Loire

Marcilly-le-Châtel Loire Rhône-Alpes

Marcilly-le-Châtel (ex Marcilly-le-Pavé) est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Marcilly-le-Châtel fait partie du Forez. Petit village situé en bordure de la plaine du Forez dans la Loire, sur un ancien site volcanique, il est réputé pour ses vignes qui font partie de l'AOC Côtes du Forez ainsi que pour sa volerie située au sommet d'un château médiéval du XIIe siècle détruit et reconstruit au XIXe siècle. La ville et son château apparaissent dans des passages de L'Astrée, roman-fleuve d'Honoré d'Urfé.

Lieux et monuments

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Château
  • Le Château Sainte-Anne, château médiéval du XIIe siècle situé au sommet d'un volcan. Il est loué à la Volerie du Forez depuis 19875.
  • L’église Saint-Cyr
  • La Volerie du Forez. Des rapaces en totale liberté, 12 espèces pour une quarantaine de rapaces avec une présentation originale dans le cadre du Château Sainte-Anne.

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Village de la Droséra Loire Rhône-Alpes

Le Village de la Droséra ou Parc de la Droséra est un complexe de loisirs situé à 1 200 mètres d'altitude au cœur d'un espace naturel de 16 hectares dans les monts du Forez. Le site est situé à proximité des stations de sports d'hiver de Chalmazel et du col de la Loge, sur la commune de Jeansagnière dans la Loire, en région Rhône-Alpes.

Il abrite le parc du Forez miniature, un parc de miniatures présentant des modèles réduits des monuments de la région, et un village vacances avec des chalets-appartements aménagés.

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Parc du Forez miniature

Le parc du Forez miniature présente les cinquante principaux monuments du Forez et de la région, reconstitués en maquettes à l’échelle 1/20e2. La découverte se fait au long d'une promenade de 2 kilomètres, au cœur d'une forêt de genévriers. Il accueille en moyenne 10 000 visiteurs par an1.

Chaque année, de nouvelles maquettes viennent rejoindre celles déjà présentes. Le choix s’opère en fonction la notoriété du monument, par coup de cœur où encore suite à la demande des visiteurs. Le parc effectue ensuite des relevés et des photographies sur site, et se procure, quand ils existent, des plans de façade, plans de toiture et plans masse, tandis qu'en parallèle, les informations historiques sont rechercher pour élaborer un panneau de présentation. Vient alors l'étape de la réalisation3. Auparavant, le béton et le bois étaient majoritairement utilisés, mais aujourd'hui, c'est le PVC qui a les préférences des concepteurs, pour sa précision de découpe et sa tenue dans le temps3. L'ensemble est peint, en tenant compte des contrastes et de la colorimétrie originale, de façon à obtenir un rendu le plus naturel possible par tous les temps. La maquette est ensuite acheminée des ateliers au parc via un trajet routier de 4 kilomètres3. Chaque nouvelle maquette bénéficie d'une publicité auprès de la localité d'où est issue le monument qu'elle reproduit3.

Monuments ligériens

Voici quelques exemples de monuments ligériens représentés en miniature :

  • Abbaye de La Bénisson-Dieu
  • Château de Chalmazel
  • Château d'Essalois à Chambles
  • Cheminée Marrel de Châteauneuf
  • Tour de Cleppé
  • Église de Feurs
  • Château de Montrond de Montrond-les-Bains
  • Prieuré de Pouilly-les-Feurs
  • Théâtre de Roanne
  • Château de Sail-sous-Couzan
  • Château de Saint-Bonnet-le-Château
  • Mairie de Saint-Étienne
  • Musée de la mine de Saint-Étienne : Puits Couriot
  • Château de la Bastie d'Urfé de Saint-Étienne-le-Molard
  • Chapelle Notre-Dame de Pitié de Saint-Genest-Lerpt
  • Barrage de Grangent (Saint-Just-Saint-Rambert)
  • Château de La Roche de Saint-Priest-la-Roche
  • Église Saint-Romain-le-Puy
  • Église Saint-Sixte
  • Chastel de Saint-Victor-sur-Loire
  • Bâtiment Les vignerons Foréziens de Trelins
  • Pont du Pertuiset d'Unieux
  • Tour Matagrin de Violay

Monuments auvergnats

Voici quelques exemples de monuments auvergnats représentés en miniature :

  • Mairie ronde d'Ambert
  • Cathédrale de Clermont-Ferrand
  • Château du Pirou de Thiers
  • Termes de Vichy

Village vacances

Le site abrite également un village vacances formé de chalets-appartements en bois aménagés pouvant recevoir jusqu'à cinq personnes1. Dix hébergements sont proposés à la location et d'autres, qui font partie d'un programme immobilier, sont destinés à la vente. Ils sont implantés sur le flanc d'un vaste terrain de landes et bruyères cédé par la commune de Jeansagnière, offrant une vue dégagée sur les sommets des monts du Forez2.

Le village est situé à 6 kilomètres du domaine nordique du haut Forez du col de la Loge, proposant 45 kilomètres de pistes de ski de fond, et à 11 kilomètres du domaine de ski alpin de la station de Chalmazel, qui dispose de 12 kilomètres de pistes évoluant entre 1 109 et 1 600 mètres d'altitude, desservies par un télésiège débrayable à bulles et 7 téléskis. Cette situation à proximité de ces deux sites lui assure une fréquentation touristique durant la saison d'été (tourisme vert) comme celle d'hiver (sports d'hiver).

Infrastructures d'accueil

Le parc de la Droséra dispose d'infrastructures d'accueil, parmi lesquelles une piscine couverte et chauffée qui fonctionne été et hiver, un restaurant panoramique, offrant une vue sur les pistes de ski de Chalmazel et Pierre-sur-Haute, point culminant de la chaine, à 1 634 mètres2. Le site possède également une salle de séminaire d'une capacité de 120 personnes, une boutique proposant des produits locaux et une aire de pique-nique2. Il emploie 6 personnes à l'année.

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Château la Bastie d’Urfé Loire Rhône-Alpes

La Bastie d'Urfé (ou Bâtie d’Urfé) est un château du Forez (Saint-Étienne-le-Molard, Loire), ouvert aux visiteurs. Il est le lieu de spectacles estivaux dans le cadre des Nuits de la Bâtie d'Urfé et de l'action nationale Nuit des musées. Il a été habité autrefois par Honoré d'Urfé, auteur de L'Astrée.

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Histoire

Une grange monastique installée sur les bords du Lignon par les moines du prieuré de Champdieu est à l’origine du domaine de la Bâtie au XIe siècle. Elle devient ensuite une maison forte avec son pont-levis et ses fossés. La famille d’Urfé, descendue de sa forteresse montagnarde des Cornes d’Urfé à Champoly, près de Saint-Just-en-Chevalet, s’installe à la Bâtie à partir du XIIIe siècle.

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Érigé au XVe siècle, le manoir familial de la Bastie, un édifice à l’origine de style médiéval a par la suite été transformé par Claude d'Urfé (1501-1558), ambassadeur de François Ier à Rome, pour le concile de Trente, puis gouverneur du Dauphin. Il s'inspira de ses séjours en Italie et des réalisations royales pour aménager dès 15352 sa demeure en un joyau de la Renaissance italienne et française (art nouveau du XVIe siècle) et devenir le fleuron du Forez.

Claude d'Urfé a voulu exprimer à travers l’architecture et les décors de la Bâtie, différentes idées : son amour pour sa femme, sa passion pour les arts ainsi que pour la connaissance et sa pensée philosophique. Il a passé commande à de grands artistes pour l’embellir3.

Situé à côté du Lignon du Forez, c'est là qu'Honoré d'Urfé, petit-fils de Claude, passa une partie de sa jeunesse dans ce château et écrivit L'Astrée, premier roman fleuve de la littérature française.

On retrouve d'ailleurs des lieux réels des environs du château dans cet ouvrage: Honoré d'Urfé plaça la Bâtie et ses environs au centre de son roman. On peut retrouver depuis les fenêtres de cette demeure un cadre évoqué par l’écrivain : le bocage, les bords du Lignon, les Monts du Soir et du Forez. Dans le parc, la Fontaine de la Vérité d’Amour subsiste, semblable à celle qu’Adamas avait fait dresser par Céladon3.

En 1836, la Bastie d’Urfé est achetée par Caroline « de » Lagrange (1806-1870), fille du comte Joseph Lagrange (1763-1836), duchesse de Cadore, épouse de Louis Alix de Nompère de Champagny. La Bastie d’Urfé pourrait être sauvée car elle s'adresse à Prosper Mérimée pour un classement. Mais c'est en vain4.

Du XXe siècle à nos jours

Sauvé de la ruine en 1909 par la Société Historique et Archéologique du Forez, la Diana, il est classé monument historique depuis le 25 octobre 19125.

D’importants travaux réalisés par le Conseil général de la Loire depuis 1990 ont permis d’améliorer considérablement l’image de la Bâtie ainsi que l’accueil des visiteurs. En sept ans (de 2001 à 2007), le Conseil général a engagé pour 1 140 000 euros de travaux pour redonner vie à ce site majeur de la Loire3.

Présentation architecturale

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Rampe d'accès gardée par un sphinx
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Les jardins et la rotonde de la Bastie d'Urfé

La maison forte est le bâtiment le plus ancien de la Bastie d'Urfé (XIVe siècle). Au cours des années 1460-70, la maison forte est agrandie au sud et au nord par l'édification d'un donjon. Les douves sont alimentées par le bief de dérivation des eaux du Lignon.

Le château offre un ensemble remarquable : la galerie aux douze colonnes, la rampe d'accès gardée par un sphinx, le corps de garde.

À l'intérieur, différentes salles dont celle des rocailles, unique en France, dont les ornements mythologiques sont réalisés avec des petits galets, des coquillages, et des sables de couleur2, la chapelle unissant peintures et gypseries (boiseries et marqueteries, le pavement en faïence et le plafond) créés par des artistes italiens et des artisans venus du Forez3.

Jardins

Les recherches menées à la Bastie de 1993 à 1998, ont permis de mieux connaitre l'aspect du jardin de Claude d'Urfé. Une réplique d'un plan de 1804 situé dans les jardins, dessine une allée plantée d’arbres qui conduisait au château.

Ses magnifiques jardins du XVIe siècle qui entoure le château, bordés par un canal en amont du Lignon, et aujourd'hui reconstitués comme aux origines, comprennent des parterres de buis divisé en seize compartiments géométriques et symétriques, une rotonde, une fontaine de marbre blanc fontaine de la vérité d’amour, un dédale, une pergola et un bassin.

Une partie de la balustrade a été réalisée à l’identique. Également disparu, une partie du jardin composée d’un labyrinthe de coudriers.

Le jardin du château de la Bastie d'Urfé, qui a gardé son dessin de jardin du XVIe siècle est inscrit au pré inventaire des jardins remarquables6. Le portail, le mur de clôture, l'allée, la clôture de jardin, le jardin fleuriste, le jardin potager, le verger ainsi que la porcherie, l'étable, la grange et l'écurie ont été classés monument historique en même temps que le château en 1912.

Musée

Ouvertures toutes saisons. Visites guidées en juin, août, septembre et octobre.

Spectacles, Événements

Festival des Nuits de la Bâtie d'Urfé

Cette demeure fait l'objet d'importantes restaurations par le Conseil général de la Loire qui en fait également un haut lieu d'animations culturelles du département : chaque été, le festival des Nuits de la Bâtie d'Urfé se déroule au sein même du château. Pluridisciplinaire, il œuvre dans différents domaines artistiques : théâtre, musique classique, comédie-ballet2, installations, cinéma, spectacles jeune public, visites guidées et expositions7.

La Nuit des musées

La Bastie d'Urfé ouvre également ses portes à la Nuit européenne des musées. Les visites se font avec des lampes torches pour permettre aux visiteurs de découvrir des détails du château. De la musique (intermèdes) accompagne les visites dans les jardins et le château.

Le Forez Loire Haute-Loire Puy-de-Dôme

Le Forez est une ancienne province de France, qui correspond approximativement à la partie centrale du département de la Loire et une partie du département de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Le Forez est le théâtre d'un livre majeur de la littérature française, L'Astrée d'Honoré d'Urfé, si bien que cette région est parfois appelée le pays d'Astrée.

Les habitants du Forez sont appelés Foréziens et le dialecte de la langue francoprovençale qu'on y peut rattacher est le forézien. À l'ouest et au sud-ouest du Forez, on parle selon les communes l'occitan auvergnat ou vivaro-alpin.

Par extension, la province, qui tenait son nom de celui de la ville de Feurs, l'antique Forum Segusiavorum (les Ségusiaves étaient la peuplade gauloise qui occupait la région), dans la plaine, a ensuite donné son nom à la chaîne montagneuse sur laquelle elle s'appuie à l'ouest : les monts du Forez, dont le point culminant est Pierre-sur-Haute (1634 m). La ligne de crête des monts du Forez constitue une frontière naturelle entre deux zones distinctes bien que très apparentées :

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  • le versant oriental et la plaine du Forez, constituant à partir du Xe siècle un comté de Forez (correspondant grosso modo à l'actuel arrondissement de Montbrison). Les dialectes arpitans étaient encore courants au XXe siècle ;
  • le versant occidental de la chaîne (partie de l'actuel département du Puy-de-Dôme, entre le lit de la Dore et la ligne des crêtes), tourné très tôt vers les grandes seigneuries auvergnates ; les dialectes occitans (auvergnat) s'y sont maintenus jusqu'au XXe siècle). Ce versant occidental n'a jamais fait partie de la province du Forez.
  • Au nord, les limites de l'ancien Forez sont assez lointaines, puisqu'elles englobent la petite cité médiévale Montaiguët-en-Forez qui, située dans le département de l'Allier, est largement au nord-ouest de Roanne. En revanche, si Roanne est historiquement en Forez, bien que séparée de la plaine du Forez par le Seuil de Neulise, la ville qui lui fait face sur l'autre rive de la Loire, Le Coteau, était rattachée à l'ancienne province du Beaujolais.

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Sur les deux versants des monts du Forez, on a utilisé de temps immémorial les mêmes recettes pour la fabrication du fromage au lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, ce qui s'est traduit, de 1972 à 2002, par l'existence d'une appellation d'origine contrôlée commune, la fourme d'Ambert et de Montbrison, qui a cédé la place, par décret du 22 février 2002, à deux appellations jumelles, la fourme d'Ambert (fromages fabriqués sur le versant occidental) et la fourme de Montbrison (fromages fabriqués sur le versant oriental, seuls désormais, des deux fromages jumeaux, à être fabriqués dans l'ancienne province forézienne). Il existe également sur le versant oriental une zone de production vinicole classée en AOC, le Côte du Forez

Le nom de Forez participe également à la dénomination du parc naturel régional Livradois-Forez, créé en 1986, qui n'a aucun rapport avec l'ancien comté de Forez, étant situé sur le versant occidental des monts du Forez, pour la plus grande partie dans le Puy-de-Dôme (essentiellement arrondissements d'Ambert et de Thiers), mais aussi dans le nord de la Haute-Loire.

Le principal cours d'eau traversant le Forez est la Loire, l'autre rivière remarquable étant le Lignon du Forez, long d'environ 80 kilomètres.

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Canal du Forez à Montbrison, au fond le Haut Forez

Le canal du Forez est un canal d'irrigation dérivé de la Loire à la hauteur de Grangent. Il arrose la partie ouest de la plaine, passant non loin de Montbrison.

Histoire

Situation

Il faisait partie du grand-gouvernement du Lyonnais (Liyonês), à l'ouest du Lyonnais propre, au sud du Charolais (Charolês) et du Beaujolais (Biôjolês), au nord du Velay et du Vivarais, à l'est de l'Auvergne ; chef-lieu, Feurs. Les autres places étaient Montbrison (Montbréson, qui en devint la capitale en 1441), Saint-Étienne, Néronde, Chazelles, Roanne, Saint-Rambert. Ce pays était habité anciennement par les Ségusiaves, qui avaient pour capitale Forum Segusiavorum (Feurs).

Le comté de Forez

L'explication du nom Forez par l'homophonie avec « forêt », ne résiste pas à un examen attentif. Le pagus forensis des Carolingiens a bel et bien reçu son nom de la ville de Feurs (l'antique Forum Segusiavorum, littéralement le forum des Ségusiaves, déjà mentionnée par Ptolémée).

Il faut également remarquer que le comté de Forez a été créé dès le Xe siècle, tandis que le terme « forest » (ancêtre de notre forêt) n'est attesté sous cette forme qu'à partir du XIIe siècle

Il faut aussi se souvenir qu'à l'époque de la création du comté, les paysages montagneux à l'ouest du pagus forensis étaient très différents de ce qu'ils sont de nos jours. La proportion de surfaces boisées était bien moindre que de nos jours, la colonisation des terres s'étant accompagnée très tôt d'opérations de défrichage de grande ampleur, afin de créer d'immenses zones de pâturage, qui ont toutefois fini par régresser au XIXe siècle, à partir de la révolution industrielle.

En 1173 fut conclue la permutatio, c’est-à-dire le traité qui mit fin aux guerres et qui fut ratifié par le roi de France et le Pape. Le comte de Forez renonçait à ses prétentions sur toute la rive gauche de la Saône.

Le titre de capitale du comté est retiré à la ville de Feurs, le 6 mai 1441, par lettres patentes de Charles Ier de Bourbon, 5e duc de Bourbon, duc d'Auvergne, comte de Forez et comte de Clermont (en Beauvaisis), et accordé à la ville de Montbrison1. Ce transfert de capitale est confirmé, l'année suivante, par d'autres lettres patentes signées à Moulins. Toutefois, l'antique cité continuera à jouer un certain rôle dans la vie du fief comtal.

Comme beaucoup d'autres fiefs, le Forez a souvent été l'objet des disputes, d'alliances, avant de revenir définitivement dans le giron de la couronne de France au XVIe siècle.

Les premiers comtes du Forez possédaient également le Lyonnais et le Beaujolais. Trois dynasties de comtes se succédèrent dans le Forez ; la dernière fut celle de Bourbon, à laquelle le Forez échut par le mariage de Louis II de Bourbon, duc de Bourbon, avec Anne de Forez, dauphine d'Auvergne, seule héritière de ce comté2. Après la défection du connétable Charles III de Bourbon (1523), le Forez fut confisqué et bientôt après (1531) il fut réuni à la couronne de France.

De la Révolution à nos jours

Lors de la Révolution française, le Forez (comprendre : le versant oriental) fut provisoirement intégré dans un éphémère département de Rhône-et-Loire qui ne tarda pas à éclater en deux : à l'ouest, le département de la Loire (Forez, partie du Beaujolais et des Monts du Lyonnais) ; à l'est le département du Rhône. La préfecture de la Loire est alors Montbrison.

Personnalités marquantes de la période : Joannès Caton, Jules Garnier, Noël Pointe-Cadet seul ouvrier élu député à la convention

Le Forez, berceau du chemin de fer français

  • Le Forez a été la première région française équipée de voies ferrées. La première descendait, dès 1827, de Saint-Étienne jusqu'à Andrézieux, sur la Loire, où le charbon stéphanois apporté par rail était alors transbordé dans des bateaux rudimentaires conçus pour un seul voyage, les « rambertes » ou « salambardes ».
  • En 1830, les frères Seguin ouvraient une seconde ligne de Saint-Étienne à Lyon par la vallée du Gier.
  • Et en 1833, la première ligne Saint-Étienne-Andrézieux était prolongée jusqu'à Roanne, traversant toute la plaine du Forez du sud au nord et franchissant le seuil de Neulise. Le tracé de cette ancienne ligne est encore bien visible entre Balbigny et Roanne, cette partie du tracé ayant été abandonnée et déplacée lors de l'ouverture de la ligne de Nevers à Lyon par Saint-Germain-des-Fossés et Roanne en 1858.

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