Corrèze

Villages de la Vallée de la Dordogne - Corrèze

La nature et l'histoire ont forgé le caractère de cette région. Son patrimoine bâti et religieux est une mosaïque de joyaux de pierres. Les rapides et les courbes voluptueuses de ses rivières à truites sont sources de fraîcheur. Ses vignes et ses fruits sont emplis de soleil.

    Ce n'est pas un hasard si la vallée de la Dordogne, aussi appelée vallée des Merveilles, est classée Grand Site National.

Site à découvrir :
http://www.ot-pays-de-collonges-la-rouge.fr

Turenne (Photo Daniel Farinelle) : village classé parmi les plus beaux villages de France, Turenne est construit en spirale autour du château perché sur la butte. Le village vécut dix siècles sous l'autorité des vicomtes de Turenne. En plus des nombreuses belles demeures anciennes, le village conserve deux monuments religieux : la collégiale du XVIe siècle et la chapelle des Capucins du XVIIe siècle.
Meyssac (Photo Michel Vincendeau sur http://www.mesvoyagesenfrance.com) : ce village entre dans la typologie des villes "rouge". Ce sont les mêmes carrières, qui ont fourni le grès qu'à Collonges. La couleur est plus foncée tirant sur celle de lie de vin. Carrefour important en Bas Limousin, son activité commerciale consistait principalement à échanger les produits venant du Quercy et ceux de la Montagne Limousine. Le centre ville est circulaire : aujourd'hui, son enceinte de 120 mètres de diamètre a été remplacée par un boulevard circulaire.
http://www.meyssac.fr

En savoir plus sur ce village

Curemonte (Photo Eric Wanner sur http://chtoric67.canalblog.com) : rythmé par les tours de ses trois châteaux, le village s'étirant sur une ligne de crêtes impose la silhouette de ses nombreux châteaux au dessus des vallées de la Sourdoire et du Maumont. La halle du XIXe siècle abrite un pied de calvaire gothique. En dehors du bourg, l'église romane de St Genest est décorée de peintures du XVe siècle et celle de La Combe est l'une des plus anciennes de Corrèze. Ce village est classé parmi les plus beaux villages de France.
http://www.curemonte.org
Collonges la Rouge (Photo Jean-Claude Gilloteaux) : ses constructeurs ont su exploiter le trésor de grès rouge du massif de l'Habitarelle qui la surplombe. L'enceinte du village conserve deux de ses portes  par lesquelles transitait le commerce d'huile de noix et de vin du XVIe au XVIIIe siècle. La construction de l'église et du prieuré fondés par les moines de Charroux remonte à un passé lointain, au VIIIe siècle exactement. Cette cité classée parmi les plus beaux villages de France dont il semble que le sang bat "à fleur de pierre" est à visiter absolument.
http://www.collonges-la-rouge.fr

En savoir plus sur ce village

Argentat (Photo Gilles Boisset) : ce village est situé dans la première grande plaine alluviale que forme la Dordogne, au débouché de gorges profondes et peu propices à une implantation humaine d'envergure. Au carrefour d'une route et de la Dordogne, Argentat se développe au gré des différents échanges commerciaux dont elle peut profiter. C'est donc un pays riche d'une histoire dont les principaux monuments évoquent son évolution dans un cadre pittoresque et attachant.
http://www.argentat.fr
Aubazine (Photo Boris Debon) : c'est une petite cité du sud ouest corrézien perchée sur un promontoire ensoleillé. Maisons, commerces et hôtels y sont regroupés autour d'une place ombragée, auprès de l'ancienne abbaye à laquelle le bourg doit son existence. Cette église abbatiale a été construite dans la seconde moitié du XIIe siècle. Il s'agit d'une réalisation cistercienne romane qui ajoute à la qualité de son architecture celle de son mobilier.
http://www.ville-aubazine.fr

St Mathurin Léobazel : tout au sud est du département de Corrèze, c'est un village harmonieux bâti autour de son église romane des XIIe et XIIIe siècles aux majestueux toits de lauzes soutenus par des murs en granit. 
http://www.camps.correze.net
Beaulieu s/Dordogne (Photo Régine Doucet) : c'est dans ce village merveilleux que le visiteur ira à la découverte d'une abbatiale du XIIe siècle remarquable par ses proportions et la beauté de son abside ornée d'arcatures. Le portail est lui-même sculpté du début du XIIe siècle représentant le retour du Christ à la fin des temps. Le village lui-même ne manque pas d'attrait avec sa charmante place pavée, et puis ses rives plaisantes sur la Dordogne.
http://www.beaulieu-sur-dordogne.fr

Auriac (Photo Boris Debon) : le touriste de passage se rend immédiatement compte, à l'architecture des maisons, qu'il est dans une région particulière de Corrèze, la Xaintrie. Le village avec ses maisons à toit de lauzes et son église du XIIe siècle, est un joli village plein de charme. Un plan d'eau à proximité du bourg permet la baignade, la pêche et d'autres activités sportives.
http://www.auriac.fr
Servières le Château (Photo Michel Vincendeau sur http://www.mesvoyagesenfrance.com) : bâtie dans un site pittoresque au dessus de la Glane, cette ancienne place forte fut la propriété des familles de Turenne et de Noailles. Transformé en petit séminaire, le château servit de prison pendant la première guerre mondiale. En 1916, des officiers allemands l'incendièrent. Après restauration, il fut utilisé comme préventorium.
http://mairie.servieres.free.fr

Noailhac : ce petit village voit ses origines remonter au IXe siècle où les moines d'Uzerche y ont fondé une chapelle. Le bourg a appartenu à la châtellerie de Turenne jusqu'au XVIIe siècle, puis est devenu châtellerie indépendante. Il conserve un château des XIIIe-XVe siècles composé d'une tour du XVe siècle avec un escalier à vis et une porte gothique flamboyant, ainsi qu'une voûte d'escalier en éventail. L'église romane a été fortifiée au XVe siècle, elle possède une cuve baptismale dans le jardin du presbytère. Une promenade dans le village fera découvrir aux visiteurs une maison noble avec une tour ronde.
Saillac (Photo Boris Debon) : berceau de la noix "Marbot", le petit village accueille le visiteur dans un cadre de vie faisant bien des envieux. Sa population est des plus accueillante, son patrimoine des plus riches : l’église du XIIe siècle fortifiée, avec un tympan en pierre polychrome représentant une scène de l’adoration des mages, un véritable chef d’œuvre du moyen âge, une place agrémentée d’un moulin à huile et d’un travail de forgeron, un lavoir, des croix, une grotte "Notre dame de Lourdes" à l’entrée du village et bientôt un ancien Prieuré de Femmes réhabilité en maison de la noix.

Noailles : dans un paysage vallonné et verdoyant, le village est dominé par l’église et le château. Depuis le moyen âge, la commune est forte de deux châteaux. Le château du bourg du début du XVe siècle, est à l’emplacement du fort médiéval. De style renaissance il se compose d’un corps central flanqué de deux tours rectangulaires. L’autre château est situé au sud de la commune, à La Fage. C’était une brillante construction de la famille de Noailles au cours d’une période des plus artistiques et des plus fécondes de notre histoire, le XVIe siècle. L'église est un édifice de style roman limousin dont l’abside à cinq pans et le chœur conservent, aux fenêtres près, leur caractère primitif. Datant des XIe et XIIe siècles, elle fut remaniée au XVe et XVIe siècle. Elle comprenait une longue nef à voûte à berceau et se terminait par un petit sanctuaire hexagonal. Cet édifice fut en partie détruit et brûlé pendant la guerre de Cent Ans.
http://www.noailles.correze.net
Chasteaux : bien planté sur son piton, le village domine les 90 hectares du plan d'eau de la Couze et les environs. Ce joli village occupe un site des plus innattendus, il faut noter d'ailleurs le très beau porche de l'église du XVe siècle que surmonte un clocher carré. A voir également le musée aménagé dans la tour du château de Couzages datant du XIVe siècle.

Goulles (Photo Michel Vincendeau sur http://www.mesvoyagesenfrance.com) : ce village est issu de la seigneurie de Carbonnières au XIe siècle puis il fut érigé en baronnie au XVe siècle. Installé dans la charmante vallée de la Maronne, le village bénéficie d'un patrimoine exceptionnel avec les ruines des tours de Carbonnières du XIIIe siècle, son église St Martin des XIIe-XVIIe siècles et sa chapelle St Pierre. Érigées sur un promontoire rocheux au fond d’une étroite vallée entre les rivières de la Bedaine et de la Maronne, les tours de Carbonnières dressent leurs silhouettes dans la verdure. L’existence d’un castrum sur ce site remonte au premier âge féodal. L'église du village quant à elle est formée de huit chapelles avec un chœur ogival.

Randonnée Le puy Lagarde

Au départ de Monceaux sur Dordogne, un petit bourg à l'architecture traditionnelle, le circuit remonte le vallon du ruisseau de Malafarge et s'élève en sous-bois sur le vaste plateau et vers la plate-forme aérienne des chansèves, offrant de très belles vues sur la vallée : depuis les gorges situées en amont d'Argentat, la Dordogne s'est bien élargie.

Monceaux sur Dordogne est un petit village, situé à 4 km au sud d’Argentat, dans la vallée de la Dordogne.
Son église de pur style roman possède un clocher mur.

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La vaste étendue de la commune favorise la multiplicité des hébergements ainsi que des loisirs.
En effet, la commune de Monceaux, avec 665 habitants, dispose d’une capacité d’accueil importante avec : six campings situés en bordure de la Dordogne, des gîtes, des meublés de tourisme, des chambres d’hôtes, deux fermes auberge, ainsi qu’un Bistrot de Pays et un bar-brasserie.

Chaque été, la commune organise tous les jeudis soir des Marchés de Pays, lors desquels des producteurs commercialisent des produits régionaux. Il est offert la possibilité de manger sur place en appréciant les groupes de musique qui se produisent à chaque marché.

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Le Puy du Tour est un oppidum gaulois qui surplombe les vallées d’Argentat et de Monceaux sur Dordogne. Un petit village gaulois vivait autrefois au sommet ainsi que sur les pentes de cette colline. De nombreux objets appartenant aux artisans, aux forgerons et aux bronziers ont été découverts par des archéologues, dès le début du XX ème siècle et sont exposés désormais à la Maison du Patrimoine, à Argentat.

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Les lieux dits de la « Salle » et de « Bros » offrent un splendide panorama sur la vallée de la Dordogne.
Monceaux dispose d’une multitude d’activités de loisirs et de détente : du canoë kayak, la pêche, six circuits de randonnées, … Une école de vol libre (l’ADPA), ainsi que l’Espace de loisirs aériens des Chancèves qui permet de pratiquer de l’ULM, du delta plane, du para-pente, du cerf-volant...

En VTT :

Durée 2 h 15

Dénivelée : 350 m

Niveau : assez difficile

Difficultés : montée assez difficile sur 2 km et sur 100 m avant bros - Descente assez difficile sur 500 m et avant la Salle. Plusieurs circuits balisés par la commune.

Enchaînement : avec la PR7

A pied :

3 h 00

10 km

180 m - 461 m

Place de l'église à Monceau sur Dordogne. Suivre la route goudronnée en direction du Chassang. Quitter la route. Prendre le chemin de droite qui longe le ruisseau de Malafarge puis monte en sous-bois sur le plateau. Au croisement de chemins, à gauche. Vue sur la vallée de la Dorrdogne. Aller en face au carrefour. A l'intersecction suivante, suivre la direction de Bros sur 20 m. Quitter la route pour suivre un chemin à gauche. Prendre à droite aux intersections suivantes. Piste d'envol d'ailes delta. Panorama sur la vallée de la Dordogne (Basteyroux, L'Hôspitall, Vergnolles, Le Bastier) et le puy du Tour. Suivre le chemin descendant à la Salle (vue sur la vallée) et rejoint le point de départ.

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Les cascades de Murel

(A 15 km, au nord-ouest d'Argentat-sur-Dordogne). Elles sont formées par 3 chutes d'eau successives dans les gorges escarpées et boisées de la Franche-Valeine qui s'engouffrent dans un dédale de rochers avant de retrouver calme et sérénité pour rejoindre la Dordogne. Un sentier de randonnée (balisage jaune) spécialement aménagé au départ d'Albussac (n° 14) pour les plus sportifs et au départ de Forgès (n° 7) pour les familles permet de découvrir la biodiversité de ce lieu. Cascades accessibles en voiture depuis le bourg de Forgès.

Au sud de la Corrèze, près d’Argentat, la commune d’Albussac est traversée par la Franche-Valeine, ruisseau affluent de la Souvigne, et sous-affluent de la Dordogne. C’est au sein des gorges abruptes que plonge le cours d’eau, formant de superbes chutes, et donnant naissance au site des cascades de Murel.

Les chutes

Entourée de paysages boisés et de prairies, la Franche-Valeine est d’abord paisible, avant de s’engouffrer dans une faille, pour un plongeon de vingt-cinq mètres, formant ainsi la première chute, la cascade de la Prade. Puis, trois chutes s’ensuivent, appelées la Grande cascade, d’une hauteur de treize mètres, puis les deux Petites cascades, plongeant d’un mètre cinquante puis de plus de quatre mètres. Après avoir retrouvé son calme, le ruisseau rejoint paisiblement le Souvigne.

Découverte du site

Un sentier de randonnée de cinq kilomètres est aménagé, balisé d’une couleur jaune, pour partir à la découverte des cascades de Murel, mais aussi des autres petits trésors dont regorge le site pittoresque. Parmi eux, le Rocher de la sainte, ancien lieu de dévotion, présente une statue de la vierge appelée également Notre Dame des Miracles. Les secrets de son origine sont encore méconnus, mais des pèlerinages y sont encore organisés chaque année. Non loin de là, de nouvelles petites cascades naissent sur le ruisseau des Rochettes. Pour les plus téméraires, le départ s’établit à Albussac, mais les moins sportifs peuvent débuter la promenade à Forgès.

Sur la commune, le petit bourg abrite l’église Saint-Martin, flanquée d’un clocher roman daté du XIème siècle. Il est dit que sa cloche, datée de 1675, aurait été plongée dans l’eau des cascades par le Diable. Enfin, la Roche de Vic, pointe rocheuse culminant à une altitude de 636 mètres, offre un point de vue superbe sur le bas pays corrézien. Par beau temps, il est possible d’apercevoir les six départements limitrophes et pour aider à les repérer, une table d’orientation est aménagée.

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Circuit impraticable et dangereux à VTT. Passages difficiles et dangeureux le long des cascades : attention aux enfants.

Plusieurs départs sont possibles pour se rendre aux cascades de Murel, dans les gorges escarpées et boisées de la Franche Valeine : depuis Albussac ou la Maison-Rouge (parking), ou bien par Forgès. un autre parking permet un accès direct aux cascades.

Départ d'Albussac : 2 h 30 ; 5 km ; dénivellé : 260 m/410 m

Place de l'église à Albussac. Suivre la direction "Saint-Chamant-Argentat"  la patte-d'oie, prendre la direction "a Maison-Rouge", Au parking, passer devant la menuiserie, vue sur Saint-Bonnet-Elvert et  sur les monts du Cantal. Hors circuit à droite (1.5 km AR) vers le rocher de la Saint. Au parking, emprunter le sentier empierré qui monte aux cascades. A la grande Cascade, s'engager sur un sentier montant à droite vers le haut de la cascade. Longer la Franche Valeine ; Au croisement, suivre le chemin de gauche. il descend à la Franche Valeine : franchir la passerelle puiis remonter le ruisseau jusqu'à la cascade de la Prade. Suivre le sentier qui revient à Albussac

Départ Forgès : 1 h 45 ; 7 km ; dénivellé : 230 m/298 m

Place de l'église à Forgès. Traverser la N120. Emprunter la ruelle  en face puis la route à gauche Après 300 m, suivre un chemin empierré à droite. Il contourne le stade. Franchir la passerelle sur la Souvigne. Prendre la route à gauche. Après 200 m, emprunter à gauche le chemin de terre qui descend et longe la Souvigne Tourner à droite sur la route. Vue sur la vallée de la Souvigne. A Grand-Champ, bifurquer à gauche à la pate-d'oie, puiis longer la Franche Valeine. Avant le moulin, monter parr le sentier à droite à travers bois. Traverser deux fois la Franche Valeine. Au parking, suivre le balisage sur 100 m, jusqu'aux cascades, puis revenir par l'itinéraire aller.

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Monceaux-sur-Dordogne Corrèze Limousin.

Monceaux-sur-Dordogne est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.

Histoire

Le bourg est cité pour la première fois sous le nom de Castrum Mulcedonum, vers 930, puis sous les formes Molseon, 1114 ; Monceaulx, Moulceo, vers 1315. Le second élément du nom est le gaulois dunum représenté par -donum à l'époque franque (voir Austedonum au VIe s. pour Augustodunum, Autun). Il désignait ici un site fortifié de hauteur. L'étroite vallée où se trouve le bourg est en effet dominée par le Puy-du-Tour où ont été mis au jour d'importants vestiges d'une enceinte du second Age du Fer, qui contrôlait le franchissement de la Dordogne par un très ancien itinéraire de long parcours entre Armorique et Méditerranée. Le premier élément du toponyme est obscur. Au cours du Moyen Age, le nom, dont le sens n'était plus compris, a subi l'attraction de l'occitan moncel, monceu, petit mont, colline.

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Lieux et monuments

Oppidum du Puy du Tour, datant de la Tène ancienne voir de l'Hallstatt

vestiges datant des périodes gallo-romaine et médiévale.

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Économie

De tradition rurale où les vignes et le passage des gabares ont cédé la place à une économie axée vers l'élevage bovin de race Limousine.

Forte importance du tourisme. En été, les jeudis à partir de 17h00, "Marché des producteurs de pays". Campings, fermes auberges, chambres d'hôtes.

Meyssac Corrèze Limousin.

Meyssac est une commune française, située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. L'ancienne orthographe romane attestée depuis le Moyen Âge était messaco puis meyssaco. La forme Maiçac est une réfection contemporaine proposée par certains activistes occitans.

Ses habitants sont appelés les Meyssacois(es).

Meyssac se trouve à l’extrême sud de la Corrèze, à 20 km de Brive-la-Gaillarde. Quelques trésors d’architecture sont réunis autour de son église, ainsi que le long de ses ruelles bordées de belles maisons de grès rouge, aux façades parfois animées de treilles. La terre rouge, dite « terre de Collonges », se prête admirablement au travail de la poterie.

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Histoire

Le nom de Meyssac vient sans doute du nom d’un propriétaire terrien gallo-romain : par exemple des mots celte (Mettiacos), puis latin (Mettiacum) qui signifient : « qui appartient à Mettius ».

Jusqu’en 1738, le castrum de Meyssac appartenait à la vicomté de Turenne. Des fortifications ainsi qu’un fossé furent construits afin de protéger les habitants des pillards. Trois portes en permettaient l’accès : à l’est, la porte de Voussée (en direction de Beaulieu) ; au sud, la porte Grande (en direction de Martel) ; et enfin la porte de l’Auvitrie, située au nord (en direction de Tulle). Au XVIIIe siècle, les ruines de ces murailles, devenues inutiles et gênantes, furent détruites. Comme dans beaucoup de villes françaises, elles furent remplacées par un large boulevard, une sorte de « périphérique ». Une fois franchie cette frontière entre le centre ancien et les « barris » (faubourgs) plus récents, on découvre de belles maisons entourant une église dont le clocher-porche roman ouvre sur un intérieur gothique.

Économie

Le canton conserve sa vocation agricole. La plupart des exploitations sont de taille moyenne (entre 10 et 35 ha). La production principale est la viande bovine limousine, et particulièrement le veau sous la mère - label développé dans tout le bassin de Brive. On produit également sur le territoire le vin « Mille et Une Pierres » de Branceilles, la noix Marbot de Saillac, les foie gras et confits, un peu de châtaignes, du fromage de chèvre etc.

Autre activité économique, les touristes viennent mettre leurs pas dans ceux des pèlerins qui, dès le Xe siècle, se rendaient à Saint Jacques de Compostelle et à Rocamadour. La riche et puissante vicomté de Turenne a fait fleurir manoirs, châteaux et autres maisons nobles qui font aujourd’hui le bonheur des visiteurs.

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Lieux et monuments

  • Les foires, une tradition millénaire

L’origine de ces foires remonte au moyen-âge. À l’époque, elles constituaient la richesse économique de la ville. On y trouvait vin de pays, chanvre, lin, céréales et huile de noix. Longtemps, les collines environnantes furent couvertes de vignobles. Touchés par le phylloxera entre 1880 et 1883, ils disparurent presque complètement et laissèrent place à des truffières, très prospères dans les années 1920. La manne s’étant peu à peu tarie, on se tourna vers l’élevage.
De nos jours, les foires de Meyssac sont spécialisées dans la vente de veau élevés sous la mère. L’appellation "veau de Meyssac" leur a été délivrée. Trois foires annuelles primées leur sont consacrées. Les marchés se tiennent chaque mardi et vendredi matin.

  • L’église Saint Vincent & Saint Roch

L'église Saint-Vincent1 datant du XIIe siècle, XVe siècle et XVIe siècle a été classée aux monuments historiques en 1942. Construite sur un plan à nef unique, l’église est placée sous le vocable de Saint Roch et Saint Vincent, ce dernier, patron des vignerons, en raison du vignoble alentour, disparu à la fin du XIXe siècle. Avec ses voussures légèrement brisées, le portail ouest est un très bon modèle de portail roman limousin. À la fin du Moyen-âge, d’importants travaux modifièrent le bâtiment. Les attaques successives de la ville pendant la guerre de Cent Ans incitèrent les habitants à le fortifier en le dotant de hourds de bois à la manière d’un château fort. Les parties hautes furent remplacées par des voûtes en ogives. Les guerres de religion eurent pour conséquence le renforcement des défenses existantes, comme l’indiquent les meurtrières-canonnières situées à l’ouest ou la bretèche sur le mur sud. À l’intérieur, deux statues – une pietà et une Vierge à l’enfant – rappellent l’importance du culte marial en Corrèze.

  • Vieille halle2.

Discrètement cachée derrière l’église se trouve la halle aux grains du XVIIIe siècle, témoin de l’activité commerçante de Meyssac. Son imposante toiture d’ardoise coiffe une charpente en châtaignier que supportent des piliers et des colonnes de grès rouge. Aujourd’hui, elle abrite diverses manifestations, et les jeux des enfants du quartier.

  • Maison Verdès3 à côté de l'église.

Fichier:Meyssac Halle en grès rouge.JPG