, au premier rang desquels figurait le maître de Cabestany. L'art gothique fut sensiblement moins représenté en Roussillon. Quelques édifices comme le Palais des Rois de Majorque ou la cathédrale Saint-Jean de Perpignan et son cloître-cimetière : le Campo Santo sont parmi les plus originaux du gothique méridional.

Les comtés de Roussillon et Cerdagne, à partir de 1276, connaissent un bref épisode de séparation du reste de la Catalogne. Un des fils de Jaume Ier le Conquérant donne au tout nouveau Royaume de Majorque, Perpinyà pour capitale continentale et Palma pour capitale insulaire. Avant de réintégrer la Principauté de Catalogne (1343), le territoire connaît une ère brillante  : prospérité et croissance, développement architectural et politique, expansion commerciale : vins, huiles, draperies.

En 1462, les comtés de Roussillon et Cerdagne sont gagés et occupés par les Français, avant que Charles VIII ne les restitue au roi de Catalogne-Aragon en 1493.

De la Renaissance à la Révolution

Au XVIIe siècle, l'art baroque s'épanouit en Espagne et, par extension, en Roussillon. A Ille-sur-Têt, le bâtiment de l'Hospici, en est l'un des témoignages, avec notamment son superbe fronton. L'église Saint-Vincent de Collioure renferme quant à elle de superbes retables dorés de cette époque.

En 1659, Louis XIV profite du traité des Pyrénées qui met un terme à la guerre de Trente Ans pour annexer les territoires occupés  : Roussillon, Vallespir, Conflent, Capcir et la moitié de la Cerdagne. Pour la petite histoire, les Catalans furent mis à l'écart de la négociation, ils n'eurent connaissance du traité des Pyrénées que trois mois plus tard, en février 1660.

Cette seconde moitié du XVIIe siècle sera marquée en Catalogne nord par la Révolte des Angelets (1661-1675), un soulèvement paysan de forte amplitude dû à l'instauration de la gabelle (impôt sur le sel) qui connaîtra des épisodes sanglants. De cette époque datent les fortifications mises en place ou renforcées par Vauban pour contrôler les nouvelles terres conquises, et entourer le royaume d'une véritable ceinture défensive.

A la Révolution française, la province est transformée en Pyrénées-Orientales par l'adjonction d'une partie du Fenouillèdes languedocien.

De la Révolution au XXIe siècle

A peine sorti des turbulences révolutionnaires, voici que le tout nouveau département des Pyrénées-Orientales est plongé dans les turbulences de la guerre du Roussillon (d'avril 1793 à août 1795) qui oppose la jeune république Française au royaume d'Espagne. Après de nombreuses batailles, la France gagnera cette guerre avec la reprise du fort de Bellegarde au Perthus.

Au cours du XIXe siècle, l'histoire du Vallespir et la mémoire collective seront fortement marquées par les Trabucayres, des bandits de grands chemins qui armés de " trabucs " (tromblons en français) ont semé la terreur des années 1837 à 1846. Ils attaquaient des diligences et rançonnaient, voire séquestraient et torturaient des propriétaires fermiers, leur procès sera retentissant.

Le chemin de fer arrive à Perpignan en 1858, il contribua au désenclavement de cette région et favorisa une économie de marché bénéfique aux productions légumières et fruitières, à ses vins comme à son industrie. C'est ainsi que sous le Second Empire, Perpignan reprit sa croissance interrompue depuis le Moyen Age, et entreprit, à l'instar des grandes villes du pays, un programme de constructions, d'embellissements et de voirie.

Le début du XXe siècle est marqué par la révolte des vignerons en 1907, mécontents de la mévente et de la chute des cours du vin. Il sera aussi caractérisé par l'engouement de nombreux peintres dès 1905 pour Collioure avec Matisse et Derain suivis de Valtat, Manguin, Marquet, Vlaminck,... Picasso, lui tombera amoureux de Céret qui sera surnommé la Mecque du Cubisme. La guerre de 1914 met fin à ces séjours.

En 1939, c'est une véritable marée humaine qui déferlera sur le département avec l'exode massif de milliers de républicains Espagnols fuyant le franquisme, de nombreux camps de fortune seront créés pour les regrouper comme à Argelès, Saint-Cyprien, Rivesaltes... La démographie des Pyrénées-Orientales en sera notablement modifiée.

Durant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de juifs et tziganes seront enfermés dans le camp de Rivesaltes que l'on surnommera le " Drancy de la zone libre " et en 1944 le village de Valmanya sera incendié et rasé par les troupes allemandes. Le département est libéré à la mi-août 1944.

En 1962, des centaines de pieds-noirs arrivent par bateaux entiers à Port-Vendres, tout sera mis en oeuvre pour que ces nouveaux migrants et leurs capitaux restent dans le département.

En 1967, la construction de l'A9 qui va jusqu'au Perthus met Perpignan en relation directe avec Montpellier et Paris au nord et Barcelone au sud. Le terrain est prêt pour la création des stations balnéaires construites sur le modèle de celle de la Costa Brava. Depuis lors, le tourisme est devenu un des piliers de l'économie locale.

La Retirada

En 1936, à la suite d'un coup d'état militaire, le général Francisco Franco prend le pouvoir en Espagne, il y a ses partisans : les nationalistes et ses opposants : les républicains. Une guerre civile éclate. En 1939 Barcelone tombe aux mains des franquistes, puis se sera rapidement le tour de Gérone, peu à peu, combattants républicains, femmes et enfants sont acculés jusqu'à l'extrême nord de la Catalogne.

Les fugitifs avancent en une dense file discontinue, ils sont pris pour cible par l'armée franquiste qui les bombarde jour et nuit. Un seul espoir s'offre à eux, franchir la frontière française.

Entre le 28 janvier et le 13 février 1939, par un hiver glacial, 500 000 réfugiés espagnols, dont un tiers de femmes, enfants et vieillards vont franchir la frontière. C'est la retraite, que l'histoire retiendra sous le nom espagnol de La Retirada. Cerbère, Banyuls, Le Perthus, Las Illas, Saint-Laurent-de-Cerdans, Lamanère, Prats-de-Mollo, Py de Conflent, Valcebollère, Bourg-Madame, Latour-de-Carol, seront les principaux points de passage de cette véritable marée humaine.

Le franchissement de la frontière se fait dans des conditions extrêmement pénibles. Affaiblis par la faim, le froid et la fatigue, ils gravissent, à pied, les cols enneigés, sous une pluie glaciale qui tombe sans interruption. Civils et militaires partis dans la précipitation, arrivent épuisés en France dans le dénuement le plus complet.

C'est un accueil très mitigé qui leur est réservé, on ne sait comment appréhender ces fugitifs qui risquent de troubler l'ordre public, surtout en cette période de l'histoire où la guerre gronde partout en Europe et où la méfiance règne.

Rien n'a été prévu pour recevoir ces exilés, les autorités sont littéralement débordées et c'est dans l'urgence que les camps d'Argelès-sur-mer, du Barcarès et de Saint-Cyprien sont construits en toute hâte, à même le sable, sans baraquement, juste entourés de barbelés. Les camps sont saturés, on en envoie à Collioure, à Rivesaltes et hors du département.

Les conditions de vie sont très rudes, tout manque et les plus faibles ne survivront pas à ces conditions de détention plus que précaire. Cet internement durera plusieurs mois, certains de ces immigrés seront intégrés dans l'armée française ou gagneront le maquis, d'autres remplaceront les soldats partis au front, un certain nombre retournera en Espagne et une minorité partira pour le Mexique.

Aujourd'hui, plus de soixante-dix ans après la Retirada, de nombreux descendants de ces exilés sont installés dans le département et perdurent la mémoire de cet exode sans retour. A Rivesaltes, au camp d'internement Joffre, une stèle est érigée en la mémoire de cet épisode douloureux. Deux autres stèles sont érigées, l'une en mémoire des juifs et des Tsiganes qui y ont transité avant d'être envoyés dans des camps de concentration et un autre en mémoire des harkis qui y furent également internés.

Le camp de Rivesaltes ne fermera définitivement ses portes qu'en 1970.

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Date de dernière mise à jour : 07/12/2016