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La Dordogne Patrimoine et histoire (24)

Patrimoine architectural de la Dordogne

Quoi faire en Dordogne ? Laissez-vous aller et découvrez l'histoire, le patrimoine, les monuments, la culture, la beauté et la richesse de lDordogne et de ses environs. Séjour touristique en France dans ses pages énumère les lieux avec des classifications touristiques officielles aux alentours et d'autres lieux d'intérêt à visiter en Dordogne qui devraient servir d'inspiration si vous êtes en vacances.

Notre guide du patrimoines et de l'histoire de la Dordogne à pour but de vous faire découvrir les monuments, le patrimoine et l'histoire de la Dordogne.

L'histoire de la Dordogne et la diversité de ses milieux ont créé un patrimoine culturel et architectural d'une grande richesse. Quelques éléments emblématiques permettent de caractériser cette richesse, à commencer par le patrimoine préhistorique.

beaumont-du-perigord guide touristique de la DordogneLa guerre de Cent Ans a également contribué à la construction ou la reconstruction de nombreux châteaux forts transformés ultérieurement en demeures d'agrément, ainsi qu'à la création de places fortes appelées bastides. Presque tous les châteaux, fermes seigneuriales ou abbayes, possédaient leurs pigeonniers de formes et de styles différents.

Quelques-uns sont encore debout... Les églises romanes sont nombreuses, plus de 800 seront érigées entre le XIe et le XIIe siècle, et les plus remarquables se situent en Ribéracois.

Autres curiosités : les bories. Ce sont d'étranges petites cabanes circulaires de pierres sèches recouvertes d'un toit de lauze sans charpente. Elles servaient d'abri pour le chasseur, le berger, voire d'habitation. Ce sont des cabanes en pierre sèche datant des XVIIIe et XIXe siècles, construites avec une assise circulaire, chaque pierre étant inclinée vers l'extérieur. Elles servaient d'abri pour les cultivateurs ou de couvertures pour les puits. Les entrées sont étroites ou basses.

Il reste quelques séchoirs à tabac, témoins d'un passé où la culture du tabac était une ressource importante, notamment dans la vallée de la Dordogne. L'architecture contemporaine est en revanche quasi inexistante, le Périgord étant avant tout une terre d'histoire.

Dès le Xe siècle des cités fortifiées ont été construites, souvent sur des éperons rocheux comme Belvès par exemple. Mais l'architecture la plus originale du Périgord est celle des bastides.

Le terme " bastide " désigne les villes nouvelles fondées pour le compte du roi de France ou d'Angleterre au cours des XIIIe et XIVe siècles. Ce mot, issu du latin médiéval et de l'occitan bastida, suggère l'idée de construction. Même si son sens a varié au cours des siècles - pour désigner à l'origine des constructions provisoires en bois - sa signification la plus importante est celle qu'on lui a attribuée au Moyen Âge, à partir de 1220.

Dès cette époque, on trouve en effet dans les actes officiels la mention " bastida seu villa nova " (bastide ou village neuf) et " bastida sive populationes " (bastide ou centre de peuplement). Ces agglomérations sont en effet " nouvelles ", puisqu'elles sont édifiées selon une nouvelle conception de la ville qui marque la rupture avec la cité médiévale organisée autour d'un château, d'une abbaye ou d'une église. Un véritable phénomène d'urbanisation était né qui préfigurait l'habitat rural actuel.

Belvès vue générale de l'un des plus beaux village de FranceEn Périgord, vingt-cinq bastides environ furent créées, mais seulement dix-huit arrivèrent à maturité. Elles ont été édifiées entre la guerre des Albigeois et celle de Cent Ans, soit dans un laps de temps relativement bref, une soixante d'années environ, de 1250 à 1316. 1250 pour Villefranche-du-Périgord, et 1316 pour Saint-Barthélémy. Quelques tentatives plus tardives avortèrent, comme celles de Beaulieu et Pépicou. Elles occupent principalement le sud du département, en raison de la proximité de l'Agenais devenu théâtre de rivalités franco-anglaises.

En effet, les seigneurs locaux avaient bien des difficultés à affirmer leur autorité, entre le roi d'Angleterre devenu duc d'Aquitaine et le roi de France qui voulait étendre son influence. Pourquoi le phénomène des bastides ne s'est-il pas poursuivi au-delà du XIVe siècle ? Il y a plusieurs raisons à cela : le succès des nombreuses créations suscitait des craintes chez les hauts personnages du royaume qui voyaient leur influence diminuer dans certaines régions. La noblesse évoquait les préjudices causés par les villes neuves.

De plus, les possibilités de peuplement commencèrent à s'épuiser et quelques bastides ne parvinrent pas à se remplir. En Dordogne, ce fut le cas de Bonneval et Chassaing. Enfin, dans certaines régions, la trop forte densité de bastides nuisait à leur développement. Les bastides, notamment à Monpazier, Villefranche-du-Périgord, Domme et ses remparts, et Eymet et son château.

les bastides constituent un héritage architectural et urbanistique des XIIIe et XIVe siècles. Il s'agit de villes ou villages bâtis selon un modèle planifié type : plan orthogonal avec une place publique qui occupe la partie centrale de ce maillage à angle droit. Elles sont tout à la fois des places fortes et des espaces commerciaux où se tiennent de manière privilégiée foires et marchés.

Patrimoines, monuments et sites touristiques de la Dordogne

La Dordogne dispose d'un riche patrimoine, aussi les " immanquables " sont-ils nombreux. Pays des mille et un châteaux, des grottes, des gouffres, des habitats troglodytiques, de jardins, de vignobles et de villes médiévales, le choix est vaste ! Divisée en quatre parties : le Périgord vert, le Périgord blanc, le Périgord pourpre et le Périgord noir, la Dordogne est essentiellement tournée vers un tourisme culturel, gastronomique et de pleine nature.

Beynac et cazenac l un des plus beaux villages de france 04La Dordogne est un département très riche en patrimoine puisque l'on part de la préhistoire pour arriver à nos jours, aussi les sites immanquables sont nombreux. Pays des 1001 et un châteaux, des grottes, des gouffres, des habitats troglodytes, des jardins, des vignobles et des villes médiévales, le choix est cornélien... Les 4 Périgord ont chacun leur histoire bousculée surtout pendant la Guerre de Cent ans ou durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Périgord vert et le val de Dronne. Le Périgord vert tire son surnom de sa surface de verdure vallonnée et généreusement arrosée entre Lanouaille et La Roche-Chalais en passant par Nontron ou Brantôme : vous pourrez y prendre un grand bol d'air et de sérénité.

La Dronne est l'une des plus belles rivières de France, surtout son tronçon qui coule en Périgord. Les sites et les monuments à visiter ne manquent pas entre les châteaux, dont ceux de Puyguilhem et de Bourdeilles, les quatre abbayes, dont celle de Brantôme (ville surnommée la Venise verte) ou bien encore les églises romanes fortifiées à coupoles, au nombre de quarante dans le Ribéracois. La Dronne offre également des spots pour se baigner, plages de rivières et plans d'eau.

Le Périgord blanc. Ce coin du Périgord est composé de plateaux calcaires, ce qui lui a valu son nom. Il est situé au centre de la Dordogne et s'étend autour de la capitale...

Musée de la Dordogne

Musée du vin, de la Batellerie et de la Tonnellerie - Bergerac - 30km

Une gabare en reparation sur le quai salvette guide touristique de bergeracCréé en 1983, le Musée du Vin et de la Batellerie s'inscrit dans la dynamique de cet intérêt retrouvé pour la connaissance du patrimoine fluvial et du monde viticole. Les collections exposées furent constituées à partir de collectes d'objets, de documents photographiques, d'archives de divers types, réalisées dans le cadre d'enquêtes menées auprès de familles d'anciens bateliers, sur des sites archéologiques du fleuve et dans l'ensemble des terroirs viticoles du Bergeracois.

Aux objets anciens, s'ajoute le fruit de travaux de recherche récents qui permirent, en outre, de procéder à l'élaboration de maquettes restituant la morphologie des principaux types de bateaux présents sur la Dordogne en 1900...

Musée d’Art sacré - Bergerac

Installé dans le bâtiment de la petite mission, il réunit des oeuvres religieuses : tableaux, sculptures, vases sacrés de tous les styles. Remarquez la pierre de Lauzerte, curieuse statue très archaïque découverte dans une chapelle de Lauzerte (Tarn-et-Garonne)

Musée d’Histoire urbaine - Bergerac

Dans une maison attenante à l’hôtel Peyrarède et reliée à celui-ci, des objets, cartes, documents, vestiges architecturaux, meubles… évoquent l’histoire de Bergerac.

Musée du Tabac - Bergerac

Il est installé dans la maison Peyrarède, élégant hôtel dit des rois de France édifié en 1603, qui s’orne d’une tourelle en encorbellement. Ses remarquables collections y sont fort bien présentées. De salle en salle, on suit le destin extraordinaire de cette plante qui, aujourd’hui encore, demeure au centre de bien des préoccupations.

De nombreuses gravures satiriques du XIXè siècles illustrent cet art de “consommer” le tabac. Au 2ème étage, sont réunis quelques oeuvres d’art évoquant le tabac et les fumeurs.

Le Périgord Blanc - Périgueux - 130km

Visite de la ville : la place Saint Louis (bel exemple de restauration d'immeubles anciens avec fenêtres à meneaux), la place Saint-Silain, la rue Limogeanne (Rue piétonne pittoresque, commerçante et très animée dans laquelle il fait bon flâner),

Les bords de l'Isle (lieu verdoyant), Le canal, Les églises à coupoles : Saint-Etienne et Saint-Front (exemple très pur du style roman périgourdin), La tour de Vésone. Temps libre sur le marché aux truffes (mercredi ou samedi). Visite du musée du Périgord : un des tout premiers musée de France pour la Préhistoire. C'est ici que sont entreposés les squelettes découverts près de Montignac, au Régourdou, de très beaux os gravés mais aussi des collections médiévales, d'ethnographie exotique...

Musée militaire du Périgord - Périgueux

Une multitude d’armes, de drapeaux et d’uniformes évoquent le passé militaire du Périgord du Moyen Âge à nos jours et ses grands hommes de guerre.

Musée Peyzac-le-Moustier - Montignac

Le musée paléontologique présente l’évolution des êtres vivants et la progression de leurs techniques, des premiers êtres, trilobites ou autres ammonites parfois âgés de 600 millions d’années, aux Gallo-Romains.

Maison de la Truffe - Sorges

Ce musée didactique, fort bien installé dans les locaux du Syndicat d’initiative (ancienne grange réaménagée), a été inauguré en 1982. Il illustre la récolte de la truffe au moyen de tableaux, de cartes, de photos, de films et même de textes littéraires : à l’étage, vous pouvez ainsi consulter les références de quelques 700 auteurs ayant un jour évoqué ce champignon envoûtant.

Il apprend aussi au visiteur l’histoire de la truffe, présente les différentes espèces, les terrains d’élection, les arbres-hôtes, les méthodes de recherche, et donne un aperçu de la place de ce champignon dans l’économie et la gastronomie. Des informations sont disponibles sur les trufficulteurs locaux et la Fédération nationale.

Le patrimoine préhistorique de la Dordogne

La Dordogne se distingue par son patrimoine préhistorique exceptionnel. Les grottes ornées et sites préhistoriques de la vallée de la Vézère comportent 147 gisements remontant jusqu'au paléolithique, et 25 grottes ornées.

Ce patrimoine présente un intérêt tant ethnologique et anthropologique qu'esthétique avec ses peintures pariétales, en particulier celles de la grotte de Lascaux, mais aussi ses abris-sous-roche.

Grotte et gouffre de la Dordogne

Grotte de Lascaux

Elle fût découverte le 12 Septembre 1940 par quatre jeunes gens partis à la recherche de leur chien disparu dans un trou provoqué par le déracinement d'un arbre. L'instituteur de Montignac, averti de cette découverte alerta aussitôt l'abbé Breuil, qui vint sur place et fit une étude minutieuse de cette grotte qu'il baptisa "la Chapelle Sixtine du Périgordien".

La grotte est composée de deux grandes salles, la Rotonde et l'Abside, et de galeries plus ou moins larges, ornées d'environ 1 500 gravures et 600 dessins peints en jaune, rouge et noir. Les peintures et gravures représentent des taureaux, des chevaux, des cerfs, des bouquetins, mais aussi des félins, un renne, un ours, un rhinocéros et un animal fantastique, tous accompagnés de points et de motifs géométriques dont la signification est inconnue.

la-scene-du-puits guide toristique de LascauxClassée monument historique, la grotte est inaugurée en 1948, mais malgré les précautions prises, les peintures commencèrent à se détériorer, l'effet du gaz carbonique et la pénétration de l'humidité entraînant le développement d'une moisissure verte et un dépôt de calcite blanchâtre. La grotte fut définitivement fermée au public en 1963. Dix ans plus tard, le projet d'un fac similé est émis, qui aboutira à l'ouverture de Lascaux II en 1983.

Ce fac similé, réalisé par Monique Peytral, est situé à 200 m de la grotte originale. Les deux galeries reproduites -la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial rassemblent la majeure partie des peintures de Lascaux. Une véritable prouesse technologique et une grande rigueur scientifique ont permis de recréer l'atmosphère de la cavité originale. En 10 ans, plus de 3 millions de visiteurs ont pu découvrir, grâce à son double, le plus célèbre sanctuaire du monde, qui a pu ainsi renaître à la vue du public.

Grotte de St Cirq - Le Bugue

Dans une petite grotte, sous une roche en léger surplomb, ont été découvertes sur les parois verticales et les plafonds quelques gravures attribuées au magdalénien moyen (entre - 16 000 et - 13 000 ans). Il s’agit de chevaux, de bisons et de bouquetins. Vous remarquerez la très belle gravure appelée "l’homme" ou "le Sorcier de St Cirq". Un petit musée présente des fossiles et de l’outillage préhistorique.

Caverne de Bara-Bahau - Le Bugue

Longue d’une centaine de mètres, elle se termine par une salle bouchée par un effondrement de rochers. Sur la voûte de cette salle, se distinguent notamment des gravures et des tracés digitaux attribués à la fin du magdalénien ancien et au début du magdalénien moyen (- 16 000 ans), découverts en 1951 par N. et M. Casteret. Ils représentent chevaux, aurochs, bisons, cervidés, ours ainsi que des signes abstraits.

Gouffre de Proumeyssac - Le Bugue

Un tunnel percé dans une colline donne accès à la plate-forme aménagée à mi-hauteur du gouffre. De là, on découvre l’ensemble de cette coupole souterraine, de forme régulière, décorée, à la base des parois surtout, de belles concrétions ocre ou blanches. Un important ruissellement continue à alimenter des stalactites très denses par endroits et formant des draperies, des stalagmites d’une grande pureté, des formations originales comme des excentriques ou des cristallisations triangulaires au sol.

Les châteaux en Dordogne

C'est en Périgord que l'on dénombre la plus grande densité de repaires nobles de France. D'après Jean Secret, historien des châteaux en Périgord, le département de la Dordogne compterait 1 500 châteaux, manoirs et gentilhommières.

Ce nombre élevé s'explique en partie par les fortes rivalités successorales qui engendrèrent une multitude de petits seigneurs, sans grosses richesses, mais souvent prêts à affirmer leur suprématie. La hauteur du donjon et l'épaisseur des courtines ne servent pas seulement à repousser les attaques, elles suggèrent aussi une image de puissance. A partir de l'an mil, le château seigneurial connaît une évolution extraordinaire.

En effet, bon nombre de châteaux périgourdins ont la particularité de faire cohabiter, de façon harmonieuse, une très grande diversité de styles due aux époques successives de construction. Le château de Biron est intéressant par l'exemplarité des styles qui se sont greffés les uns aux autres, au gré des générations qui s'y sont succédé.

Chateau de monbazillac dordogne guide touristiqueArchitecture militaire

L'architecture militaire est bien représentée par les hautes silhouettes de forteresses qui dominent la vallée de la Dordogne comme Castelnaud, Beynac, Biron, etc. (voir rubrique Châteaux) mais aussi par des castrum comme Belvès ou les bastides comme Monpazier (voir rubrique Villes et Villages).

Le château de Jumilhac
Dominant la vallée de l'Isle, le château de Jumilhac impressionne par la variété de ses ardoises, ses tourelles aiguës, ses poivrières et ses épis de faîtage. Il a été bâti après 1581, sur un château fort, très ancien et fut complété au XVIIe siècle. • Le château de Puyguilhem
En descendant, on découvre le château de Puyguilhem, joyau de la Renaissance en Périgord, en tout cas le plus original et le plus riche en sculptures intérieures et extérieures.

• Le château de Richemont
A quelques kilomètres, à Saint Crépin d'Auberoche, se trouve le château de Richemont. Il a été construit de 1564 à 1581 par Pierre de Bourdeilles, alias le célèbre chroniqueur Brantôme, qui y rédigea ses oeuvres et y vécut jusqu'à sa mort.

• Le château de Bourdeilles
Dominant la Dronne, le château de Bourdeilles fut le siège d'une des quatre baronnies du Périgord. Ce sont en fait deux châteaux bâtis sur une terrasse fortifiée ; une forteresse médiévale et un château médiévale et un château Renaissance, dont les salles richement décorées abritent un prestigieux mobilier.

Le château d’Hautefort
Au nord du Périgord Blanc se trouve le château d'Hautefort. Il est entouré du parc et de ses prestigieux jardins d'une beauté exceptionnelle.

Le château des Bories
En bordure de rivière, le château Des Bories atteste de tout le charme de la renaissance à la porte de Périgueux. Il conserve en outre l'une des plus belles cuisines gothiques du Périgord.

Le château de Losse

le-chateau-de-losse-sejourss-celibataires.jpgAu cœur du Périgord et de la vallée de la préhistoire, le château de Losse dévoile ses appartements ornés d'un très beau mobilier, témoignage de la vie sous les derniers Valois et les premiers Bourbons.

• Le manoir d’Eyrignac
A quelques kilomètres à l'est, vous pouvez visiter le manoir d'Eyrignac. De cette demeure familiale, habitée et meublée depuis le XVIIe siècle, émane tout le charme sarladais. Les jardins à la Française, datant du XVIIIe siècle, sont exceptionnels.

• Le château de Puymartin
Plus près de Sarlat, le château de Puymartin a conservé, par son mobilier d'époque, ses tapisseries, ses peintures, cet ensemble indéfinissable d'intimité qui ne peut exister que par le lien des générations.

• Le château de Beynac
Le château de Beynac fut l'une des quatre baronnies du Périgord. Il domine le bourg accroché sur la rive droite de la Dordogne. Les appartements ont conservé des boiseries et des plafonds peints du XVIIe siècle.

* Le château de Milandes : Dominant la Dordogne de son logis très élevé, le château des Milandes, commencé en 1449 par F. de Caumont, fut l'ancienne résidence et "pouponnière" de Joséphine Baker. La chapelle du XVe siècle reste un joyau.

Le château de Castelnaud - 160 km

le-chateau-de-castelnaud-sejours-celibataires.jpgA 10 kilomètres de Sarlat, entre la bastide de Domme et le bourg médiéval de Beynac, le château dresse sa majestueuse silhouette au sommet de la falaise dominant les vallées de la Dordogne et du Céou. Sa visite offre un voyage à travers 8 siècles d'une histoire mouvementée, de la Croisade contre les Albigeois, à la Guerre de 100 Ans, entrecoupée de diverses phases de reconstruction. Après la Révolution, la forteresse est laissée à l'abandon et tombe peu à peu en ruines.

• Le château de Biron
Le château de Biron est le témoin prestigieux de la grandeur et de la puissance d'une famille (les Gontaut Biron) qui tinrent le fief huit siècles et à qui nous devons cet ensemble architectural exceptionnel.

Le château de Montreal
Sur les coteaux entre Isle et Dordogne, le prince architectural de la région, le château de Montreal. Forteresse aménagée par les Pontbriant à la Renaissance ce château du XIIe siècle abrite une collection de portraits et de statues de pierre unique.

Le château de Monbazillac
Enfin, le château de Monbazillac, bâti au milieu du XVIe siècle, veille sur le vignoble prestigieux de Monbazillac. Il abrite un musée du vin, des arts et traditions populaires et du meuble périgourdin.

Jardins panoramique de Limeuil (à Cadouin) - 90km A la confluence Dordogne-Vézère, découvrez ce parc à l’Anglaise : arboretum, jardins thématiques (eau, couleurs, sorcières), parcours ludiques et pédagogiques (arbres, paysages,...). En été, profitez des ateliers autour de la nature et de l’artisanat. Puis découverte du petit village.

 

Architecture religieuse en Dordogne

L'écrivain américain Henry Miller disait que le Périgord semblait tout entier un lieu sacré, un lieu inspiré à commencer effectivement par la préhistoire et par les traces laissées par ses hommes. Viennent ensuite les dolmens et mégalithes. Plus d'une centaine sont répertoriés dans le département, notamment dans le sud. Plus tard, plus de 800 églises périgourdines sont érigées entre les XIe et le XIIe siècles.

Belves église de fongalopCe sont des églises paroissiales à nef souvent unique et de petite dimension, exceptées Saint-Etienne-de-la-Cité et Saint-Front à Périgueux. Peu d'églises ont conservé leurs peintures et leurs fresques. Le Moyen Age a vu l'implantation d'abbayes cisterciennes dont Boschaud et bien sûr Cadouin. L'influence templière a marqué également l'art roman tardif.

Et il ne faut pas oublier l'influence protestante. Des temples ont été construits tout particulièrement le long de la vallée de la Dordogne mais nombre d'entre eux ont été démolis lors de la révocation de l'Édit de Nantes et les communautés ont continué à pratiquer leur culte dans des maisons particulières, des granges, etc.

La foi a généré d'autres constructions que les églises ce sont les cluzeaux, des souterrains creusés par les hommes pour pratiquer au Haut-Moyen Age des cultes chtoniens puis pour abriter très souvent les "hérétiques" (cathares et huguenots). Enfin plus récemment en 1977, un Anglais, Bernard Benson, attiré par le bouddhisme abandonne aux Lamas 350 hectares sur les terres de son château situé dans la vallée de la Vézère. Deux écoles vont se partager les terres : l'école Nyingmapa et l'école Kagyupa.

Aujourd'hui on compte six centres tibétains en Dordogne, tous situés sur la Côte de Jor. Ils accueillent chaque année des milliers de stagiaires. En 1991, le Dalaï Lama en personne est venu pendant trois jours y prodiguer ses enseignements.

Ouvrages d’art en Dordogne

Parmi les ouvrages d'art en Dordogne on peut évoquer le canal de Lalinde et le barrage de Tuilières. Le canal construit en 1840 est long de 15,300 km de Mauzac à Tuilières. Il permettait de faciliter la navigation et d'éviter les " malpas " (passages dangereux) de la Dordogne où se fracassaient les gabares des bateliers.

Il est aujourd'hui géré par le Syndicat intercommunal du Canal de Lalinde. Souvent des bénévoles offrent de la main‐d'oeuvre gratuite ou participent financièrement à la restauration d'ouvrages d'art liés au canal.

Le barrage de Tuilières retient les eaux de la Dordogne. Il a été construit en béton au début du XXe siècle dans une zone de fortes déclivités et de rapides, contournés par le canal de Lalinde. Il abrite une centrale électrique qui permit, à l'époque, d'alimenter en électricité non seulement Bergerac et Périgueux, mais également Bordeaux et Angoulême. Il produit toujours de l'électricité.

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Histoire de la Dordogne

Le département de la Dordogne a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, sur une partie de l'ancienne province du Périgord.

En 1793, les communes de Boisseuilh, Coubjours, Génis, Payzac, Saint-Cyr-les-Champagnes, Saint-Mesmin, Salagnac, Savignac, Saint-Trié et Teillots sont détachées du département de la Corrèze pour être réunies à la Dordogne.

place-pelissiere en DordogneLa Dordogne a cédé, en 1794, Cavarc au Lot-et-Garonne.

Le 6 Nivôse An III (26 décembre 1794), la commune de Parcoul est détachée de la Charente-Inférieure et réunie à la Dordogne.

En 1819, la commune de Beaurepos est soustraite du département et fusionne avec Souillac dans le Lot.

La Dordogne, c'est l'ancienne province du Périgord. Sur la route de Paris aux Pyrénées, à égale distance du pôle et de l'équateur, elle est traversée par la transeuropéenne et le 45ème parallèle. Elle bénéficie, de par sa localisation, d'un climat particulièrement tempéré, qui en fait une région agréable à vivre en toutes saisons.

Aux confins des zones océaniques, continentales et montagnardes, elle exprime sa diversité. C'est cette diversité toute en nuances qui est évoquée au travers des quatre couleurs du Périgord, quatre pays qui n'en font qu'un.

Aujourd'hui et demain, vous découvrirez toutes les richesses qui font du Périgord la terre d'élection du Tourisme culturel et de la pleine nature. Le Périgord se met en quatre pour la réussite de votre séjour.

Le Périgord blanc, pays de Périgueux et sa Vallée de l'Isle, au centre du département, est le pays des plateaux de calcaire et de larges vallées de prairies, sillonnées par l'Auvézère et l'Isle.
De Hautefort jusqu'à Montpon, en passant par la capitale de la Dordogne, Périgueux, le Périgord Blanc accueille entre autres les bourgades de Savignac-les-Eglises, Sorges et ses truffes, Saint-Astier, Neuvic et Mussidan.

Au Nord, le Périgord Vert, pays du Nontronnais et du Val de Dronne, avec son Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, constitue un véritable écrin de verdure vallonné et sillonné d'une multitude de ruisseaux. Le Bandiat, les hautes vallées de l'Isle et de l'Auvézère, parcourent ce pays qui s'étend de Lanouaille à La Roche-Chalais en passant par Saint-Aulaye, Nontron, Brantôme, Bourdeilles et Ribérac.

C'est en remontant vers l'embouchure de la Dordogne que vous découvrirez le Périgord pourpre, pays du grand Bergeracois et des Bastides, appellation nouvelle mais ô combien "contrôlée" du Pays de Bergerac. Sur les terres de Montaigne, de Pécharmant à Monbazillac, les Vins de Bergerac sont rois et les bastides françaises et anglaises évoquent pour vous une page de l'histoire et de la vie sociale

Le Périgord noir, pays du Sarladais s'ouvre sur le Pôle International de la Préhistoire de la Vallée de la Vézère et la Vallée de la Dordogne. Les paysages sont restés immortellement beaux depuis la Préhistoire. Montignac, Lascaux, Font-de-Gaume, Les Eyzies, Le Bugue, Limeuil, Terrasson, Saint-Cyprien et Sarlat sont les temps forts de d'un carillon prestigieux.

Le long de la Vallée de la Dordogne, les châteaux de Montfort, Beynac, Castelnaud, ponctuent régulièrement le parcours historique que vous visiterez lors de vos vacances en Dordogne.

Histoire

Un département " de Périgueux " ou " du Périgord " vit le jour sur décision de la Constituante en date du 25 janvier 1790. Ce n'est qu'un mois plus tard, le 26 février 1790, que le nom de Dordogne fut retenu après l'adoption définitive de la liste des départements français.

Le département de la Dordogne fut formé de la presque totalité de l'ancienne province du Périgord (786 048 hectares) et d'une partie de l'Agenais (99 250 hectares), pays appartenant tous les deux à l'ancienne Guyenne, ainsi que d'une portion du Limousin (25 858 hectares) et de l'Angoumois (30 250 hectares). Depuis 1972, date à laquelle furent créées les 22 régions françaises, la Dordogne est rattachée à l'Aquitaine.

Préhistoire

La science de la préhistoire est née ici, en Périgord, à la fin du XIXe. Les époques éponymes, Magdalénien, Moustérien, Gravettien, etc., se sont révélées à nous après un long sommeil.

Lascaux Dordogne Montignac guide touristiqueDans la vallée de la Vézère, l'abbé Breuil, Leroi-Gourhan, Denis Peyrony et bien d'autres ont tenté de lire les traces abandonnées par nos ancêtres depuis 32 000 ans. Le tout nouveau musée national des Eyzies apporte les connaissances nécessaires pour mieux apprécier la visite de grottes et gisements, Font-de-Gaume, Rouffignac, et tant d'autres, et surtout le joyau de Lascaux (-17 000 ans), fermé depuis 1963 pour des raisons de conservation mais compensé par une réplique tout à fait troublante.

Dernière découverte en date, la grotte de Cussac abrite des panneaux gravés de figures animales et de tracés vieux de 22 000 ans, ainsi que des vestiges osseux humains (fermé à la visite).

Antiquité

Lorsque les Romains pénétrèrent dans cette partie de la Gaule qui forme aujourd'hui le département de la Dordogne, elle était occupée par les Petrocorii, tribu gauloise, dont le nom, après les diverses modifications opérées dans le langage par le temps, se retrouve dans le nom de Périgord, qui fut celui de la province dont nous allons rapidement raconter l'histoire.

Sur la période historique qui a précédé l'époque à laquelle a eu lieu la conquête de la Gaule par les Romains, il existe peu de documents. On sait seulement que les habitants de ce pays, Celtes d'origine, pratiquaient la religion des Druides, à laquelle ils étaient fortement attachés.

La ville de Vesunna (Périgueux), à une époque antérieure à notre ère, était déjà une cité florissante. Les Phéniciens de Marseille y venaient échanger les marchandises du Levant. Cette province était soumise à Rome, depuis soixante-trois ans, lorsque César entra pour la première fois dans les Gaules.

Après la défaite de Vercingétorix, auquel les Pétrocoriens avaient envoyé un secours de 5 000 hommes, César chargea un de ses lieutenants de comprimer les élans patriotiques éveillés dans ce pays par la lutte glorieuse qui venait de finir. Les Pétrocoriens prirent part à la révolte de Vindex qui, voulant renverser l'empereur Néron, avait offert l'empire à Galba (69). Cette révolte fut réprimée par Virginius Rufus.

Moyen-âge

Le Périgord était compris dans le territoire que le faible empereur Honorius céda aux barbares (Wisigoths), dont les hordes nombreuses avaient envahi le midi de la Gaule. Depuis cette époque, cette province partagea le sort du royaume des Wisigoths dont elle ne fut détachée que lorsque Clovis Ier, roi des Francs, eut vaincu Alaric à Vouillé en 507. Avant que Clovis eût reçu le baptême, depuis un ou deux siècles déjà, le christianisme avait pénétré dans le Périgord. Il y avait, dit-on, été introduit par saint Front, un des disciples contemporains du Christ.

Sur le tombeau de saint Front, un oratoire fut érigé au VIe siècle, puis, vers la fin du Xe siècle, une abbaye qui groupa bientôt autour d'elle une foule de maisons. Ainsi se forma le bourg du Puy-Saint-Front, le rival et bientôt l'égal en importance de la cité de Vésone (Périgueux), auprès de laquelle il s'était si rapidement élevé.

Castelnaud la chapelle village perchéLe Périgord fut ensuite mêlé à toutes les vicissitudes qui agitèrent l'Aquitaine dans sa lutte contre les maires du palais. Il appartint successivement à Clotaire Ier, Gontran, Childebert Il, Clotaire Il et Dagobert Ier.

En 630, il fut compris dans le traité qui fonda le royaume de Toulouse, où régnèrent les ducs d'Aquitaine. Charlemagne, en se rendant en Espagne, traversa le comté du Périgord, où il fonda le prieuré de Trémolat, et donna le gouvernement de cette province à Vidbode, dont les successeurs sont restés inconnus jusqu'à Wulgrin, qui fut le premier de ses comtes héréditaires, et auquel les populations qui admiraient son courage donnèrent le surnom de Taillefer, à cause de ses exploits heureux contre les Normands qui commençaient alors à ravager l'Aquitaine.

Par un mariage qui eut lieu en 970, le comté passa sous l'autorité de la maison de la Marche, qui avait alors pour chef Hélie Ier, homme cruel, dont la fin fut misérable. Ce comte est le premier qui ait pris le nom de Talleyrand, illustré plus tard par quatre générations. Son successeur Adalbert, conduit par son humeur guerroyante jusque sous les murs de Tours, à la poursuite du comte de Blois, s'y trouva face à face avec Hugues Capet.

Ce prince, trop faible pour repousser l'agresseur, lui adressa cette demande : " Qui t'a fait comte ? " Sans daigner lui répondre, Adalbert lui fit à son tour cette question : " Qui t'a fait roi ? " Le comte de Périgord était en effet souverain au même titre que le comte de Paris. Les soixante-douze ans qui s'écoulèrent entre l'année 1158 et 1240, époque à laquelle allait s'ouvrir la période des guerres contre les Anglais, furent remplis par la rivalité qui éclata entre le bourg du Puy-Saint-Front et la cité de Périgueux, fomentée par le comte de Périgord d'une part et l'abbé de Saint-Front de l'autre, qui prétendaient exercer dans le bourg certains droits seigneuriaux.

Mais enfin, en 1240, la cité libre s'unit à la ville également dégagée de toute obligation envers le comte, et toute lutte cessa. Au douzième siècle, le mariage d'Eléonore d'Aquitaine avec Henri II Plantagenet donna le Périgord aux Anglais. Les comtes du Périgord s'associèrent alors à tous les efforts qui furent tentés pour arracher le sol français an joug de l'étranger.

Le pays fut occupé militairement ; de nombreuses forteresses s'élevèrent ; mais pendant cette longue et désastreuse période de guerre, qui dura depuis Louis le Jeune jusqu'à Charles VII, si trop souvent ces populations furent obligées de subir le joug de l'étranger, on peut dire à leur honneur qu'elles ne l'acceptèrent jamais.

La résistance que les principales villes du Périgord opposèrent aux Anglais fut toujours glorieuse et parfois triomphante. En 1356, trois fois Périgueux repoussa l'ennemi, qui ne parvint à s'établir dans la cité qu'à la faveur du traité de Brétigny (1360), signé par le roi Jean, le vaincu de Poitiers. Plus heureuse que Périgueux, la ville de Sarlat-la-Canéda-la-Canéda ne tomba point au pouvoir des Anglais ; elle consentit seulement, à la fin du quatorzième siècle, à leur octroyer le droit de commercer avec ses habitants.

Des diverses vicissitudes éprouvées par cette province, à cette époque néfaste, on peut se faire une juste idée en voyant, dans l'espace de deux siècles, combien de fois elle a changé de souverain.

Reconstitutions de pi ces d artillerie m di vale au ch teau de castelnaudLe comté du Périgord revint à la France en 1224 ; il fut rendu à l'Angleterre en 1258, puis confisqué par Philippe le Bel en 1294 ; restitué de nouveau à l'Angleterre en 1303 ; conquis par Philippe du Valois, il fut cédé une troisième fois aux Anglais par le traité de Brétigny (1360) ; puis conquis par Charles V, roi de France ; remis sous l'autorité anglaise vers la fin du règne de Charles VI, et enfin définitivement acquis à la couronne en 1454.

Ce comté, confisqué sur la tête d'Archambaud V (1391), avait été vendu à Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et vicomte de Limoges ; plus tard Antoine de Bourbon le reçut en dot, et, par son fils Henri IV, il fut uni à la France.

De la Renaissance à la Révolution

L'ère des guerres désastreuses avec l'étranger venait à peine de se fermer qu'il allait s'en ouvrir une autre plus terrible, plus sanglante peut-être ; car l'influence qu'exerçait dans cette province la maison d'Albi y facilita étonnamment les progrès de la religion réformée qui commençait alors à se répandre en France.

Peu de provinces furent éprouvées d'une manière aussi cruelle. Périgueux était une place importante que chaque parti devait naturellement essayer d'emporter. La lutte fut aussi souvent concentrée dans cette malheureuse ville. Dévouée au parti du roi, elle fut surprise en 1575 par Langoiran et Vivans, chefs protestants, qui s'y établirent. Elle devint même une des places de sûreté des religionnaires, en vertu de l'édit de 1576 ; et ils la gardèrent jusqu'en 1581, époque à laquelle elle retomba au pouvoir des catholiques.

La plupart des villes importantes de la province éprouvèrent les mêmes vicissitudes que la capitale. Bergerac, qui tout d'abord devint le boulevard du Protestantisme, fut prise par les catholiques en 1562. Mais ils en furent chassés un an plus tard. Cette malheureuse ville fut prise et reprise plusieurs fois encore, jusqu'à ce qu'enfin elle fût obligée de se rendre à Louis XIII qui en fit raser les fortifications, pour la punir de s'être associée au sort des ducs de Rohan et de la Force, chefs du parti protestant. Ribérac et Nontron n'échappèrent pas non plus au fléau de la guerre.

La première, en 1568, servait de refuge aux débris des troupes des réformés qui, sous les ordres de Mouvans, avaient été battus par le duc de Montpensier, dans les environs de Mensignac. En 1584, le duc de Bouillon s'y établissait avec les religionnaires, et Nontron, qui de 1356 à 1406 avait soutenu plusieurs sièges contre les Anglais, était pris d'assaut par Coligny, à la tête des réformés français et des reîtres réunis, malgré l'énergique défense qui lui fut opposée, et mis à sac par le vainqueur.

En 1592, les villes du Périgord, entre autres Périgueux, subirent l'influence de la Ligue ; mais à l'avènement de Henri IV toute velléité de rébellion disparut. Quand éclatèrent les troubles de la Fronde, alors que Sarlat-la-Canéda-la-Canéda chassait le prince de Condé qui était entré dans ses murs et y avait mis garnison, Périgueux se voyait imposer par le même prince une garnison commandée par le marquis de Chanlost, homme de talent, mais cruel. Le marquis de Chanlost conserva cette ville au prince de Condé, jusqu'au jour où Joseph Bodin, aidé de quelques citoyens intrépides, la remit sous l'autorité du roi.

Le marquis ayant appris qu'une conspiration s'était formée contre lui, se porta, à la tête de troupes nombreuses, vers la maison de Bodin, le chef des conjurés ; mais il ne s'était pas plus tôt imprudemment engagé, avec trente hommes, dans un corridor sombre et étroit, qu'il y fut reçu par Bodin et ses amis décidés à vendre chèrement leur vie.

Dès le premier choc, Chanlost fut mortellement blessé, et ses soldats démoralisés eurent bientôt pris la fuite (16 septembre 1653). Pendant le XVIIe siècle, la révocation de l'Edit de Nantes, rendu par Henri IV en faveur des protestants, porta un rude coup à ce département où la réforme avait jeté de profondes racines. La ville de Bergerac surtout eut beaucoup à en souffrir.

La population de cette ville riche et industrieuse fut en partie forcée de s'expatrier. Ce département, pendant tout le cours du dix-huitième siècle, n'a été le théâtre d'aucun trouble, d'aucun événement qui mérite d'être signalé ; et lorsque éclata la Révolution de 1789, à part quelques agitations inévitables, les représentants du peuple Romme et Lakanal surent maintenir, même dans les moments les plus critiques, l'ordre et la tranquillité.

De la Révolution au XXIe siècle

Pendant des siècles la condition paysanne ne changea guère en Dordogne. En 1899 Eugène Le Roy publie Jacquou le Croquant, une histoire tellement forte que l'on a du mal à admettre que Jacquou n'a jamais existé. Ce roman retrace les souffrances des campagnes qui ne sont pas éteintes même au XIXe siècle alors que la République s'installe peu à peu en France.

Maisons du vieux bergerac guide touristique de la dordogneLes nobles ont cédé un peu de terrain mais les bourgeois ont pris leur place. La Dordogne aura du mal à tourner la page des vieux notables et de l'Empire. A cela s'ajoute l'influence maçonnique. Bergerac est la première ville à allumer des feux en 1747. Quelques années plus tard ce sera au tour de Sarlat puis de Périgueux.

Les élus de la IIIe République en Périgord n'ont pas de particule mais ils sont médecins, avocats, enseignants puis plus tard artisans ou commerçants. Ils sont loin d'être des révolutionnaires mais ils défendent des valeurs humanistes essentielles. Ils furent les radicaux qui ont dominé la scène politique durant toute la IIIe République.

Leur impact commence à s'effriter en 1936 car ils sont écartelés entre l'alliance à gauche et l'alternative centriste plutôt à droite. Léon Blum s'entoure de certains d'entre eux comme Yvon Delbos ou Suzanne Lacorre, tous deux du Périgord.

La seconde guerre mondiale a frappé durement le département qui vit la Résistance s'organiser très tôt dans les campagnes. Des communes subirent des représailles : Mouleydier près de Bergerac fut incendiée par les Allemands en 1944 au terme d'un combat acharné. La maçonnerie a joué un rôle important. Ainsi Camille Bedin, un frère de la Tolérance, fut le seul parlementaire périgourdin à avoir refusé les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.

Après la guerre la Dordogne reprend son profil de terre plutôt "rose". Le Conseil général verra la présidence du radical de gauche Robert Lacoste né à Azerat dont il fut maire. Fonctionnaire des finances, syndicaliste CGT, il participa à la Résistance. En 1956, il devient ministre-résident et gouverneur général de l'Algérie jusqu'en mai 1958.

Partisan de la manière forte, il fut un des principaux acteurs de la guerre d'Algérie et défendit son maintien dans la République française. Il siégea à l'Assemblée nationale de 1962 à 1967. De 1971 à 1980, il fut élu sénateur socialiste de la Dordogne, tout en assumant, de 1974 à 1979, la vice-présidence du conseil régional d'Aquitaine et la présidence du Conseil général.

Pendant ce temps Yves Guéna, un Breton marié à une Périgourdine, compagnon de la Libréation de Charles de Gaulle, tisse sa toile dans cette terre bien ancrée à gauche. Il arrive en Périgord dans les années 60, implante l'Imprimerie des Timbres Postes à Boulazac en 1968, alors qu'il est ministre des Postes et Télécommunications.

Maire de Périgueux de 1971 à 1997, il sera également, conseiller général, député de la circonscription et sénateur. Il aura plusieurs fois en face de lui un autre futur ministre, parachuté en Périgord, Roland Dumas qui le battra aux législatives notamment en 1981. Nommé au Conseil constitutionnel en 1997 par Jacques Chirac, Yves Guéna succédera d'ailleurs au fauteuil de Roland Dumas à la présidence du Conseil constitutionnel en tant que doyen d'âge... Étant obligé de démissionner de tous ses mandats électifs, son successeur à la mairie sera un autre futur ministre, Xavier Darcos.

De nos jours

Xavier Darcos, nommé ministre de l'Education nationale en 2007 par François Fillon, ne revient à Périgueux que le week-end. Une absence que les habitants de la ville vont lui faire payer aux élections municipales de 2008. Il est battu par le socialiste Michel Moyrand, vice-président du Conseil régional, perigueux-chateau-barriere.jpgpour quelques voix.

Battu ensuite aux élections régionales de 2010, il perd son poste de ministre du Travail pour lequel il avait été nommé en 2009 et il se retire définitivement de Périgueux. Aux dernières élections municipales, la Dordogne n'a pas échappé à la vague bleue. A Périgueux, le candidat UMP Antoine Audi a battu le maire sortant de 163 voix.

A Bergerac c'est le retour de Daniel Garrigue, divers droite, qui avait été battu par le socialiste Dominique Rousseau en 2008. Ribérac, le fief de Bernard Cazeau (un ancien médecin de la commune), ancien président du Conseil général et sénateur, a basculé à droite. En revanche, Nontron est passé de la droite à la gauche... La ville de Sarlat, tenue par le maire UMP Jean-Jacques de Peretti, est restée à droite.

Les deux sénateurs sont socialistes et parmi les quatre députés, on compte trois socialistes, dont une femme, et une écologiste. Malgré le redécoupage des cantons et la vague bleue des dernières élections départementales, la Dordogne reste à gauche. Bernard Cazeau, socialiste, n'ayant pas souhaité se représenter, le nouveau président du Conseil général est Germinal Peiro, élu socialiste dans le canton de Vallée de l'Homme avec Brigitte Pistolozzi. Il est député et ancien enseignant. Le département n'a connu que deux années de présidence de droite de 1992 à 1994.

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Date de dernière mise à jour : 30/07/2016