Finistère patrimoine et histoire (29)

Patrimoine, monuments et sites touristiques du Finistère

Quoi faire dans le Finistère en Bretagne ? Séjour touristique en France dans ses pages énumères les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter dans le Finistère qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances. Notre guide du patrimoines et de l'histoire du Finistère à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire du Finistère.

Les coups de cœur de séjour touristique en France dans le Finistère

Hébergement :

Restauration :

Visiter le patrimoine et les monuments du Finistère

Découvrez les lieux touristiques du Finistère

Visiter le patrimoine et les monuments de la Bretagne

Activités touristiques du Finistère

 
 

Histoire du Finistère

Préhistoire

Vous avez peut-être entendu dire que le Finistère était à l'aube de l'humanité, mais ne vous y fiez pas, il n'existait pas encore aux environs de moins 10 000 ans avant notre ère... En tout cas en tant que tel. Les origines du Finistère ne sont donc pas à prendre au pied de la lettre. Mais cette terre occidentale, elle, respirait bel et bien. Et le Finistérien aussi ! Un Finistérien qui, dans l'anse de Bertheaume, entre Brest et le Conquet, passait une partie de son temps à tailler des silex.

Mais sans aucun doute pratiquait-il également d'autres activités nécessaires à la survie de l'espèce : la chasse, la cueillette, voire la pêche. Peut-être lassé de ces activités bucoliques, notre Finistérien se prit un jour à voir les choses en grand et se mit alors à lever des pierres, comme celles de Kerloas en Plouarzel ou de l'île de Gaignoc près de Landéda. Bien des siècles plus tard, des savants celtisants, mais néanmoins parisiens, les nommèrent men-hir ou dol-men pour la postérité.

Vers la même époque, d'autres bâtisseurs d'éternité se lancèrent à Plouezoch et à Barnenez dans la construction d'extraordinaires tumulus . C'était sans doute quelque chose comme 4 500 ans avant notre ère ! Et c'est à peu près à 1 500 ans de là que l'on situe l'apparition d'un homme nouveau dans les steppes d'Asie centrale. Un cavalier nomade vivant en tribu, elles-mêmes élèvant des bovins, des ovins et, bien entendu, des chevaux. Ces tribus connaissent l'or, l'argent et le bronze.

C'est vraisemblablement à partir du deuxième millénaire avant notre ère que ces indo-européens (ces Celtes puisque c'est bien d'eux qu'il s'agit) vinrent par vagues successives se répandre dans toute l'Europe. Europe qui tout autant que le Finistère ignore tout de son nom actuel ! Histoire complexe, c'est vers moins 800 que les historiens les plus sérieux, mais les autres aussi d'ailleurs, estiment l'arrivée en Armorique de ces Celtes d'Europe centrale.

Peu à peu, les Osismes vont occuper l'essentiel du territoire de ce Finistère en devenir et en 51 avant notre ère, César le potentat glabre finit d'achever la conquête de la Gaule. Vorganium, aujourd'hui Carhaix, est finalement devenue capitale du pays des Osismes.

Antiquité

Le Finistère celto-romain. Carhaix, que l'on nommait Vorganium à l'époque, était une grosse citée de 150 hectares certainement aussi peuplée que de nos jours, surtout avec un emplacement tel que le sien, au centre d'un réseau routier s'en allant vers Morlaix, Landerneau, Quimper ou encore Rennes. L'architecture de la ville, dont il ne reste aujourd'hui que peu de chose, aurait été essentiellement romaine.

De nos jours, on peut encore admirer les vestiges du grand aqueduc qui alimentait alors la ville en eau. Mais l'essentiel de la population vit en dehors de ces villes, dans des habitations assez rudimentaires pour le moins, bois et chaume avec souvent une mare à proximité qui se trouvait être l'eau courante de l'époque.

Contrairement au Centre Finistère, mise à part Carhaix qui paraît alors plus délaissé, les bords de l'Odet, le Cap Sizun, le Léon et le Pays Bigouden semblent, eux, être des territoires à forte concentration humaine.

L'Armorique bretonne.

Les Bretons insulaires commencent à s'installer en Bretagne continentale à partir du IIIe siècle. Sont-ils venus dans des auges de pierre comme le veut la légende ? Sans doute pas. Enfin pas tout à fait. Mais il y a tout de même du vrai dans cette histoire : les Bretons venus d'outre Manche traversaient la Manche sans doute pas dans ces auges légendaires, mais dans de frêles barques faites de peaux tendues sur une armature de lattes.

Pour qu'elles tiennent bien la mer, ces immigrants les lestaient d'une grosse pierre. Ils arrivèrent, pour certains christianisés, sur une terre alors dévastée qu'ils appelaient la Letavia (profond et large), mais que bientôt ils nommèrent Breizh (bigarrée). A leur tête, les chefs spirituels sont Pol, Corentin, Tugdual, Patern, Brieuc, Malo et Samson.

Les Bretons d'Outre-Manche vont alors s'employer à évangéliser leurs cousins continentaux et à mener d'âpres luttes contre les druidesses et les druides. Les Bretons vont alors s'organiser sous forme de clan, non pas de sang comme il était de règle chez ces Celtes d'Outre-Manche, mais de destin. Quant au pays, il va se mailler de Plou de tre et de Ker.

A leur tête, un chef ordonnant les travaux de mise en valeur des territoires. Si l'on en croit les chroniqueurs francs du temps : ils sont terribles ces Bretons, particulièrement redoutables, belliqueux, querelleurs... et les Francs ont fait plus d'une fois l'expérience de leur forte nature. Dans leurs organisations, il y avait un chef : le Mac'htiern.

Celui-ci se trouvait à la tête de plusieurs Plou tandis que plusieurs réunions de Plou formaient un Bro (pays). Bro a la tête duquel règne un roi plus ou moins autonome vis-à-vis d'une espèce de pouvoir central, pouvant se trouver tout aussi bien en île de Bretagne que sur le continent.

Royaume et Duché de Bretagne.

Cette situation perdurera jusqu'au Ve siècle lorsque la péninsule armoricaine reconnaîtra la suzeraineté du roi franc Chodovech, plus connu sous le nom de Clovis ! Cette suzeraineté était purement nominale, les royaumes bretons conservant leurs souverains et surtout une totale indépendance. En 558, à la mort de Clovis, les guerres, un instant interrompues par ce traité de suzeraineté, reprirent de plus belle entre Francs et Bretons.

Et pendant plus de deux siècles, l'empire de Charlemagne s'arrêtera aux marches de la Bretagne. C'est Louis le Débonnaire, un des fils de l'Empereur à la barbe fleurie, qui va apporter la paix en nommant un prince breton : Nevenoe (Nominoë, en français) " missus imperatoris " en Bretagne. Mais à la mort de Louis le Débonnaire, Nevenoe soulèva la Bretagne. En 845, il remportera la bataille décisive de Ballon contre Charles le Chauve.

La Bretagne est indépendante ! Il s'en suivit une longue période de calme, simplement troublée par des invasions normandes. Le royaume, en reconnaissant une fois de plus la suzeraineté de son grand voisin de l'Est, devint au Xe siècle un duché. En 1213, Pierre Mauclerc reçoit le titre de Duc de Bretagne.

Il va pousser les seigneurs de Léon et de Cornouaille à lourdement s'endetter lui permettant ainsi, sans coup férir, de faire cette partie occidentale dans le Duché subissant comme les autres régions bretonnes les affres de la guerre de succession. D'un côté, Jean de Montfort soutenu par les Anglais, de l'autre Charles de Blois favoris du Roi de France.

Quimperlé, Quimper, Carhaix sont alors le théâtre de terribles affrontements entre les deux partis. Quimper, qui a choisi le camp de Jean de Montfort, est assiégé par les troupes de Charles de Blois. Les morts se comptent par milliers et les destructions sont phénoménales. Quant à l'économie, elle en sort exsangue à tel point qu'un siècle plus tard, les conséquences de cette guerre se font encore sentir.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, voici que 150 ans plus tard la Bretagne est défaite à la bataille de Saint Aubin-du-Cormier par les troupes du roi de France. Trois ans plus tard, Anne de Bretagne est contrainte d'épouser Charles VIII. Encore une quarantaine d'années et en 1532, la Bretagne sera unie à la France...

De la Renaissance à la Révolution

Des épidémies, des disettes, des révoltes, des malheurs en tous genres, enfin rien de bien original, sauf que nous sommes ici sur une terre étrange, avec des coutumes tout aussi particulières que quelques-uns venu de Paris ou d'ailleurs s'aventurent à venir observer. Hélas, pas toujours à notre avantage d'ailleurs !

Puis il y a ce pouvoir central royal qui exile au bout de la Bretagne tous ceux qui ont l'outrecuidance de lui provoquer des boutons, les opposants politiques par exemple. Le Léon, la Cornouaille et Quimper-Corentin deviennent ainsi terres de relégation. Madame de Sévigné, qui s'égare un temps sous nos climats, affirme " que ces gens sont absolument distincts des Français ".

D'autres, à peine aimables, voient en nos ancêtres des être rudes et grossiers, parlant un langage insolite et énigmatique. Des insurrections, telle la révolte des Bonnets Rouges qui en 1675 éclate dans toute la Bretagne à propos du papier timbré, auraient bien pu faire des révolutions. Le pays paye un lourd tribut : clochers rasés en Pays Bigouden, féroce répression en centre Finistère d'où était originaire un des chefs du mouvement insurrectionnel, Sébastian ar Balp...

Cocasse, plus de trois siècles plus tard, cette histoire semble toujours affoler l'administration française ! Et puisque nous parlons, indirectement il est vrai, de Paris, restons-y un instant en parlant des événements qui s'y déroulent autour du 14 juillet 1789 et qui sont, au commencement, favorablement perçus par les Bretons en général.

D'ailleurs, au début de la Révolution, les députés bretons du Tiers-Etat sont des plus enthousiastes. Brest, Quimper et Pont-L'Abbé entrent alors en effervescence. On constitue ici les milices, là des compagnies de Gardes Nationaux et à Paris, les députés bretons fondent le Club des Jacobins. Mais la lune de miel sera de courte durée : l'abolition des privilèges de la Bretagne, la Terreur et surtout la question religieuse suscitent des réactions, principalement en Pays de Léon.

De la Révolution au XXIe siècle

Dans cette portion d'histoire qui court sur le XIXe et le XXe siècle, grâce aux progrès de l'instruction publique et aux nouvelles façons de voyager, la ligne de chemin de fer Paris-Brest est inaugurée en 1865 et la Bretagne va peu à peu perdre de sa spécificité. Mais cette terre est une vieille rebelle et, dans la foulée de Chateaubriand, du romantisme et du mouvement des nationalités, des résistances culturelles apparaissent.

En 1807, le grammairien Le Gonidec publie alors sa Grammaire celto-bretonne dans laquelle il rénove l'orthographe de la langue et en 1837 sort son Dictionnaire Français-Breton. La même année, un instituteur de Saint-Renan est condamné à une forte amende pour avoir enseigné le breton à ses élèves.

En 1839, le " Barzaz Breiz ", de Hersart de la Villemarqué, fait grande sensation jusque dans l'Europe entière et George Sand ne s'y trompe pas écrivant alors " Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plus grand que l'Iliade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef-d'oeuvre sorti de l'esprit humain (...) En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau. " L'empire de Napoléon III s'achève en 1870 à Sedan de la façon que l'on sait.

Le gouvernement provisoire à Tours lève l'Armée de Bretagne et en confie le commandement au Finistérien de Keratry. Mais la méfiance du gouvernement français à l'endroit des Bretons provoque le drame du camp de Conlie où, dans des conditions effrayantes, est parquée cette Armée de Bretagne. " Mais dites-moi, cette Bretagne est-ce bien encore la France ? " Auguste Romieu, sous-préfet de Kemperle, dit en 1837, " La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part, qui n'est plus la France.

Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français. " D'autres, membres distingués de l'intelligentsia parisienne comme ce Francisque Sarcey, membre de l'Institut et fondateur de la revue " Les Annales ", ne voient en nos tadou kozh (ancêtres) que des êtres dégénérés " à tel point qu'ils s'imaginent, dit-il, que la lune peut avoir une influence sur les marées ! " C'est peu dire de l'arriération de ces malheureux autochtones...

En août 1914, malgré une légende tenace et contrairement aux idées reçues, les Finistériens, plus résignés qu'autre chose, ne partent pas la fleur au fusil vers les frontières de l'Est de la France. Trente mille n'en reviennent pas et les invalides se comptent pas milliers. D'aucuns sont particulièrement cyniques, comme ce général Nivelle de triste mémoire qui, après une énième offensive malheureuse, n'hésite pas à clamer dans toutes les tranchées " Bon sang. ce que j'ai pu en consommer de Bretons aujourd'hui. " Tout commentaire paraît inutile !

Viendra l'entre deux-guerres et la Bretagne verra l'électricité se généraliser, à tout le moins dans les villes, la voiture automobile occuper le macadam des mêmes citées, Douarnenez élire maire en 1921 Sébastien Velly et devenir, de fait, la première municipalité avec Saint Junien en Haute-Vienne, communiste de l'hexagone.

Malgré cela et malgré Brest, Douarnenez et le Kreiz Breizh, le Finistère tourne le dos au Front Populaire en 1936. Pendant la guerre 1939-1945, certains collaborèrent tandis que d'autres résistèrent et, lors de la libération, la Bretagne s'entredéchira. Brest, qui a été fortement endommagée par les bombardements anglo-américains, sera une deuxième fois transformée grâce au talent et au savoir-faire de l'urbaniste Mathon.

Après la guerre, la langue et la culture bretonne connurent un renouveau : bagadoù, renaissance des festoù-noz, reconnaissance internationale de la musique bretonne et, en 1977, Diwan (le germe) ouvrant à Lampaul-Ploudalmézeau la première école maternelle en langue bretonne. Tous ces événements impulsèrent une énergie nouvelle à une culture millénaire.

Pour Paraître dans notre guide touristique du Finistère

Commune, office de tourisme, simple particulier...

Nous recherchons des correspondants pour mettre en valeur les villages pittoresques des régions, villages de caractères, plus beaux villages, les lavoirs, les jardins remarquables... (photos et descriptions) sur notre site www.sejour-touristique.com. Si l'idée vous séduit, utilisez la rubrique contact sur le site.

 

Devenez partenaire si vous êtes professionnel !

Demander des renseignements via notre formulaire de contact, découvrez le détail de nos prestations et les modalités d'inscription dans notre guide touristique ! 

Soyez vu : Dans nos pages, Sur l'agenda, sur l'Annuaire,  Présentez votre entreprise sur notre blog,

Votre hébergement sur nos pages. - Participez au forum.

Association, commune, office de tourisme, simple particulier, entreprise du Finistère

Association, commune, office de tourisme, simple particulier, entreprise.

Vous organiser une manisfestation, un événement, une fête, Proposez vos sorties locales, choisissez le type d'activité (rando. soirée dansante...) sur notre « Agenda ».L'inscription et l'utilisation du site sont 100% GRATUITES et ILLIMITÉES voir les conditions d'Utilisations du site.

Cordialement

Une place de choix pour votre etablissement, prenez contact avec nous !

Découvrez des séjours touristiques du Finistère

  • Séjour découverte du sud Finistère

    loctudy10.jpg

    Le Finistère, ce sont des noms évocateurs d’histoires unissant l’océan et les hommes : Pointe du Raz, îles de Sein et d’Ouessant, archipel des Glénans, rade de Brest… Découvrez les splendeurs de Loctudy dans le Finistère lors de notre séjour en tout inclus ! En famille ou entre amis célibataires, solos ou séniors, cette activité touristique ludique et pédagogique ravira tout le monde.

    482.00€ TTC

    Détails

  • Séjour balade en sud finistère

    salon-9.jpg

    Entre Armor et Argoat, ce séjour en Bretagne en tout inclus dans le pays du Bélon offre des paysages inattendus où la mer et la terre vivent en parfaite harmonie... alors, “Degemer mad” (bienvenue !) pour découvrir cette magnifique région de la Bretagne où tout demeure authentique

    386.00€ TTC

    Détails

  • Séjour entre Armor et Argoat

    riec-piscine2.jpg

    Le Finistère et les Côte d'Armor, des destinations pour un séjour de vacances en tout inclus, pour des vacances détente par ses nombreuses animations et activités tourisstiques : excursions, détente, visite...

    401.00€ TTC

    Détails

Découverte touristique dans le Finistère

Pour vous accompagner et vous guider de façon plus claire dans votre découverte du Finistère, nous avons sélectionné plusieurs site, vous pouvez trouvez aussi des informations touristiques, des sites et adresse via notre annuaire touristique : "en savoir plus"

Si vous aussi, vous connaissez un site internet digne d'intérêt sur la région, vous pouvez l'inclure.

Vous voulez vous ressourcer et organiser vos vacances selon votre propre rythme et selon vos propres envies ? Nous vous proposons lors de vos vacances de découvrir le Finistère avec notre guide touristique lors d'un séjour à la carte. Prenez contact pour des informations sur les séjours touristiques

Vous voulez vous ressourcer et organiser vos vacances selon votre propre rythme et selon vos propres envies ? Nous vous proposons lors de vos vacances de découvrir nos régions lors d'un séjour de vacances ou autre. Offrez-vous une pause nature avec des séjours touristique en tout inclus, Un séjour avec activitée pour tous, vous êtes seul(e) en famille monoparentale ou un groupe d'amis : célibataires ou séniors solos ou en couple.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 17/09/2016