Fêtes et traditions provençales Var Provences-Alpes-Côte d'Azur

Qu'elles soient données en l'honneur d'un saint patron ou qu'elles soient simplement organisées pour célébrer le cycle des saisons et des moissons, d'origine païennes ou religieuses, les fêtes varoises perpétuent une très longue tradition de convivialité propre aux populations provençales et méditerranéennes. Elles sont la manifestation originale d'une expression populaire qui, à travers rites et coutumes, affirment l'identité de chaque village.

Le Mardi Gras et ses corsos fleuris, le renouveau printannier avec ses arbres de mai garnis de guirlandes, les feux de la Saint-Jean pour célébrer l'arrivée de l'été, la Saint-Pierre pour fêter les pêcheurs, la Saint-Eloi et ses calèches enturbannées, les oursinades, les fêtes de la châtaigne, de la figue, de la cerise ou de l'olivier, les bravades, les romérages, la magie de Noël en Provence...

Dans le Var tout est prétexte pour faire la fête tout au long de l'année ! Alors venez faire la farandole, venez danser la danse des cordelles, venez rire et chanter au son des galoubets, des tambourins et des salves de fusils !

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LES JOUTES PROVENCALE

Pourquoi "joute provençale" ? Tout simplement parce que ce sport se décline selon les régions : il y a la joute provençale, la languedocienne, la givordine, la parisienne et l'alsacienne... Et si le principe est toujours le même, à savoir faire chuter l'adversaire sans tomber à l'eau soi-même, les matériels et règles changent selon les régions.

Malgré ces différences régionales, ce sport a une histoire commune très ancienne.

Des bas-reliefs égyptiens attestent de la pratique de la joute dès 300 avant J-C. Mais, ce sont les Romains, durant l'Antiquité, qui l'introduisirent en Gaulle au début de notre ère. Les joutes se disputaient alors dans les arènes. C'est certainement durant le Moyen-Age que l'attribution des couleurs des bateaux a été décidée : le bleu pour le seigneur, le rouge pour le peuple. En 1550 une joute fut donnée en l'honneur d'Henri II et de Catherine de Médicis. A Marseille, des gravures témoignent de combats de joutes en 1720, dans le Vieux-Port.

La joute a donc toujours existé, mais il est clair qu'elle fut longtemps supplantée par les tournois chevaleresques.

Trois siècles après, la joute provençale figure toujours au rang des traditions populaires de la Méditerranée. Les bateaux des jouteurs sont toujours bleu et rouge, mais ce sport s'est structuré. Les pêcheurs de la première moitié du siècle qui pratiquaient la joute lors de fêtes folkloriques ont laissé la place à de véritables sportifs. Des ligues et des comités départementaux ont été créés, les sociétés se sont multipliées, les compétitions se sont organisées.

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LEGENDE DE LA TRIPLETTE DE BARJOLS

Au V° siècle, Saint Marcel, évêque de Die dans la Drôme, revenant d'un pélerinage à Rome, fit étape au monastère de Saint-Maurice, entre Aups et Barjols, où il trouva la mort.

Avec le temps, le monastère fut déserté par ses moines et tomba en ruines. Seul un fidèle religieux resta pour veiller les restes de l'évêque.
Une nuit, Saint Marcel apparut au gardien solitaire et lui demanda que ses restes fussent transférés dans un lieu "plus religieux". Le gardien fit part de son songe au chapitre de Barjols et à celui d'Aups. Une querelle naquit : Barjols et Aups revendiquant l'honneur de posséder les restes du saint. On décida alors de faire trancher le litige par le Comte de Provence de passage à Brignoles. Celui-ci conseilla aux antagonistes de mesurer la distance qui séparait le monastère de St-Maurice de chaque collégiale. Mais les Barjolais, sur le conseil de leurs amis de Tavernes, appelés depuis ce jour mémorable les «Avocats», s'emparèrent des reliques du Saint et regagnirent Barjols. Cela se passait le 17 janvier 1350.

Or chaque année à cette date un bœuf était sacrifié à Barjols. Cette coutume rappelait la joie des Barjolais lorsque quelques années auparavant, un bœuf les avait sauvés d'une atroce famine. Les tripes fumantes de l'animal, recueillies dans des corbeilles, étaient distribuées, parmi les chants et les danses, à toute la population du village. Au milieu de ce festin bizarre, les ravisseurs des reliques du saint surgirent, ajoutant à la liesse générale. Et c'est tous ensemble qu'ils rejoignirent la Collégiale en de joyeuses farandoles, mélangeant le profane et le sacré. Les Barjolais, ivres de joie, se mirent à sauter dans l'église en chantant : San Macéu, Sant Macèu, li tripeto, li tripeto... La danse des tripettes venait de naître ! Quant au boeuf, il entrait ainsi dans la légende et son sacrifice a tout naturellement été identifié au culte des reliques de Saint Marcel.

Pascal PETITPAS sur Google+

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