Les Vins d'Avignon

Vins et spiritueux

Le vin

vignoble-du-rocher-des-doms-a-avignonAu cours de la papauté d'Avignon, un des plus célèbres vignobles intra-muros fut la Vinea Vespalis (vigne épiscopale) qui se situait sur le Plan-de-Lunel. Son vin avait été jusqu'au 11 juillet 1364 celui des chanoines d'Avignon. À cette date, Urbain V avait autorisé son frère Anglic de Grimoard à en disposer à sa volonté. Enfin le 10 juillet, par bulle, le pape autorisait son frère à exempter ses feudataires des charges de la Vinea Vespalis. Pour résumer, le Souverain Pontife avait dépossédé le chapitre capitulaire d'Avignon de ses vignes pour les octroyer à son cadet. D'autres vignes se situaient, à l'est, dans le quartier des « Grands Jardins », terrains non bâtis entre les deux enceintes des remparts médiévaux et au sud dans le quartier de Champfleury qui avait été le cimetière des pestiférés en 1348.

Mais ces vignes, qui étaient conduites en hautain, étaient loin de suffire à l'approvisionnement de la cité papale. Aussi chaque pontife s'approvisionna tant avec des vins locaux qu'avec des crus faciles à faire venir à Avignon par voie fluviale. Un vignoble du Grand Avignon fut constitué. Dans le Comtat Venaissin, les vins de Malaucène, Bédarrides, Valréas, Carpentras, Apt et bien sûr Châteauneuf-du-Pape eurent la préférence. Les vignes du Languedoc telles celles de Saint-Gilles, Tavel, Bagnols ou Villeneuve-lès-Avignon fournissaient les celliers pontificaux. De la Provence venaient des vins de Manosque, de Toulon et de Saint-Rémy. Certains remontaient ou descendaient le Rhône comme le Cante-Perdrix, célèbre cru de Beaucaire, le Clos-vougeot et l'Hermitage.

avignon-vignes-intra-murosQuatre siècles plus tard, Honoré Bouche, dans sa Chorographie de la Provence, parue en 1654, indique que ces vins d'Avignon approvisionnaient toujours les caves du Vatican : « Il y en a de blancs, de rouges, de paillets, de clairets, de muscat, de malvoisie, et tous extrêmement bons, forts et généreux. Et j'ai vu à Rome qu'on conservait quelques pièces de vin provençal comme le meilleur pour la table du Saint-Père ». Anne-Marguerite Petit Dunoyer confirme dans une de ses lettres que quelques-uns de ces vins étaient toujours appréciés à Avignon : « Jugez, Madame, si dans un pays que l'on pourrait appeler l'île de Cythère, où les ris et les jeux que la misère du temps a chassé de la France, se sont réfugiés où l'on fait bonne chère, où l'on boit des vins de l'Hermitage et de Cante-Perdrix que l'on peut appeler des vins des dieux, puisque c'est le même qu'on envoie à Rome pour la bouche du Saint-Père, jugez, dis-je, si dans un pays si délicieux, je puis beaucoup m'ennuyer ».

Actuellement, Avignon revendique le titre de « capitale des côtes-du-rhône » puisqu'elle accueille le siège social d'Inter Rhône, en l'Hôtel de Rochegude, qui regroupe l'interprofession des côtes-du-rhône et des AOC de la vallée du Rhône.

Le Pernod

En 1884, Jules-François Pernod se lance dans la distillation de l'extrait d'absinthe dans son usine de Montfavet. Il s'enrichit rapidement par la commercialisation de la fée verte. Il meurt en 1916, à l'âge de 89 ans. Son fils et successeur, Jules-Félix Pernod, fait déposer la marque « Anis Pernod », dès la fin de la Première Guerre mondiale.

L'Origan du Comtat

Cette liqueur, produite à base d'origan, est une spécialité de la Distillerie A. Blachère, une des plus ancienne de Provence, qui était alors installée à Avignon.

Les eaux-de-vie de la Distillerie Manguin

Installée depuis un demi-siècle dans l'île de la Barthelasse, cette distillerie artisanale produit des eaux-de-vie blanches de fruits en particulier la poire williams.

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