Aigue Brun

Aigue Brun Vaucluse Provence-Alpes-Côte d'Azur

L'Aigue Brun (ou Aiguebrun) est une rivière du sud-est de la France qui coule dans le département de Vaucluse au niveau du massif du Luberon. C'est un affluent de la Durance.

Deux sources alimentent ce torrent, celle qui sourd de la Combe de Bade Lune sur la commune de Saignon, c'est la principale, et celle du vallon de Pétarelle sur Auribeau[1]

Fichier:AigueBrun.jpg

L'Aigue Brun a une longueur de 22,8 km[2].

Département, Communes et Cantons traversés[modifier]

L'Aigue Brun traverse 1 département, 8 communes[2] et 3 cantons

  • Vaucluse
    • Saignon (84105) (première source à la Combe de Bade Lune)
    • Auribeau (84006) (seconde source au vallon de Pétarelle)
    • Sivergues (84128)
    • Buoux (84023)
    • Bonnieux (84020)
    • Lourmarin (84068)
    • Puyvert (84095)
    • Lauris(84065)
      • sur les canton d'Apt, canton de Bonnieux, canton de Cadenet.

La haute vallée de l'Aiguebrun s'étend sur 5 km, entre ses sources (Combe de Bade Lune et secondairement Vallon de Pétarelle) et l'auberge des Seguins. De largeur moyenne jusqu'aux Prés Blancs (commune de Saignon), elle se resserre entre de hautes falaises. Sur la première moitié de cette partie encaissée, elle abrite une succession de prés allongés, exploités en fourrage jusqu'aux années 90. Elle reçoit des vallons affluents aux eaux irrégulières : "les Grands Prés" (que d'aucuns appellent Le Vallon Vert), qui évacuent les eaux venant du Grand Luberon via le Roucas, sont une longue succession de découverts (# 900 m. de long); puis le vallon de Sivergues et celui de Chantebelle.

Dans sa partie la plus resserrée, la vallée est occupée par un boisement mixte compact, surtout côté Sivergues : chênes, noisetiers, noyers, qui étirent leurs cimes vers la lumière solaire. Sa richesse végétale est celle des parties similaires du massif, avec l'apport de l'eau de l'Aiguebrun, qui est partiellement permanente; quelques gisements de la fougère Grande Scolopendre ou Langue de Cerf (rare).

La neige de février 2001 l'a laissée en piteux état. Nombre d'arbres hauts sont tombés. Le lit de la rivière est obstrué par des masses de bois morts, charriés par les crues. Seuls ont été quelque peu dégagés les sentiers des rives gauche et droite.

Telle quelle, cette vallée est particulièrement vulnérable aux incendies. Si la plupart des promeneurs restent vigilants, on y trouve néanmoins des traces de cendres, témoins de l'imprudence. La topographie rend presque impossible la lutte contre le feu. Les véhicules d'intervention ne peuvent accéder nulle part, et les falaises compromettent l'action des bombardiers d'eau.