Balades et randonnées

Retrouvez ici des idées de balades en France : Randonnées pédestres, équestres, à ski ou en raquettes ; circuits en voiture, en VTT, ou en bateau ; canyoning ou encore via ferrata. En fonction de la difficulté et de la durée souhaitée, toute la famille peut trouver son bonheur pour profiter du grand air pendant les vacances.

Découvrez dans notre guide du tourisme notre sélection de randonnées dans nos belles provinces. Grâce à ces itinéraires, mêlez détente et plaisir de la marche à la découverte du patrimoine naturel, culturel et de l'Histoire de France.

La fiche descriptive de chaque balade contient les informations sur l’accès, l’itinéraire détaillé, la carte et des photos. Vous pouvez vous aussi proposer les plus belles balades que vous connaissez bien en ajoutant une balade.

Les routes de la lavande patrimoine de la Provence

Voyager lors de vos vacances en Provence sur les circuits de la route de la lavande. Des itinéraires à découvrir au fil de balades originales au cœur de la Provence. S’émerveiller devant le paysage unique des immenses champs de lavande, véritables océans parfumés ondulant au gré des vents. Des sentiers faciles à suivre: ils sentent bon et serpentent sous le soleil parmi les champs d'une belle couleur bleu-mauve.

Du Vercors au Diois, de la Drôme provençale au Haut-Vaucluse, de la Haute-Provence au Verdon, des pré-Alpes provençales aux Baronnies du Buëch et du Ventoux au Luberon, s'ouvrent des paysages d'exception où la reine lavande est une composante, plus ou moins présente selon les zones, mariée aux céréales sur les plateaux, à la vigne en plaine, aux oliviers et fruitiers en terrasses.

Votre escapade sera également l’occasion de rencontrer l’un des quelques 2000 cultivateurs de lavande qui pérennisent un savoir-faire typiquement méridional. Ces passionnés vous permettront de faire la différence entre la lavande fine, au parfum frais et vif et le lavandin, aux fleurs plus grosses et aux fragrances moins prononcées, tous deux cultivés le long des routes de la lavande de Provence.

Partez pour vos vacances à la découverte des "routes de la lavande"

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Saint-Aubin en côte d'or : balade autour de Gamay

"La randonnée serpente dans les cépages situés à proximité de Saint-Aubin. Nommé “Collines de ­Maison forte”, ce circuit (le n° 22 du pays beaunois), ­démarre dans le petit hameau de Gamay, en face de l’ancienne auberge, située rue de la Chatenière.

Le parcours s’étend sur 11,5 km avec une durée approximative de trois heures et demie. C’est largement faisable à condition de ne pas traîner en chemin. Parce que le sentier est bien entendu accessible à tout le monde mais il comporte tout de même plusieurs parties de dénivelé à la pente sévère. Il est donc déconseillé d’y emmener de trop jeunes ­enfants.

Le tracé démarre à Gamay et, rapidement, on s’éloigne du village pour grimper dans les Hautes Côtes de Beaune qui surplombent Puligny-Montrachet ( la vue y est absolument splendide ). Puis, on revient à ­Gamay mais, cette fois par les hauteurs du hameau, avant de redescendre dans ses rues étroites et joliment fleuries. Et de passer devant la Maison forte de Gamay qui, jadis, a appartenu au fondateur des Hospices de Beaune, Nicolas Rolin.

S’il en reste, vous pourrez éventuellement chaparder un ou deux abricots qui dépassent sur le bord du chemin et viennent tenter les marcheurs. De quoi vous donner des forces avant de quitter le hameau et de grimper sur la colline qui surplombe le versant nord de Saint-Aubin. C’est ici que le chemin est relativement pentu sur une longue distance. Il monte presque jusqu’à l’antenne située tout en haut de la colline.

Sur cette partie, plutôt ombragée, où le tracé serpente sous le couvert humide de la forêt, prévoir un répulsif à insectes (moustiques, ­tiques, etc). On n’est jamais trop prudents.

Une fois en haut, vous pouvez souffler, le plus dur est fait. Ne reste plus qu’à descendre et à vous saouler de la vue, admirable, qui donne sur le village de Saint-Aubin.

En bas du chemin qui descend jusqu’aux habitations, une surprise vous attend. Une pompe à eau potable y est judicieusement installée, prête à l’emploi. Pour retrouver la voiture, ne reste plus qu’à rallier le hameau de Gamay. Et la boucle est bouclée."

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Les chemins de St-Jacques de Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est d'atteindre le tombeau légendaire de l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne).

Mis en place après la découverte du supposé tombeau de saint Jacques au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du XIe siècle un grand pèlerinage de la Chrétienté médiévale. Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d'un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.

Récemment, l'interprétation du sanctuaire a subi une évolution doctrinale : le mot « tombeau » a disparu des discours des deux derniers papes. Jean-Paul II parlant du « mémorial de saint Jacques », sans utiliser le mot « reliques » et Benoît XVI disant simplement que la cathédrale de Compostelle « est liée à la mémoire de saint Jacques »".

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l'Europe.

Le pèlerinage est né de la découverte, dite miraculeuse d'un tombeau, faite en Galice vers l'an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l'ermite Pelagius qui aurait eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile. Suite à cette révélation mystérieuse et après concertation, l'Église locale déclara qu'il s'agissait du tombeau de l'apôtre Jacques, frère de Jean l'Évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au VIIe siècle. Ils ont été repris au XIIe siècle et incorporés au Codex Calixtinus. L'apôtre Jacques aurait quitté le Proche-Orient au Ier siècle avec pour mission de prêcher la parole du Christ en Occident jusque dans la péninsule Ibérique. De retour en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa et sa dépouille, recueillie par ses compagnons, fut portée dans une embarcation. Guidée par un ange, l'esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s'échouer sur les côtes de Galice.

Théodomire, évêque d'Iria-Flavia (aujourd'hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église. Il faudra toutefois attendre l'année 1884 pour que le pape Léon XIII confirme de son autorité, dans la lettre apostolique Deus Omnipotens, la reconnaissance des reliques de saint Jacques faite par l'archevêque de Compostelle.

Histoire

Article détaillé : Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

En 1121, en pleine période de croisade (dont la première est lancée en 1095 par le Pape Urbain II à Clermont-Ferrand) et 3 ans après la fondation de l'ordre des Templiers en 1118 à Jérusalem par le pape Pascal II pour protéger le pèlerinage de Jérusalem, le pape Calixte II (dont le frère Raymond de Bourgogne est roi de León et de Galice par mariage avec Urraque Ire de Castille, fille du roi de Castille Alphonse VI de Castille) fait de Saint-Jacques-de-Compostelle un archevêché.

Il suscite le rassemblement de textes épars dans un manuscrit connu sous le nom de Codex Calixtinus pour assurer la dévotion à l'Apôtre et assure la promotion de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au cours des Xe et XIe siècles, le culte de saint Jacques étroitement lié en Espagne à la Reconquista commence à se répandre grâce à la légende de Charlemagne qui mobilise la chevalerie européenne.

Suivant les routes commerciales de leur époque, des pèlerins de Saint Jacques, de tous rangs, mais surtout nobles, ecclésiastiques et marchands se rendaient en Galice de Paris, de Vézelay, du Puy-en-Velay et d'Arles. L'idée de l'existence de voies précises et de lieux de rassemblement est une idée contemporaine qui n'a pas encore trouvé son fondement historique. Les rois de Navarre et de Léon améliorèrent de leur côté les routes et construisirent des ponts afin de faciliter les échanges et le repeuplement du nord de l'Espagne après que les Sarrasins en eurent été chassés. S'ils bénéficièrent aux pèlerins, ces aménagements n'ont pas été faits que pour eux.

Fichier:Saint Jacques le Majeur .jpg

Le dernier livre incorporé au Codex Calixtinus est attribué à un moine poitevin, Aimery Picaud. Il y indique sommairement quatre routes en France, les chemins de Paris, de Vézelay, du Puy et d'Arles qui fusionnent pour trois d'entre eux à Ostabat dans les Pyrénées-Atlantiques, puis à Puente la Reina en Espagne, pour former le camino francés1. Il y détaille les étapes, mais donne aussi des renseignements sur les régions traversées et leurs populations. Ce Livre n'a pratiquement pas été connu en Europe avant son impression (en latin) en 1882. C'est Jeanne Vielliard qui lui a donné le titre de Guide du pèlerin dans sa traduction de 1938. Depuis il est considéré, à tort, comme l'ancêtre des guides des pèlerins contemporains.

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords. La coquille fut parfois gravée dans la pierre sur les frontons ou les chapiteaux des églises2. Elle est le plus souvent un ornement architectural sans lien avec Compostelle. Au tout début de son histoire, la coquille Saint-Jacques n’a jamais été une preuve de l’arrivée à Compostelle, selon l’écrivain allemand Gerhardt Derkönig (XVe siècle, auteur de "Elend, wo fortwährend Bußfertigkeit!" "misère, une pénitence à vie"). Au commencement du Moyen Âge, les pèlerins étaient de pauvres gens et partaient sans vêtement de rechange. Le retour était très ardu, car les pénitences infligées à ces miséreux par les prélats de Saint-Jacques, consistaient à effectuer sur ce chemin du retour plusieurs fois par jour quelques centaines de mètres sur les genoux. Inutile de préciser que les culottes se trouaient rapidement. Une idée vint à un illustre inconnu d’utiliser les coquilles vides de "Pecten maximus" comme genouillères. Ces coquillages étaient percés de chaque côté de deux trous et maintenus par des cordelettes. Mais la dureté même de la coquille était plus douloureuse pour les genoux que la terre. Cette pratique dura quelques dizaines d’années et on la remplaça par une genouillère de cuir. C’est à partir de cette époque que la coquille perdit de son utilité vestimentaire pour un rôle plus noble, celui de preuve d'avoir été au bout de son chemin. Au fil du temps, les carnets de route faisant leur apparition, ils ne laissèrent à ce fameux coquillage qu'un rôle symbolique.

Fichier:Spain Santiago de Compostela - Cathedral.jpg

Le pèlerinage contemporain

Près de 100 000 pèlerins ont demandé à recevoir la compostela pour l'année 1999 et près de 200 000 en 2004. Ils se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle à pied ou à vélo, parfois à cheval.

Par ailleurs, s'il est parcouru depuis le IXe siècle par des chrétiens faisant étape dans des monastères, le pèlerinage de Saint-Jacques est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d'art roman.

Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne, le Camino francés qui a été la voie de communication du Nord de l'Espagne très fréquentée après la Reconquista pour favoriser le repeuplement des royaumes du Nord. Cette voie conduisait à Compostelle mais tous ceux qui l'ont empruntée ne sont sans doute pas allés jusqu'en Galice. Des chemins de Saint-Jacques ont été tracés par la Fédération française de randonnée pédestre à partir du début des années 1970. Le premier exemplaire ronéoté du topo-guide du GR 65 pour le tronçon Le Puy - Aubrac date de 1972. Ce chemin de Saint-Jacques est devenu le GR 65 sentiers de grande randonnée.

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Certains pèlerins réalisent parfois le chemin inverse, après avoir atteint la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, tandis que d'autres vont à Padron voir l'amarrage de la barque du saint, au cap Finisterre considéré au Moyen Âge comme le bout du monde, voire à Fátima au Portugal.

Vélo tout terrain VTT

Le vélo tout terrain, abrégé VTT, ou vélo de montagne (en anglais mountain bike, abrégé MTB), est un vélo destiné à une utilisation sur terrain accidenté, hors des routes goudronnées, et un sport règlementé par l'Union cycliste internationale.

Historique

Avant l'apparition du terme et du concept de vélo tout terrain, des vélos étaient utilisés pour rouler hors des routes, parfois même de manière structurée au sein de clubs sportifs (par exemple le Vélo Cross Club Parisien dans les années 1950). L'apparition de vélos conçus spécifiquement pour pouvoir rouler en terrain accidenté remonte au milieu des années 1970, aux États-Unis.

Un groupe de passionnés adapte alors des vélos de type cruiser, proches des vélos de plage, en particulier le modèle Excelsior de la marque américaine Schwinn1 - pour les utiliser dans les montagnes du comté de Marin en Californie. Des descentes chronométrées sont organisées. Elles sont appelées Repack Race, en référence à la nécessité de regraisser les moyeux à tambour qui surchauffent pendant la descente2.

Joe Breeze est reconnu comme le premier artisan à avoir construit un vélo uniquement destiné au tout-terrain3.. Mais c'est Tom Ritchey qui lance la première fabrication en série, en créant la marque MountainBikes en 1979, avec Gary Fisher et Charlie Kelly.

Les premiers championnats du Monde officieux de vtt se déroulent à Villard-de-Lans en 1987 (400 compétiteurs venant de 10 pays). 3 ans plus tard, les premiers championnats du monde officiels de VTT, cross-country et descente, se déroulent en 1990 à Durango dans le Colorado.

En France, les premiers VTT, provenant du Canada, font leur apparition à La Plagne en 1983, lors d'une présentation organisée par Stéphane Hauvette, fondateur de l'AFMB (Association Française du Mountain Bike).

La première course de VTT en France est le Roc d'Azur en 1984. Les premiers VTT français datent de cette même année. Ce sont le VTT1 fabriqué par Peugeot et le Tracker de MBK4.

En 1988 l'AFMB devient la commission nationale VTT au sein de la Fédération française de cyclisme.

Le VTT fait sa première apparition aux Jeux Olympiques à Atlanta en 1996 avec la discipline cross-country5.

Le VTT connaît un succès fulgurant durant les années 1990 avec de très nombreux pratiquants[réf. nécessaire], des équipes de compétition dotées de très gros moyens et des innovations techniques à foison. Cet engouement ne dure pas et, après avoir connu une légère crise de popularité au début des années 2000, le VTT est aujourd'hui considéré comme un sport ayant atteint sa maturité mais en perpétuelle évolution technique[réf. nécessaire]. Alors qu'à ses débuts le VTT attirait surtout des cyclistes à la recherche d'un sport nature, il attire aussi maintenant de jeunes pratiquants urbains et péri-urbains amateurs de pratiques acrobatiques sur des terrains aménagés (terrains de bosses, constructions, etc.).

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Le matériel

Le cadre est en acier, en aluminium renforcé, en carbone ou en titane.

Le VTT

Dans leurs premières années d'existence, les VTT étaient tous semblables. Puis la diversification des disciplines a conduit à diversifier et spécialiser le matériel. De manière générale, le VTT est un vélo équipé de roues de 26 pouces de diamètre6, avec des pneus larges et crantés, montées sur un cadre renforcé (souvent en alliage à base d'aluminium, mais aussi en acier, en titane ou en composite avec des fibres de carbone) et équipé d'amortisseurs à l'avant et souvent aussi à l'arrière.

Bien que cette description représente le stéréotype du VTT, elle n'est pas toujours juste. Ainsi, il existe de plus en plus de VTT équipés de roues de 29 pouces de diamètre et l'on assiste même aujourd'hui à l'apparition de roues de 27,5 pouces de diamètre, tandis que les VTT de trial sont dépourvus de suspension, et même parfois de selle.

Les unités de mesure du VTT

Le système métrique est rarement utilisé dans les appellations commerciales des éléments du VTT. C'est communément en pouces du système de mesure anglais que sont fournies les dimensions des cadres, les débattements des suspensions, les diamètres des roues et disques, les sections des tubes, etc. Seuls les angles échappent au système anglo-saxon et sont mesurés en degrés du système sexagésimal international.

Au début des années 2000, les fabricants sont priés d'utiliser le système métrique - normalisé et indiscutable. Cependant, la tendance des fabricants de vélos complets est d'annoncer une taille de VTT estimée (c'est-à-dire approximative et non vérifiable) à partir des unités de mesures de l'industrie textile, selon le principe que la taille idéale d'un VTT équivaut à la taille des vêtements du cycliste : XS, S, M, L, XL, XXL, etc. Le consommateur y gagne en facilité de choix, mais y perd en fiabilité des mesures.

L'équipement du cycliste

La pratique du VTT implique, outre un VTT, l'utilisation d'un certain nombre d'équipements adaptés. La plupart du temps, le cycliste porte un cuissard et un maillot sauf en descente ou en enduro, où il porte un pantalon ou un short renforcé et un maillot à manches longues.

Les équipements de sécurité

Casque

Le casque est considéré comme le principal équipement de protection individuelle du cycliste. Il peut soit couvrir uniquement le haut de la tête, soit protéger également le visage avec une mentonnière fixe ou amovible rattachée à la coque du casque. On parle alors de casque intégral.

Gants

Les gants préviennent les ampoules et protègent les mains en cas de chute. Les gants renforcés intègrent des éléments rigides - en plastique, carbone ou en caoutchouc - qui protègent certaines parties de la main. Dans les pratiques engagées (descente, enduro), les gants sont renforcées avec du carbone ou du caoutchouc sur le dessus de la main. Les mitaines, autrefois prisées en cross-country, ont aujourd'hui quasiment disparu.

Lunettes

Une paire de lunettes claires ou teintées protège les yeux des projections, des insectes, du vent et de la végétation. En descente, on utilise généralement des masques semblables à ceux de ski (meilleure protection que des lunettes) ou de moto (comme pour les casques).

Autres protections

Parmi les nombreux équipements de protection du cycliste, citons :

  • genouillères
  • protège-tibias, parfois intégrés aux protège-malléoles
  • protection dorsale articulée
  • coudières
  • veste de protection (buste, épaules, dos).

Ces protections sont obligatoires dans certaines disciplines (descente, freeride). En compétition, l'UCI impose le port du casque simple (sans mentonnière) en cross-country et trial, et du casque intégral en descente et four-cross.

Les équipements de secours

Outillage

Pour les outils, le minimum consiste en un kit de réparation de crevaison (une chambre à air, une pompe, des démontes-pneu, de la dissolution et des rustines) et un multi-outils permettant d'intervenir sur les réglages du VTT. Le kit de réparation de crevaison peut dans certains cas être remplacé par une bombe anti-crevaison ou par du liquide préventif (que l'on doit mettre en place avant de crever). On peut y ajouter quelques colliers rilsan, un dérive-chaîne, une petite burette d'huile, un couteau, un maillon de chaîne supplémentaire etc.

Trousse de secours

Hors compétition, il est conseillé d'emporter avec soi une trousse de premiers secours avec une couverture de survie.

Les équipements de confort

Outre les équipements de secours, le cycliste à VTT utilise souvent un sac à dos pour transporter une poche à eau et s'hydrater en roulant, et l'outillage décrit plus haut. Selon le volume du sac, il est possible d'emporter un coupe-vent, de la nourriture, un GPS, des cartes topographiques, etc.

Le récepteur GPS

L'utilisation d'un appareil de géo-positionnement à VTT permet de :

  • se positionner facilement et de suivre le parcours sur une carte pré-enregistrée.
  • partager des parcours sur des sites internet.
  • étudier un parcours,
    • représenter le tracé en deux ou trois dimensions sur un ordinateur,
    • calculer durée, distance, dénivelé, vitesse moyenne, vitesse instantanée en chaque point du parcours.

Les disciplines

La descente

Article détaillé : Descente (cyclisme).
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Compétiteur de descente.

La descente, parfois appelée downhill et notée DH, consiste à descendre des pistes spécialement tracées pour le VTT. Les compétiteurs s'élancent chacun à leur tour sur la piste et le classement s'établit sur base d'un chronométrage.

De par la nécessité de disposer de pistes en descente d'environ 1,5 à 3 km, avec des remontées mécaniques, la descente est surtout pratiquée dans les stations de montagne ou de moyenne montagne. Les VTT de descente sont spécialement conçus pour cette discipline, avec des suspensions à grand débattement, des freins puissants et une géométrie ramassée à grand angle de chasse. Ces caractéristiques les rendent uniquement utilisables dans cette discipline.

La descente est une pratique reconnue en compétition par l'Union Cycliste Internationale (UCI). Les championnats du monde de descente ont lieu chaque année, en même temps que les championnats du monde de cross-country et ceux de four-cross.

La descente marathon

La descente marathon est proche de la descente, mais elle se pratique sur des distances beaucoup plus longues. Les descentes marathon se déroulent généralement en montagne, voir en haute-montagne. Elles mesurent plusieurs dizaines de kilomètres et durent plus de 30 minutes pour les pilotes les plus rapides. Les courses s'effectuent avec un départ groupé des pilotes.

Ces descentes étant longues, avec parfois des portions de plat ou de montée, les VTT utilisés sont plus polyvalents que ceux de descente. La descente marathon est souvent associée à l'enduro.

Le cross-country

Article détaillé : Cross-country (cyclisme).
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Cross-country VTT

Le cross-country VTT (à ne pas confondre avec le cross-country pédestre), parfois noté XC ou X-country, consiste, pour tous les coureurs qui s'élancent en même temps, à effectuer un certain nombre de tours d'un circuit aux terrains variés, le plus vite possible. Le classement s'effectue sur l'ordre de passage sur la ligne d'arrivée. Les épreuves de cross-country pour hommes duraient environ 2 heures originellement pour une distance variant autour de 40 km. Les courses pour femmes et jeunes sont plus courtes. L'entrée du VTT comme compétition olympique a profondément modifié la discipline. Les distances de course et les circuits sont de plus en plus courts. La venue de la télévision renforce le processus sur les courses de coupe du monde où les courses sont de plus en plus nerveuses et techniques. Les circuits comportent des ascensions plus courtes ce qui réduit les opportunités de creuser des grands écarts. Après la manche de la coupe du monde de Dalby Forest en 2010, le multiple champion du monde et olympique, Julien Absalon, déclarait que « l'on assiste à la naissance d'un nouveau sport ».

Le cross-country est une discipline reconnue par l'Union cycliste internationale (UCI) et dont les championnats du monde se déroulent chaque année. C'est également une discipline olympique depuis les jeux olympiques d'été de 1996.

Le cross-country peut parfois prendre la forme de courses axées sur l'endurance où la durée devient le facteur déterminant et pouvant se dérouler durant jusqu'à 24 h. Ces compétitions se pratiquent en équipes ou individuellement, avec pour objectif d'effectuer le plus grand nombre de tours d'un circuit dans le temps imparti.

Il est régulièrement organisé des courses nommées « vétathlon » qui combinent, dans cet ordre, course à pied puis VTT (les distances généralement rencontrées sont de 10 km de course à pied et 20 km de VTT). Il existe aussi des triathlons tout terrain où les épreuves de cyclisme et de course à pied ont lieu hors-route : VTT et trail.

Le cross-country marathon

Le cross-country marathon est proche du cross-country, mais les distances parcourues sont plus longues. D'après la réglementation de l'UCI, une compétition de cross-country marathon doit mesurer au minimum 60 km et au maximum 120 km, et le temps du vainqueur doit être supérieur à 4 heures.

Contrairement au cross-country, le cross-country marathon se court sur des circuits d'une seule boucle.

Le freeride

Article détaillé : Free-ride (VTT).

Freeride est un terme commercial à l'origine utilisé par les skieurs, recyclé et déposé par la marque américaine Cannondale en 1999 pour promouvoir la déclinaison de son modèle SuperV7. Depuis, l'usage de ce terme a évolué et sa signification reste floue. On considère cependant que le freeride désigne une pratique se rapprochant de la descente de loisir (par opposition à la descente de compétition), où l'on recherche une certaine technicité du terrain. Les VTT de freeride sont un compromis entre les vélos de montagne et les vélos de descente, permettant à la fois de descendre rapidement et de grimper dans des conditions correctes.

Le freeride est surtout un concept commercial de loisirs, il n'existe pas de compétition de freeride. Toutefois le cyclisme de spectacle propose des compétitions utilisant le mot freeride. Ces compétitions se font sur des parcours d'obstacles parfois placés à des hauteurs impressionnantes (passerelles à sauter, parois rocheuses, etc.) et font intervenir un jury chargé de noter la prestation de chaque pilote en fonction de la qualité des trajectoires et du style de pilotage.

Le trial

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Pratique du VTT Trial dans le sud de la France.
Article détaillé : Biketrial.

Le trial, parfois appelé biketrial, consiste à parcourir des obstacles naturels ou artificiels le plus rapidement possible sans utiliser d'autres appuis que les pneus du vélo. Ainsi, une autre partie du corps ou du vélo en contact avec le parcours sera pénalisé.

Il existe également des championnats du monde UCI de trial.

Les VTT de trial sont dépourvus de suspensions et parfois de selle. Leur géométrie est conçue pour la maniabilité. Contrairement au vélo-trial ou au BMX, les VTT de trial sont équipés de roues de 20 ou 26 pouces de diamètre.

L'enduro

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Enduro VTT à Métabief, en France, lors du MéTaBief Open Enduro
Article détaillé : enduro (cyclisme).

L'enduro, terme emprunté à la discipline moto, est une discipline située entre la descente et la randonnée. L'enduro se pratique sur des parcours techniques à profil descendant, mais cela n'empêche pas de trouver quelques montées sur ces parcours. On associe généralement l'enduro à la montagne. Les VTT d'enduro doivent être polyvalents, à la fois performants et confortables.

Des compétitions appelées Rallye enduro apportent à cette pratique le chronométrage sur des séries de parcours appelées spéciales, comme en rallye automobile, avec des étapes de liaison plus ou moins longues et souvent en montée.

L'all-mountain

Le all-mountain est une pratique hors compétition, qui s'apparente à de la randonnée sportive. Les vélos sont suspendus à l'avant et à l'arrière mais restent assez légers (10-13 kg). Ils ont de bons freins et des suspensions de 120 à 150 mm de débattement que l'on peut généralement bloquer, car ils doivent savoir aussi bien grimper des pentes raides que les descendre. C'est une pratique polyvalente, avec des vélos qui peuvent presque tout faire.

La randonnée

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Randonnée dans le sud de la France.
Article détaillé : Randonnée (VTT).

La randonnée VTT, proche de la randonnée pédestre mais à vélo, est sans doute la pratique la plus populaire du VTT. Il s'agit de se promener de façon plus ou moins sportive sur des chemins variés. Il existe un grand nombre de circuits de randonnée permanents balisés, ainsi que des randonnées ponctuelles organisées par des clubs ou des associations.

Les vélos de randonnée doivent être confortables, polyvalents et fiables.

Le dirt biking

Article détaillé : Dirt (VTT).

Inspiré du BMX, le dirt biking ou dirt consiste à exécuter diverses figures acrobatiques avec un vélo sur des bosses généralement artificielles, en terre ou en sable. C'est un sport spectaculaire où de nombreuses figures sont possibles. Des compétitions de dirt biking sont organisées, où les pilotes sont notés sur le style, la hauteur et la difficulté de leurs sauts.

Les VTT de dirt biking doivent être maniables et particulièrement robustes.

Le street

Article détaillé : Street.
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Vélo de dirt et de street

Le street ou street biking consiste à utiliser le mobilier urbain, les trottoirs, les murs, les escaliers, pour exécuter des sauts et des figures.

Le four cross

Article détaillé : Four Cross.
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Course de four-cross. Sur cette course, tous les pilotes ont des vélos semi-rigides

Le four-cross, parfois noté 4X, consiste à descendre une piste artificielle jalonnée d'obstacles, à quatre coureurs de front. Les courses sont très rapides (entre 30 secondes et 1 minutes) et donnent lieu à des affrontements entre les coureurs. Le vainqueur est le premier qui franchit la ligne d'arrivée. Les courses de four-cross se déroulent en plusieurs manches éliminatoires.

En 2012, cette discipline disparait du calendrier de la coupe du monde de VTT de l'UCI. La fédération internationale a annoncé que les championnats du monde de 4X seraient conservés.

Le dual slalom

Article détaillé : Dual slalom.

Le dual slalom, parfois appelé boarder cross, est considéré comme l'ancêtre du Four Cross car il a perdu en popularité pendant la période charnière où le 4X est devenu populaire. Sur une compétition de dual slalom, deux cyclistes concourent simultanément sur deux tracés identiques, parallèles, et avec des trajectoires en slalom. Le dual slalom a été remplacé par le Four Cross par l'UCI pour rendre les compétitions plus spectaculaires.

Le slopestyle

Le slopestyle est une pratique consistant a réaliser un certain nombre de figures sur des bosses en terre, modules en bois et éléments urbains. Elle s'inspire du dirt et du freeride. Les pilotes utilisent en général des vélos tout suspendus à faible débattement capables d'amortir des chocs importants en conservant de la nervosité. Lors des compétitions, les cyclistes sont notés par un jury sur des critères d'appréciation : trajectoires, style, précision, etc.

Quelques champions

Liste non exhaustive, toutes disciplines confondues.

Champions français

  • Julie Bresset :
    • Championne olympique cross-country en 2012
    • Championne du monde de XC 2012
    • Coupe du monde de XC 2011
  • Anne-Caroline Chausson :
    • Championne du monde de descente 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2005
    • Championne Olympique 2008 en BMX
  • Julien Absalon :
    • Champion de France de XC 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012
    • Champion d'Europe de XC 2006
    • Champion du monde de XC 2004, 2005, 2006, 2007
    • Coupe du monde de XC 2006, 2007, 2008, 2009
    • Champion olympique cross-country en 2004 et 2008
  • Miguel Martinez
    • Champion olympique de XC 2000
    • Coupe du monde de XC 1997, 2000
  • Nicolas Vouilloz
    • Champion du monde de descente 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2001, 2002
    • Coupe du monde de descente
  • Fabien Barel
    • Champion du monde de descente 2004, 2005
  • François Gachet
    • Champion du monde de descente 1994
    • Coupe du monde de descente 1994
    • Champion d'Europe de descente 1995
  • Jean-Christophe Péraud
    • Champion d'Europe de XC 2005
    • Vice-champion de France 2008
    • Vice-champion olympique 2008
  • Maxime Marotte
      • Champion du monde du relais par équipes (avec Fabien Canal, Victor Koretzky et Julie Bresset) 2011
      • Champion de France de cross-country espoirs 2008
      • Champion de France Marathon 2010
      • Courses célèbres

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    • Course de cross-country

      En France

      • Le Roc d'Azur (Var)
      • La Transvésubienne (Alpes-Maritimes)
      • La Diagonale du Doubs (Saône, Doubs)
      • L' X-Trem-sur-Loue (Ornans)
      • La Forestière (Ain/Jura)
      • L'Hexagonal - Tour de France VTT
      • La Jean Racine (Saint-Rémy-lès-Chevreuse)
      • La Transmauriennne (Savoie)
      • 24 heures VTT Crapauds (Moselle)
      • 24 heures VTT de Cergy (Val-d'Oise)
      • Les Chemins du Soleil (Hautes-Alpes)
      • La Pomponnaise (Saint Pompon, Dordogne)
      • La Megavalanche (L'Alpe d'Huez, Oisans)
      • La Mountain of Hell (Les Deux Alpes, Oisans)
      • Le Raid des Terres Noires (Alpes-de-Haute-Provence)
      • La MB Race (Haute-Savoie)
      • Source Wikipédia