Côte d'Armor patrimoine et histoire (22)

Patrimoine, monuments et sites touristiques des Côtes d'Armor

Quoi faire dans les Côtes d'Armor en Bretagne ? Séjour touristique en France dans ses pages énumères les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter dans les Côtes d'Armor qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances. Notre guide du patrimoines et de l'histoire des Côtes d'Armor à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire des Côtes d'Armor.

Les manoirs des Côtes d'Armor

Datant du XVème au XVIIIème siècle, ils sont particulièrement nombreux dans le Trégor, mais on en trouve dans toutes les Côtes d'Armor. Il en existe plusieurs centaines, disséminés dans les zones rurales. Il s'agit de grands bâtisses, de gros parallélépipèdes surmontés en général d'un toit à 4 pentes.

Les façades sont de granit, plus souvent gris, parfois ocre. Selon la richesse des propriétaires : aristocrates, négociants, armateurs, on peut y voir des niveaux de finition et de décoration différents. Linteaux, appuis de fenêtres, lucarnes, cheminées plus ou moins sculptées, frises, corniches.

Les moulins à marée des Côtes-d'Armor

Le long des côtes, de nombreux moulins à marée ont récemment été sauvés de l'oubli et restaurés. L'existence du moulin à marée de Mordreuc, à Pleudihen-sur-Rance, est attestée au début du XVIe siècle.

En 1939, alimentée uniquement par l'énergie marémotrice, la minoterie Crespel fonctionne 14h/24h et 8 jours sur 15. Elle cesse de fonctionner en 1955. D'abord transformé en crêperie, le bâtiment abrite actuellement une maison d'habitation.

Le moulin du Birlot, sur l'île de Bréhat, a été construit entre 1633 et 1638. Il était la propriété du duc de Penthièvre, seigneur de Brehat, et chacun devait y venir moudre son grain. Le moulin se complète d'une digue de 140 m de long fermant l'anse du Birlot. Son fonctionnement est simple : à marée montante, la réserve s'emplit d'eau, et à marée descendante l'eau retenue est libérée, par un système de chasse qui actionne la roue et le mécanisme des meules. Il continua à moudre jusqu'en 1920, date à laquelle un boulanger vint s'installer en important sa farine.

Abandonné, le moulin ne résista pas à l'ouragan de 1987, qui emporta ce qui lui restait de toiture. A partir de 1990, a débuté la restauration de ce magnifique ensemble, et le petit moulin trapu a retrouvé aujourd'hui toute sa beauté et son ingénieux mécanisme.

Entre Trégastel et Ploumanac'h, deux moulins à marée ont été conservées. Le moulin de Trégastel date du XIVe siècle ! Il servait à moudre le grain. Celui de Ploumanac'h, plus récent, n'a que très peu servi, son activité principale étant de concasser la glace pour fournir les bateaux de pêche.

Châteaux des Côtes d'Armor

  • Château du Guildo

Architecture religieuse dans les Côtes d'Armor

 

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Informations touristiques des Côtes d'Armor

 
 

Histoire des côtes d'Armor

Antiquité

Corseul et les Curiosolites

Les antiquités mégalithiques sont moins nombreuses dans le département des Côtes-d'Armor que dans ceux du Finistère et du Morbihan. Néanmoins, on y rencontre aussi des peulvens, des dolmens, des pierres branlantes, dont la plus remarquable est celle de l'île de Bréhat, et des tumulus, parmi lesquels on peut citer celui de Lancerf.

Au premier siècle avant J.-C., avant l'occupation romaine, plusieurs peuples se partageaient le territoire armoricain. Il s'agissait entre autres des Lexobiens, des Redones, des Namnètes, des Vénètes, des Ambiliates, des Ossismes et des Curiosolites, toutes tribus celtes appartenant au rameau celto-belge, qui peuplait également une partie des îles britanniques.

Les Curiosolites avaient pour capitale une ville dont le nom témoigne encore de leur passage : Corseul. Le domaine des Curiosolites s'étendait de la forêt de Brocéliande à la Manche, et de la rivière de Morlaix à la Rance. Vers 52 avant J.-C., les territoires des Ossismes et des Curiosolites furent incorporés dans l'empire romain et firent partie de la troisième Lyonnaise.

La Gaule, en acceptant de devenir romaine, rompait avec la tradition celtique. La disposition des voies romaines, telle qu'on peut l'observer par ses vestiges, indique clairement que Corseul fut considérée, sous l'empiré romain aussi bien qu'auparavant, comme le centre de la contrée. C'est en effet de ce point que rayonnaient les voies de communication, dans de multiples directions. L'une se dirigeait vers Vannes et traversait les étangs de Jugon. Elle n'avait pas moins de 20 ou 24 pieds de largeur et était élevée de 4 ou 5 pieds au-dessus du sol environnant. Une autre conduisait à Quintin.

Deux autres, enfin, à Dinan et à Dinard. D'autres souvenirs romains se rencontrent à Pordic où l'on peut découvrir un camp de César, de forme triangulaire, situé sur de hautes falaises et flanqué, d'un côté par la mer, de l'autre par un profond vallon où coule la rivière d'Ik. Le temple de Mars, fanum martis, à Corseul, est l'un des plus impressionnants legs de l'époque romaine encore visible dans la région.

On ne saurait nier, du reste, que Binic n'ait eu jadis une importance qu'elle a perdue depuis. A deux reprises, en 1808 et en 1824, la mer a laissé à découvert les ruines d'un vaste édifice sortant des flots. Cet édifice mesurait 80 pieds de longueur sur 40 de largeur, et ses murs auraient recelé plus de 200 médailles d'empereurs romains ainsi que des pièces espagnoles à l'effigie de Charles-Quint.

L'arrivée des premiers Bretons

A partir du IVe siècle et jusqu'à la fin du VIe siècle, de nouvelles populations migrantes atteignent les rivages armoricains. Il s'agit des Bretons insulaires, de l'actuelle Grande-Bretagne, fuyant les invasions dévastatrices anglo-saxonnes. Cette émigration se fit sans doute par tribus et se serait accomplie au hasard, sans aucun plan d'ensemble. Une flottille partait sous la direction d'un tiern (chef), ou d'un moine, et mettait le cap vers l'Armorique.

Arrivés dans la péninsule, les exilés se groupaient autour de chefs puissants. Ce fut l'origine de la création de trois principautés bretonnes : le Bro-Waroch, la Cornouaille et la Domnonée. Cette dernière désigne jusqu'au IXe siècle tout le nord de la péninsule armoricaine, depuis l'Elorn jusqu'au Couesnon. Les moines fraîchement émigrés se chargèrent rapidement d'évangéliser leur nouvelle terre d'accueil. L'un d'eux, du nom de Fracan ou Fragan, aurait fait partie de la suite de Conan de Mériadec.

Personnages réels ou légendaires ? Il faut savoir que les histoires réelles de ces siècles obscurs que sont le IVe et le Ve se sont sans doute, du fait des transmissions orales du Haut-Moyen Age, déformées jusqu'à devenir des légendes. Mythes et histoire se trouvent ainsi intimement liées, ce qui laisse place à de nombreuses versions et interprétations ! Toujours est-il que Fragan se serait arrêté vers 418 sur les bords du Gouët, petite rivière dont le nom révèle quelque tragédie des temps anciens.

En effet, Gouët ou Gouat, dans la langue celtique veut dire " sang " et le pays irrigué par cette rivière se nomme Gouetlod où Gouello, littéralement " pays du sang ". C'est donc dans cette région que s'établit Fragan, accompagné de sa suite. L'endroit qu'il choisit pour sa résidence porte encore aujourd'hui le nom de Ploufragan, le préfixe " plou " (du latin plebs) attestant qu'une communauté rurale religieuse d'origine bretonne ait résidé en ces lieux. Ce personnage mystérieux intéresse toute la Bretagne qui lui doit un de ses saints les plus vénérés, le fameux saint Guénolé.

C'est à Ploufragan, en effet, que Gwenn, femme de Fragan, aurait mis au monde trois fils, Guénolé, Jacut, Guéthenoc, et une fille, Clervie. Tous eurent l'insigne honneur de figurer au catalogue des saints. La renommée croissante de Guénolé le fit choisir par le roi Gradlon, pour diriger le fameux monastère de Landevenec. Saint Guénolé y établit une règle austère qui paraîtrait semblable à celle suivie à cette époque en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Saint Jagu, fonda de son côté un monastère qui porta son nom.

Ce seraient les deux plus anciens monastères qui aient été fondés en Bretagne. Saint Tudual, débarqué sur la côte sud-ouest du Léon, forma également des monastères en Domnonée, en particulier à Tréguier, qui le regarde comme son fondateur. Ses disciples, saint Guirec et saint Briac, le secondèrent et continuèrent son oeuvre. Saint Brieuc, venu lui aussi de Grande-Bretagne, débarqua avec deux cents moines au fond de la baie qui porte son nom. Il mena une vie strictement monastique.

Moyen-âge

Des comtes de Goëllo à la maison de Penthièvre

Les chefs du pays qui se succédèrent apparaissent dans les légendes et les romans comme les compagnons d'arme et de gloire d'Arthur et de Hoël le Grand. Ils portaient parfois le titre de roi, et l'on vit souvent les prétendants à la couronne de Bretagne obligés de traiter avec eux. La mort du roi Salomon, attestée en 874, marqua le début des épreuves qui allaient conduire le pays au bord de l'abîme.

D'une part, les comtes bretons, les " machtierns ", s'efforcèrent de se rendre indépendants du pouvoir royal qu'ils avaient supporté avec peine pendant le règne de Salomon. C'étaient de puissants seigneurs qui gouvernaient presque en souverains une grande étendue de terre et de nombreux vassaux. Les comtes de Goëllo prirent alors les armes pour soutenir leurs prétentions, se réclamant de la lignée des anciens souverains de Bretagne. Ils échouèrent et la victoire demeura aux comtes de Vannes, leurs concurrents.

Par ailleurs, les invasions normandes devenaient de plus en plus redoutables. Vers 936, un jeune chef vaillant et robuste, le prince Alain, livra des combats heureux contre les Normands, notamment à Saint-Brieuc, et libéra la Bretagne de l'envahisseur scandinave. En raison de ses victoires, l'histoire lui donna le surnom de " Barbe-Torte ". Par la suite, la Domnonée se fractionna en divers pays : entre la Rance et l'Arguenon, le Poudouvre ; au-delà de l'Arguenon, le Penthièvre, puis le Goëllo et le Trégor.

La puissance des comtes de l'ancienne Domnonée ne tarda pas à s'éclipser. Le comté de Goëllo fut réuni à celui de Rennes, puis détaché, ainsi que celui de Penthièvre et de Tréguier, en faveur des cadets des comtes de Rennes. Son histoire se confondit dès lors avec celle du comté de Penthièvre, jusqu'en 1480. La maison de Penthièvre, ambitieuse maison datant du XIe siècle, tire son nom de la situation même de ses domaines, entre le Leff et le Treff (ou Trieux), et de la position de son château principal au confluent de ces deux rivières. Ce château s'appelait Pontreff ou Pontreo (Pontrieux). Le pays s'appelait Penthévrie ou Ponthévrie.

Ce comté comprenait la ville de Saint-Brieuc, s'étendit à près d'un tiers de la Bretagne. C'était comme une petite province à part qui avait ses coutumes, ses princes particuliers. Ceux-ci faisaient à leur gré la paix ou la guerre, levaient des tailles ou des aides, exerçaient plusieurs autres droits régaliens, tenaient une cour brillante et donnaient aux principaux d'entre leurs vassaux le nom pompeux de barons.

Les relations entre la maison de Penthièvre et les ducs de Bretagne furent pour le moins houleuses et nombre de conflits prirent la forme de véritables guerres de succession, entre 1341 et 1364, mêlant Anglais, Français et Bretons. En 1365, la paix fut signée à Guérande. Jean de Montfort fut reconnu comme véritable duc de Bretagne, sous le nom de Jean IV, reconnaissant la suzeraineté purement honorifique du roi de France. Jeanne de Penthièvre conservait tous ses biens en Bretagne.

Si la ligne masculine venait à faire défaut dans la maison des Montfort, l'héritage passerait à la famille des Penthièvre. Les conflits sournois reprirent néanmoins quelques années plus tard, et en 1422 les Penthièvre se virent dépouillés de leurs plus belles seigneuries, qui furent partagées entre les frères et les fils du duc. La politique du prince François Ier, fils aîné du duc Jean V, fut nettement orientée dans le sens de l'alliance avec la France, alliance qui amena la réconciliation avec les Penthièvre.

Bertrand Duguesclin, " le dogue noir de Brocéliande "

Né en 1320 au château de la Motte-Broons, près de Dinan, sa laideur fit dire de lui qu'il était " le plus laid qu'il y eût de Rennes à Dinan ". Ses traits disgracieux et sa brutalité lui valurent l'opprobre paternelle, et il dut gagner le respect de la noblesse à la pointe de son épée. Il se fit remarquer dès son enfance par sa force, son habileté dans les exercices du corps et ses goûts belliqueux.

Lors d'un tournoi sur la place des Lices à Rennes, où il avait interdiction de participer, il défit tous ses adversaires, avant de refuser de combattre son père, en inclinant sa lance par respect au moment de la joute. Il avait tout juste 15 ans ! A partir de 1342, il prit part aux combats de la guerre de succession de Bretagne, le plus souvent pour son propre compte. Passé en 1357 au service de Charles V, il s'illustra contre les Anglais en Bretagne puis en Normandie et en Maine.

Il dirigea en 1364 la campagne contre les Navarrais qu'il vainquit à Cocherel. Il fut peu après vaincu à son tour par Chandos, chef de l'armée anglaise. Charles V le chargea de diriger l'expédition française en Castille. Il fut vaincu par l'armée anglo-castillane que commandaient le roi Pierre le Cruel et le prince de Galles, à Najera, en 1367. Il dirigea également la seconde expédition française, en 1369, puis revint prendre part aux campagnes de Bretagne et d'Anjou, de Poitou, d'Angoumois et de Guyenne. Son succès le plus brillant fut la prise de La Réole.

Bien qu'il ait connu des échecs, sa réputation fut rapidement très grande. Du Guesclin fut nommé connétable de France en 1370, et réussit, en dix ans, à chasser les Anglais de presque tout le territoire français. Il doit la plupart de ses succès à une judicieuse tactique de harcèlement, lui valant le surnom de " dogue noir de Brocéliande ".

En 1380, il combat contre les grandes compagnies en Auvergne et dans le sud du Massif central. Il met le siège devant Châteauneuf-de-Randon, située en Gévaudan. Après plusieurs assauts terribles, la place promet de se rendre au connétable lui-même, si elle n'est pas secourue dans les quinze jours. Mais Du Guesclin meurt dans cet intervalle, d'avoir soi-disant bu trop d'eau glacée après avoir combattu en plein soleil, le 13 juillet 1380.

Du Guesclin avait souhaité que son corps reposât en Bretagne après sa mort. Pour exaucer son voeu, et comme la route était longue et qu'il faisait chaud, on décida de l'embaumer. En l'absence des embaumeurs royaux, on éviscéra et décervela le corps qui fut baigné dans une mixture de vin et d'épices. Mais l'effet escompté ne fut pas obtenu, et quelques jours plus tard, un nuage de mouches obscurcit le cortège, suivant de près la charrette sur laquelle le corps était déposé. Il fallut le bouillir dans un grand chaudron pour détacher les chairs du squelette.

Celui-ci et le coeur poursuivirent leur route vers la Bretagne, jusqu'à ce que le roi Charles V prit la décision de faire enterrer les ossements de son défunt connétable dans la basilique royale de Saint-Denis, aux côtés des rois de France. Sa sépulture, comme celles de la plupart des princes et dignitaires qui y reposaient, fut profanée par des révolutionnaires en 1793, comme le fut aussi le tombeau contenant ses chairs bouillies. Son coeur seul parvint en Bretagne, où il fut déposé sous une dalle au couvent des Jacobins, à Dinan. En 1810, la pierre tombale et l'urne contenant le coeur furent transférées dans l'église Saint-Sauveur de Dinan.

Les intrigues de Gilles de Bretagne

Frère du duc de Bretagne François Ier " le Bien Aimé " qui régna de 1442 à 1450, Gilles de Bretagne a laissé son nom associé au château du Guildo, situé à l'embouchure de l'Arguenon, à Créhen. Jeune, il avait été envoyé à la tête d'une ambassade auprès du roi d'Angleterre Henri VI, avec lequel il se lia d'amitié. Gilles promit de servir " le Roy d'Angleterre à la paix et à la guerre en toutes les façons qu'il lui plaira de commander ".

On peut le comprendre aisément, cette attitude déplut fortement au duc François Ier. A cette imprudence de Gilles s'ajoutait une rivalité plus profonde entre les deux frères. Gilles s'estimait en effet désavantagé par le testament de Jean V, et n'avait de cesse de réclamer à son frère une amélioration de son apanage, en vain.

Par ailleurs, Gilles éveilla de farouches convoitises en enlevant la jeune Françoise de Dinan-Montafilan, alors seulement âgée de huit ans. " Perle de noblesse, de gentillesse et de savoir ", la jeune Françoise était sûrement dotée de qualités personnelles fort appréciables mais elle était surtout la plus riche héritière du duché de Bretagne, à la mort de son père. Elle fut alors demandée en mariage par Gilles de Bretagne.

Pour Françoise de Dinan, cette demande en mariage aurait pu être un premier pas vers le trône de Bretagne mais elle le refusera. Obstiné, Gilles la fit enlever et la garda prisonnière en son château de Guildo, jusqu'à ce qu'elle ait atteint l'âge de se marier. Françoise de Dinan raconte : " Je fus prise par Monseigneur Gilles de Bretagne, lequel me voulut avoir en mariage, et toujours depuis m'a détenue jusqu'à sa prise dernièrement au château de Guildo ; lequel Monseigneur Gilles est allé de vie à trépassement sans ce que le dit mariage d'entre lui et moi ni ait été jamais accompli ni consommé, pour mon dit bas âge ". Les frasques de Gilles lui valurent une fin précoce des plus tragiques.

L'un des prétendants de la riche héritière Françoise de Dinan, Arthur de Montauban, devint l'âme du complot qui allait aboutir au meurtre de Gilles de Bretagne. Comme souvent à cette époque, les affaires de famille avaient un grand retentissement qui dépassait les frontières des comtés et duchés. Ainsi, Gilles était-il soutenu par le roi d'Angleterre, alors que son frère François Ier s'était assuré le soutien d'Arthur de Montauban et de Charles VII, roi de France...

Ce dernier craignait que les liaisons entre Gilles et les Anglais installés en Normandie ne fussent dangereuses pour le royaume de France. En 1446, François Ier fit arrêter son frère au Guildo par 400 " lances françaises " envoyées par Charles VII. Il le fit interner à Dinan.

En réaction, les Anglais s'emparèrent de Fougères et pillèrent la ville. Ce fait d'armes aggrava la situation de Gilles, définitivement perçu par son frère comme le complice des Anglais. En avril 1450, Gilles fut transféré au château de la Hardouinaye. Ses geôliers, soudoyés par Arthur de Montauban, décidèrent de le faire périr, par le poison d'abord, puis par la faim. Mais ses souffrances lui firent pousser de tels gémissements qu'une femme passant devant le château l'entendit, et lui apporta chaque jour, en secret, du pain et de l'eau.

Six semaines plus tard, stupéfaits de le trouver toujours vivant, ses geôliers essayèrent encore le poison, puis, en désespoir de cause, l'étranglèrent de leurs mains et finirent de l'étouffer entre deux paillasses. Sa dépouille fut inhumée à l'abbaye de Boquen, à Plénée-Jugon. Quelques jours plus tard, le cordelier qui avait reçu la dernière confession de Gilles de Bretagne se présenta au duc François Ier et le cita, de la part de sa victime, à comparaître dans quarante jours devant le tribunal de Dieu.

Le duc fut extrêmement frappé de ces paroles, tomba malade presque aussitôt, et expira le 17 juillet suivant. Pierre II, frère du défunt duc François Ier et de Gilles de Bretagne, monta sur le trône ducal à l'âge de 32 ans. Il se mit très tôt en devoir de poursuivre les meurtriers de son frère. Les bourreaux furent envoyés au supplice. Olivier de Meel, capitaine de la Hardouinaye, fut jugé et décapité.

Quant à Arthur de Montauban, le principal instigateur du crime, réfugié en France, il échappa au châtiment. Il entra chez les Bénédictins. Plus tard, Louis XI le fit nommer archevêque de Bordeaux, ce qui fit dire à Dom Lobineau : " Si l'on n'avait beaucoup d'autres exemples semblables de la miséricorde de Dieu, l'on serait fort surpris d'apprendre que Montauban mourut archevêque, mais Dieu ne punit pas toujours en ce monde les plus grands coupables ".

De la Renaissance à la Révolution

La belle meunière et la bataille de Saint-Cast

Durant tout le XVIIIe siècle, les côtes furent l'objet de préoccupations défensives particulières, en raison de la proximité de l'ennemi " préféré " de la France, le royaume de Grande-Bretagne. En cas de débarquement de l'ennemi, tous les hommes valides du littoral de 16 à 60 ans devaient se rendre sur le point menacé. Pour que cette armée improvisée ait pu jouer un rôle, il lui aurait fallu de la discipline, des chefs et des armes.

Or, ces milices n'avaient aucun de ces trois éléments indispensables. Le 4 septembre 1758, 10 000 Anglais, commandés par le général Bligh, débarquèrent entre Saint-Lunaire et Saint-Briac, avec comme objectif d'attaquer Saint-Malo. Mais un vent de noroît les prive du soutien de leur flotte qui doit se réfugier à l'abri de la pointe de l'Isle, à Saint-Cast.

Repoussée par le feu des batteries des forts malouins, l'armée britannique fait mouvement vers l'ouest, pillant et brûlant les châteaux et les fermes de la région, pour rejoindre ses navires dans la baie de Saint-Cast. Les soldats commirent des actes de révoltante brutalité lors de leur retraite : incendie des villages, destruction des bateaux de pêche, cruauté contre les villageois...

La flotte anglaise alla ensuite mouiller dans l'anse de Saint-Cast, puis débarqua des troupes. Celles-ci voulurent passer l'Arguenon au Guildo, mais là, une centaine de volontaires commandés par Rioust des Villes-Audrain et par de la Ville-au-Comte barrèrent le passage pendant trente-six heures. Les Anglais forcèrent le passage et remontèrent vers Matignon, incendiant au passage une trentaine de maison et massacrant quelques habitants.

Le duc d'Aiguillon avait eu le temps de concentrer ses troupes à Saint-Potan. Il forma trois corps. Celui commandé par d'Aubigny joua le rôle principal dans l'action avec les volontaires bretons à Saint-Cast, le 11 septembre. Les Anglais rejetés à la mer perdirent environ 2 000 hommes et 740 prisonniers. La bataille qui débuta à 8h30 se termina vers 12h30. Un Te Deum fut chanté le lendemain.

C'est l'un des rares faits d'armes où les Français sortirent victorieux durant la guerre de Sept Ans. Fortification qui a joué un rôle stratégique majeur, une tour Vauban est encore visible sur l'île des Ebihens, en face de la presqu'île de la pointe du Chevet, à Saint-Jacut-de-la-mer. Un tableau représentant la bataille est situé au premier étage de la préfecture de Saint-Brieuc.

Les vitraux de l'église de Saint-Cast gardent également trace de cet épisode. En revanche, l'histoire est moins flatteuse envers le duc d'Aiguillon. En effet, dans la lutte du Parlement de Bretagne contre le pouvoir royal, La Chalotais minimisa le rôle du duc dans la bataille. En faisant allusion aux relations que celui-ci entretint avec la meunière du Moulin d'Anne où il avait établi son quartier général, le procureur général put déclarer que " le duc d'Aiguillon à Saint-Cast s'était plus couvert de farine que de gloire ".

Le nom de la " Belle Meunière ", figure de l'histoire castine, est aujourd'hui associé à une célèbre pâtisserie de la station balnéaire.

L’industrie de la toile au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, la grande industrie bretonne était incontestablement celle de la toile de chanvre et de lin. Elle était particulièrement florissante à Quintin, à Uzel et à Loudéac, localités spécialisées dans la fabrication des toiles fines très recherchées. Cette industrie domestique de la toile permettait de procurer des ressources supplémentaires non négligeables aux cultivateurs.

De la Révolution au XXIe siècle

Création des Côtes-du-Nord

Par la loi du 22 décembre 1789, le territoire national est découpé en départements, nouvelles circonscriptions administratives. Institué par l'Assemblée constituante, ce découpage visait à rompre les particularismes locaux, en simplifiant la carte administrative de l'Ancien Régime. Le décret du 15 janvier 1790 découpe la Bretagne en cinq départements.

Le département des Côtes-du-Nord est créé par le décret du 26 janvier 1790. Il est divisé en cinq arrondissements communaux : Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac et Saint-Brieuc. L'arrêté du 25 pluviôse an X (14 février 1802) fixe à 47 le nombre de cantons. Chaque département est alors doté d'un Conseil départemental, assemblée délibérante constituée de 36 membres élus, nommant en son sein un président et un directoire exécutif permanent.

Le département des Côtes-du-Nord s'étend sur une partie de l'ancienne province de Bretagne, et est composé de l'est des évêchés de Cornouaille et du Trégor, de la presque totalité de l'évêché de Saint-Brieuc : l'extrême sud étant rattaché au Morbihan, du nord-ouest de l'évêché de Saint-Malo, d'une petite partie de l'évêché de Dol, ainsi que de deux petits morceaux de l'évêché de Vannes. Au civil, il s'étend sur les comtés de Penthièvre et de Trégor, augmentés de l'essentiel du Poudouvre et des parties nord du Poher et du Porhoët.

Il reprend ainsi une partie importante de l'ancien royaume de Domnonée, dont le nom disparaît au XIe siècle. La formation de ce département fut très débattue. La partie ouest voulait un département centré sur Morlaix regroupant le nord-ouest de la Bretagne. La ville de Saint-Malo voulait qu'un département fût formé autour d'elle, au détriment de Saint-Brieuc et de Rennes, mais ce projet n'eut aucun soutien des représentants des autres villes bretonnes.

Finalement, le département des Côtes-du-Nord de la Bretagne s'étendit jusqu'à la Rance, Saint-Malo n'obtenant que quelques communes lui faisant face, dont Dinard, sur la rive gauche de la Rance. La ville de Saint-Brieuc obtint d'en être le chef-lieu, au détriment de Quintin, autre candidate aussi peuplée qu'elle.

Boishardy " le sorcier ", chef chouan

En Bretagne, la chouannerie débuta au mois de mars 1793, en même temps que l'insurrection vendéenne. La révolte éclata un peu partout à la fois, notamment dans les campagnes de Lamballe et de Moncontour, insurgées sous le commandement du chevalier de Boishardy, né à Bréhand. C'est la levée des 300 000 hommes, en mars 1793, qui poussa Boishardy vers la chouannerie.

La Révolution française ayant besoin de soldats, elle ordonna qu'un tirage au sort de combattant fût organisé par commune. Le 25 mars 1793, à Pommeret, commune située à 8 kilomètres de Bréhand, les jeunes gens refusent le tirage au sort et arrachent les registres des commissaires de la République. C'est le signal du soulèvement dans les Côtes-du-Nord. Aux cris de " Marchons sur Pommeret ! ", les jeunes de Bréhand se dirigent alors vers la commune rebelle, Boishardy en tête.

Ils sont rejoints en chemin par les jeunes des communes alentours, au lieu-dit la Lande du gras, à Meslin. Ensemble, ils marchent sur Pommeret et molestent l'épicier républicain du bourg. Le même jour, ils pillent la malle poste républicaine à Sainte-Anne, en Coëtmieux. Les événements de Pommeret font tâche d'huile, notamment à Bréhand, ou les jeunes suivent l'exemple. Les insurgés sont venus chercher Boishardy en raison de son expérience militaire, et non pas en raison de ses origines nobiliaires.

Charismatique, ce dernier s'impose naturellement comme chef de la chouannerie dans la région. Il prit part à la première insurrection, celle menée par La Rouërie, et fut chargé par lui de commander les forces militaires de l'Association bretonne sur les Côtes-du-Nord. Il est reconnu ailleurs également, puisqu'il est en contact avec le Vendéen François de Charette. Mais la chouannerie de la région lamballaise reste de faible ampleur. Ses actions de guerre de harcèlement resteront limitées. A noter toutefois, la prise de Jugon, petite ville entre Lamballe et Dinan.

Après la mort de La Rouërie, Boishardy se retira vers la côte, entre Lamballe et Moncontour. Réunissant tous ceux qui s'armaient contre la Révolution, il établit son quartier général à Bréhand. Aussi adroit qu'intrépide, le chef chouan disposait d'un tel ascendant sur les paysans, qu'ils se seraient tous exposés à la mort pour le défendre. Boishardy, proscrit est insaisissable, se cachant entre Pommeret, Bréhand et Moncontour au gré de ses nombreuses amitiés, est surnommé " le sorcier " par les républicains.

Au mois d'août 1794, il alla trouver Puisaye et le reconnut comme généralissime des chouans. Puisaye le fit colonel et lui donna la croix de Saint-Louis. Il commanda les royalistes des Côtes-du-Nord. Au mois d'octobre 1794, se voyant encerclé par la division du général républicain Rey, il crut écarter le danger en faisant des ouvertures de paix.

Ayant demandé une entrevue au général Humbert, qui commandait à Moncontour une division républicaine, il lui indiqua, dans les premier jours de décembre, un bois pour le lieu de la rencontre. Il s'y rendit avec cinquante chouans armés. Humbert arriva seul, sans aucune escorte. Le général royaliste, étonné de la sécurité de cet officier, lui dit : " Le témoignage de confiance que tu me donnes me décide à la réciprocité. Je vais renvoyer ma troupe, et chercher avec toi les moyens de ramener la paix dans ces malheureuses contrées ! ".

Les amitiés de Boishardy ne sont pas que royalistes, un respect profond et partagé le lie au général républicain Humbert, grâce auquel il signa une trêve avec Lazare Hoche, en mars 1795. Après la pacification, la trêve ne fut pas respectée, et des attentats furent commis dans le secteur de Boishardy. Les hostilités ayant recommencé entre les deux partis, Boishardy reprit l'offensive.

Les poursuites contre " le sorcier " reprirent, et un camp républicain fut installé à Meslin. Les républicains ayant été instruits qu'il se trouverait le 15 juin 1795 dans son château de Villehemet, une compagnie de grenadiers marcha pour l'y surprendre. Il fut trahi par un jeune homme, mais ne s'en aperçut que trop tard. Sa fuite tardive s'effectua sous les tirs des " bleus ".

Il fut atteint et achevé à coups de sabre par deux soldats, puis décapité, sur la route de Bréhand à Moncontour, près de la chapelle Saint-Malo. Sa jeune amie, Joséphine de Kercadio, assista à la scène tragique. Un calvaire marque encore le lieu aujourd'hui. La tête sanguinolente de Boishardy fut promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour, puis jetée dans un lac à Maroué. Privée d'un chef charismatique, la chouannerie des Côtes-du-Nord se recomposa sous d'autres formes.

Elle évolua en micro-chouannerie jusqu'en 1800, et en chouannerie-brigandage de 1800 à 1804. Le chef chouan du département, Mercier la Vendée, adjoint de Georges Cadoudal, fut tué près de Loudéac, en 1801. Saint Régent, chef de la région de Merdrignac, sera l'exécutant du premier attentat contre Napoléon Bonaparte, en décembre 1800. Le courant romantique retiendra de Boishardy son charisme, son idylle avec Joséphine de Kercadio et sa mort tragique. On dit que Balzac se serait inspiré de son histoire dans son roman Les Chouans...

Un pays de Terre-neuvas et d'Islandais

Grâce au commerce portugais, l'Europe découvre dès le début du XVe siècle, un poisson inconnu jusqu'alors : la morue. Sa consommation croissante entraîne une augmentation considérable des flottilles pour pêcher en haute-mer. De nombreuses goélettes partent alors pêcher la morue au large des côtes canadiennes et dans le golfe du Saint Laurent.

Tous ces hardis équipages se retrouvent au large d'une grande île qui pourrait être celle de Terre-Neuve, nommée sur les cartes marines de cette époque " île de Bacalaos " (Ile des morues en portugais), en compagnie d'autres vaillants navigateurs portugais, irlandais, anglais, vénitiens et hollandais. Les marins " terre-neuvas " n'étaient pas tous originaires des villages côtiers, et la main-d'oeuvre était également largement fournie par des hommes habitant à l'intérieur des terres. Paimpol est célèbre pour avoir été au début du XXe siècle un des ports de la " grande pêche ", au large de l'Islande.

Pierre Loti en fera un roman en 1886, Pêcheur d'Islande. Tournées vers la mer dès le XIXe siècle, les rues de Paimpol véhiculent encore les épopées de ces marins surnommés les " Islandais ". Spécificité du pays, la pêche morutière, gourmande en jeunes gens, dont beaucoup ne reviendront jamais. En mémoire des disparus en mer, les habitants ont érigé des monuments pour ne jamais oublier.

Aujourd'hui encore, la Croix des Veuves rappelle ces femmes qui attendaient au bout du quai de voir enfin apparaître une voile à l'horizon. Cet hommage aux marins est omniprésent, des chapelles au mur des disparus, jusqu'au musée de la Mer et au musée Mémoire d'Islande. Photos, lettres, cartes marines et objets du quotidien vous permettront de replonger dans l'univers de ces forçats de la mer.

Si l'histoire de Paimpol a été plutôt mouvementée jusqu'à la moitié du XXe siècle, c'est devenu aujourd'hui une ville calme où il fait bon vivre, même s'il y flotte encore une atmosphère mêlant parfum de filets et chants de marins.

La grève du Joint français

Loin du cliché d'un département exclusivement tourné vers l'agriculture et la pêche, les Côtes-du-Nord ont également été le théâtre de mouvements sociaux dans les entreprises industrielles.

En mai-juin 1968, les travailleurs du Joint français avaient participé à la grève générale et avaient occupé l'usine. Mais, c'est le 10 mars 1972 qu'ils décident d'une grève qui, durant huit semaines, va être au centre de l'actualité sociale en France. Considérée comme un moment fondateur, la grève du Joint français à Saint-Brieuc a revêtu une dimension historique incontestable.

Le Joint français est un organe délocalisé d'une entreprise parisienne, filiale de la Compagnie générale d'électricité. Les salaires sont bas, et les conditions de travail médiocres. Le 14 février, les délégués syndicaux adressent leurs revendications à la direction générale parisienne, à savoir : le rattrapage de leurs salaires avec ceux d'une autre usine du Joint français située à Bezons dans la région parisienne, la réduction du temps de travail hebdomadaire, ainsi qu'un treizième mois de salaire.

La grève générale est votée pour le 13 mars. Le 17 mars, à 4 h du matin, les gendarmes mobiles investissent l'usine. Cette intervention va servir de catalyseur à la grève, qui va se structurer de façon radicale. La solidarité financière se met en place très rapidement. Effet inattendu, un comité de soutien se crée hors de l'usine, regroupant les partis et associations de gauche, sauf le parti communiste.

Les lycéens de Saint-Brieuc s'organisent, les prêtres effectuent des quêtes en faveur des grévistes, le conseil municipal condamne l'intervention de la gendarmerie, des exploitants agricoles viennent offrir aux grévistes du beurre et des légumes, des chanteurs bretons animent des soirées de soutien, 78 municipalités des Côtes-du-Nord votent une aide aux grévistes...

Bref, unanimité contre la direction de l'usine ! Le 18 avril, 12 000 personnes manifestent à Saint-Brieuc, obligeant le ministre du Travail à proposer un compromis, qui aboutira à un échec. Le 3 mai, toutes les grandes villes bretonnes sont paralysées par des manifestations en faveur des grévistes. Finalement, un accord est conclu le 6 mai, prévoyant une augmentation de salaire de 3,5 % avec un minimum de 0,45 francs de l'heure.

La spécificité de cette grève est qu'elle a largement été ressentie comme une grève pour la Bretagne. La solidarité financière a été immédiate et massive. On voit à partir de cet événement poindre un intérêt populaire pour la défense et la promotion d'une classe ouvrière, jusque-là ignorée.

Et le Nord devint Armor...

Durant deux siècles, le département porta le nom de Côtes-du-Nord, ce qui prêta à de nombreuses confusions géographiques et culturelles : nombreux étaient les curieux intrigués de ne trouver nulle mention de culture ch'ti dans un département dont le nom signifiait, à coup sûr, qu'il se situait dans la région Nord-Pas de Calais.

Le 20 avril 1962, un projet relatif au changement du nom du département en celui de Côtes-d'Armor a reçu un avis favorable du Conseil général. Mais ce n'est qu'en 1990 que le département des Côtes-du-Nord prend officiellement le nom plus enchanteur de Côtes-d'Armor, signifiant littéralement " Côtes de la mer ". Charmante équivoque, les touristes hispanophones entendent généralement " Côtes d'Amor ", et se prennent à rêver de découvrir les côtes de l'amour...

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Date de dernière mise à jour : 03/09/2016