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Auvergne

L'Auvergne pour des vacances gourmandes !

Vivez vos vacances gastronomiques au coeur de l'Auvergne et tentez de nouvelles expériences culinaires.

Dans ce magnifique territoire de l'Auvergne, truffade et aligot sont l'alliance rêvée du fromage et de la pomme de terre ! La truffade est vraiment l'incontournable plat local. Sa préparation varie de table en table, de foyer en foyer. Mais la base reste la même : des pommes de terre et de la tomme fraîche de cantal !

Le temps d’un week-end ou de plusieurs jours de repos pour vos vacances, débutez votre aventure gustative pendant votre séjour en Auvergne, ô combien célèbre pour ses fromages et sa charcuterie.

Sortez des sentiers battus et arrêtez-vous ici ou là au gré de vos promenades dans une table d'hôte ou une auberge traditionnelle. Vous pourrez sans doute y goûter la cuisine auvergnate : foie gras, entrecôte au bleu d’auvergne, feuilleté de Saint-nectaire sans oublier la pompe aux grattons, sorte de pains aux lardons.

De passage dans l'Auvergne, prenez le temps de découvrir les magnifiques demeures et anciennes bâtisses restaurées. La plupart ont été d’ailleurs transformées en gîtes ruraux ou en chambres d’hôtes et offrent la possibilité d’être hébergé en pension complète !

Envie de retrouver des saveurs du terroir, avec ses cinq appellations AOP de fromage et de viande : bleu d'Auvergne, cantal, fourme d'Ambert, saint-nectaire et salers, l'Auvergne est un des fleurons de la production fromagère.

Mais le plateau de fromages auvergnat compte aussi de nombreuses spécialités locales, dont les accents uniques et savoureux témoignent de la diversité des terroirs.

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Le Forez Loire Haute-Loire Puy-de-Dôme

Le Forez est une ancienne province de France, qui correspond approximativement à la partie centrale du département de la Loire et une partie du département de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Le Forez est le théâtre d'un livre majeur de la littérature française, L'Astrée d'Honoré d'Urfé, si bien que cette région est parfois appelée le pays d'Astrée.

Les habitants du Forez sont appelés Foréziens et le dialecte de la langue francoprovençale qu'on y peut rattacher est le forézien. À l'ouest et au sud-ouest du Forez, on parle selon les communes l'occitan auvergnat ou vivaro-alpin.

Par extension, la province, qui tenait son nom de celui de la ville de Feurs, l'antique Forum Segusiavorum (les Ségusiaves étaient la peuplade gauloise qui occupait la région), dans la plaine, a ensuite donné son nom à la chaîne montagneuse sur laquelle elle s'appuie à l'ouest : les monts du Forez, dont le point culminant est Pierre-sur-Haute (1634 m). La ligne de crête des monts du Forez constitue une frontière naturelle entre deux zones distinctes bien que très apparentées :

File:P1030254.JPG

  • le versant oriental et la plaine du Forez, constituant à partir du Xe siècle un comté de Forez (correspondant grosso modo à l'actuel arrondissement de Montbrison). Les dialectes arpitans étaient encore courants au XXe siècle ;
  • le versant occidental de la chaîne (partie de l'actuel département du Puy-de-Dôme, entre le lit de la Dore et la ligne des crêtes), tourné très tôt vers les grandes seigneuries auvergnates ; les dialectes occitans (auvergnat) s'y sont maintenus jusqu'au XXe siècle). Ce versant occidental n'a jamais fait partie de la province du Forez.
  • Au nord, les limites de l'ancien Forez sont assez lointaines, puisqu'elles englobent la petite cité médiévale Montaiguët-en-Forez qui, située dans le département de l'Allier, est largement au nord-ouest de Roanne. En revanche, si Roanne est historiquement en Forez, bien que séparée de la plaine du Forez par le Seuil de Neulise, la ville qui lui fait face sur l'autre rive de la Loire, Le Coteau, était rattachée à l'ancienne province du Beaujolais.

File:Panoramaforez.jpg

Sur les deux versants des monts du Forez, on a utilisé de temps immémorial les mêmes recettes pour la fabrication du fromage au lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, ce qui s'est traduit, de 1972 à 2002, par l'existence d'une appellation d'origine contrôlée commune, la fourme d'Ambert et de Montbrison, qui a cédé la place, par décret du 22 février 2002, à deux appellations jumelles, la fourme d'Ambert (fromages fabriqués sur le versant occidental) et la fourme de Montbrison (fromages fabriqués sur le versant oriental, seuls désormais, des deux fromages jumeaux, à être fabriqués dans l'ancienne province forézienne). Il existe également sur le versant oriental une zone de production vinicole classée en AOC, le Côte du Forez

Le nom de Forez participe également à la dénomination du parc naturel régional Livradois-Forez, créé en 1986, qui n'a aucun rapport avec l'ancien comté de Forez, étant situé sur le versant occidental des monts du Forez, pour la plus grande partie dans le Puy-de-Dôme (essentiellement arrondissements d'Ambert et de Thiers), mais aussi dans le nord de la Haute-Loire.

Le principal cours d'eau traversant le Forez est la Loire, l'autre rivière remarquable étant le Lignon du Forez, long d'environ 80 kilomètres.

File:Canal du Forez à Montbrison 1.JPG
Canal du Forez à Montbrison, au fond le Haut Forez

Le canal du Forez est un canal d'irrigation dérivé de la Loire à la hauteur de Grangent. Il arrose la partie ouest de la plaine, passant non loin de Montbrison.

Histoire

Situation

Il faisait partie du grand-gouvernement du Lyonnais (Liyonês), à l'ouest du Lyonnais propre, au sud du Charolais (Charolês) et du Beaujolais (Biôjolês), au nord du Velay et du Vivarais, à l'est de l'Auvergne ; chef-lieu, Feurs. Les autres places étaient Montbrison (Montbréson, qui en devint la capitale en 1441), Saint-Étienne, Néronde, Chazelles, Roanne, Saint-Rambert. Ce pays était habité anciennement par les Ségusiaves, qui avaient pour capitale Forum Segusiavorum (Feurs).

Le comté de Forez

L'explication du nom Forez par l'homophonie avec « forêt », ne résiste pas à un examen attentif. Le pagus forensis des Carolingiens a bel et bien reçu son nom de la ville de Feurs (l'antique Forum Segusiavorum, littéralement le forum des Ségusiaves, déjà mentionnée par Ptolémée).

Il faut également remarquer que le comté de Forez a été créé dès le Xe siècle, tandis que le terme « forest » (ancêtre de notre forêt) n'est attesté sous cette forme qu'à partir du XIIe siècle

Il faut aussi se souvenir qu'à l'époque de la création du comté, les paysages montagneux à l'ouest du pagus forensis étaient très différents de ce qu'ils sont de nos jours. La proportion de surfaces boisées était bien moindre que de nos jours, la colonisation des terres s'étant accompagnée très tôt d'opérations de défrichage de grande ampleur, afin de créer d'immenses zones de pâturage, qui ont toutefois fini par régresser au XIXe siècle, à partir de la révolution industrielle.

En 1173 fut conclue la permutatio, c’est-à-dire le traité qui mit fin aux guerres et qui fut ratifié par le roi de France et le Pape. Le comte de Forez renonçait à ses prétentions sur toute la rive gauche de la Saône.

Le titre de capitale du comté est retiré à la ville de Feurs, le 6 mai 1441, par lettres patentes de Charles Ier de Bourbon, 5e duc de Bourbon, duc d'Auvergne, comte de Forez et comte de Clermont (en Beauvaisis), et accordé à la ville de Montbrison1. Ce transfert de capitale est confirmé, l'année suivante, par d'autres lettres patentes signées à Moulins. Toutefois, l'antique cité continuera à jouer un certain rôle dans la vie du fief comtal.

Comme beaucoup d'autres fiefs, le Forez a souvent été l'objet des disputes, d'alliances, avant de revenir définitivement dans le giron de la couronne de France au XVIe siècle.

Les premiers comtes du Forez possédaient également le Lyonnais et le Beaujolais. Trois dynasties de comtes se succédèrent dans le Forez ; la dernière fut celle de Bourbon, à laquelle le Forez échut par le mariage de Louis II de Bourbon, duc de Bourbon, avec Anne de Forez, dauphine d'Auvergne, seule héritière de ce comté2. Après la défection du connétable Charles III de Bourbon (1523), le Forez fut confisqué et bientôt après (1531) il fut réuni à la couronne de France.

De la Révolution à nos jours

Lors de la Révolution française, le Forez (comprendre : le versant oriental) fut provisoirement intégré dans un éphémère département de Rhône-et-Loire qui ne tarda pas à éclater en deux : à l'ouest, le département de la Loire (Forez, partie du Beaujolais et des Monts du Lyonnais) ; à l'est le département du Rhône. La préfecture de la Loire est alors Montbrison.

Personnalités marquantes de la période : Joannès Caton, Jules Garnier, Noël Pointe-Cadet seul ouvrier élu député à la convention

Le Forez, berceau du chemin de fer français

  • Le Forez a été la première région française équipée de voies ferrées. La première descendait, dès 1827, de Saint-Étienne jusqu'à Andrézieux, sur la Loire, où le charbon stéphanois apporté par rail était alors transbordé dans des bateaux rudimentaires conçus pour un seul voyage, les « rambertes » ou « salambardes ».
  • En 1830, les frères Seguin ouvraient une seconde ligne de Saint-Étienne à Lyon par la vallée du Gier.
  • Et en 1833, la première ligne Saint-Étienne-Andrézieux était prolongée jusqu'à Roanne, traversant toute la plaine du Forez du sud au nord et franchissant le seuil de Neulise. Le tracé de cette ancienne ligne est encore bien visible entre Balbigny et Roanne, cette partie du tracé ayant été abandonnée et déplacée lors de l'ouverture de la ligne de Nevers à Lyon par Saint-Germain-des-Fossés et Roanne en 1858.

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Volvic eau en bouteille Puy-de-Dôme Auvergne

Volvic est une marque d'eau vendue en bouteille commercialisée depuis 1938 et qui appartient au groupe agroalimentaire français Danone (division Eaux) depuis 1992. En France, elle bénéficie de l’appellation eau minérale naturelle, alors qu'en Amérique du Nord c'est une eau de source, du fait de sa faible teneur en minéraux.

Sa source se situe à Volvic dans le département du Puy-de-Dôme, région Auvergne, dans un parc public protégé : Le Goulet et les Cheires de Bruvaleix. Elle est captée depuis 1927 pour l'alimentation en eau potable de Volvic et des communes alentours.

Historique

Fichier:Commune de Volvic.jpg
Le bourg de Volvic alimenté par le captage du Goulet

Au Moyen Âge, la cité de Volvic était essentiellement renommée pour l'exploitation de sa roche volcanique utilisée pour la construction des maisons et édifices religieux ou militaires de Basse-Auvergne. Les habitants de Volvic et des hameaux voisins s'approvisionnaient en eau potable dans les fontaines alimentées par différentes sources. La principale était la "source de Saint-Priest" (du nom du martyr qui donna le vocable à l'église priorale). Captée en 1467, elle est située dans le bourg, place de la Grande Fontaine. Les religieux jouèrent un rôle important dans l'implantation de ces fontaines.

En 1883, on peut constater une multiplication de fontaines et de lavoirs; tous les quartiers de Volvic étaient desservis mais le problème de l'eau n'était pas pour autant réglé. L'eau manquait très souvent à l'arrière saison, de plus cette eau s'avérait être de mauvaise qualité et de nombreuses maladies sévissaient chez les Volvicois.

Pendant cette période, des travaux importants de captage permirent d'augmenter les débits. La recherche d'une eau potable plus abondante et plus pure se posait avec plus d'acuité aux habitants de la commune.

Legay-Chevalier, entrepreneur volvicois, découvrit le premier ce trésor, au lieu-dit la Vallée du Goulet. Malgré des efforts constamment renouvelés et les nombreuses difficultés tant techniques que financières, il ne put réaliser son incroyable projet : sa mort, en 1915, laissa en suspens l'idée généreuse d'adduction en eau potable pour la commune et l'installation d'un éclairage public.

Fichier:Docteur Moity.JPG
Plaque en pierre de Volvic, devant le captage des eaux de Volvic, commémorant le docteur Pierre Moity, découvreur des sources

En 1927, à l'initiative du docteur Pierre Moity, maire de la commune de Volvic qui dut faire face à une épidémie de poliomyélite, des études géologiques qui ont conduit à creuser une galerie souterraine de 700 m de long, libèrent une importante voie d'eau, aussitôt dénommée source du Goulet. Le captage du Goulet permet l'alimentation en eau de la commune.

Une société locale réalise en 1938 les premières commercialisations de cette eau. L'eau est classée eau de source.

Le groupe Sellier Leblanc crée la Société des eaux de Volvic en 1958. Afin d'accroître la production, des forages au puy de la Nugère ont lieu en 1961 et qui conduisent à la découverte de la source Clairvic qui sera classée en 1965, eau minérale naturelle par le ministère de la Santé. La société Volvic assure la mise en bouteille.

Volvic se diversifie en 1966 en mettant sur le marché une boisson aux fruits Oasis.

En 1969, la bouteille traditionnelle en verre laisse sa place à une bouteille en plastique PVC.

Une nouvelle usine d'embouteillage est construite en 1974 au Chancet à Volvic.

En 1984, le groupe Perrier prend de contrôle du groupe Sellier Leblanc, qui cédera en 1990 la marque Oasis à Cadbury Schweppes. Volvic innove en étant le premier à mettre sur le marché une eau minérale aromatisée aux extraits de fruits naturels.

Fichier:Source de Volvic.JPG
Captage à la source de Volvic

En 1992, Volvic rejoint le groupe BSN qui deviendra en 1994 le groupe Danone. La même année, Danone lance une nouvelle eau minérale naturelle gazeuse : Arvie, et Volvic obtient la certification AFAQ selon le référentiel international ISO 9002 pour toutes ses lignes de production et pour toutes les destinations de ses expéditions.

Afin de maintenir et de faire connaître les bienfaits de l'eau, Volvic ouvre en 1995 le « centre Volvic » pour la recherche sur les oligo-éléments (attribution de bourses de recherche).

En 1998, le département Évian Volvic Développement commercialise les différentes marques des sources françaises du Groupe Danone.

Le classement eau minérale naturelle de la source Clairvic est renouvelé en 2000 par le ministère de la Santé. Cette année-là, Volvic invente le robinet d'eau minérale à la maison, « Volvic Fontaine », une bouteille de 5 litres prête à l'emploi avec un robinet-pressoir pour remplir son verre. La bouteille est aussi proposée en 8 litres depuis 2003.

Depuis les premières commercialisation en 1955, la production n'a cessé de progresser

Source Wikipédia

Le Puy-en-Velay Auvergne Haute loire

Le Puy-en-Velay est une commune française de la région Auvergne, préfecture du département de la Haute-Loire et capitale du pays du Velay.

Ses habitants sont appelés les Ponots et Ponotes.

Fichier:FR-43-Le Puy32.JPG

Le Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, au sud-est de la région Auvergne. La ville est à 135 km de Lyon, 130 km de Clermont-Ferrand, 110 km de Valence et 76 km de Saint-Étienne.

Malgré son appartenance à la région Auvergne, le Puy-en-Velay regarde plus vers la région Rhône-Alpes voisine et plus particulièrement vers Saint-Étienne que vers Clermont-Ferrand. La ville est reliée à la métropole forézienne par une route à 2 x 2 voies, la RN 88, et seule une route nationale, la RN 102, la relie à la capitale auvergnate.

Fichier:Le Puy en Velay Panorama.jpg

Chemins de Compostelle

Le Puy-en-Velay est le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune suivante traversée est Vals-près-le-Puy, avec son église Saint-Christophe.

Nota : de lien en lien on pourra ainsi aller de ville en village jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le "Guide du Pèlerin" ne mentionne rien sur la ville, si ce n’est qu’elle a donné son nom à cette "via" qui y passe. Rien n'y indique qu'elle soit un point de départ comme il est dit habituellement, comme ci-dessous :

« les Bourguignons et les Teutons » dont parle Aimery Picaud, et, plus généralement, les Jacquets venus de l’est de l’Europe, débutaient leur pérégrination par le grand sanctuaire marial qui a donné son nom à la Via Podiensis.

Fichier:Le Puy-en-Velay4.JPEG

Histoire

Préhistoire

La route de l'étain passait par la vallée du Rhône qui était l'unique voie d'approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l'âge du bronze. L'étain, venu d'Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu'à l'estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône2. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au 1er siècle avant notre ère, parlait d'un périple de trente jours pour atteindre l'embouchure du Rhône3. Certains suggèrent un passage par Roanne2, d'autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux4, près de Saint-Cirgues-en-Montagne3. Trafic qui n'était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d'une guerre locale liée au trafic de l'étain5.

Antiquité et Haut Moyen Âge

Après avoir conquis ce site habité par des Vellaves (tribu gauloise), les Romains s’installent au Puy, alors appelé Anicium. À l'époque romaine le site est un centre religieux situé à l'emplacement de la cathédrale. Le site était à l'origine gaulois. Une inscription romaine se trouve au revers de la porte du For de la cathédrale "ADIDONI ET AUGUSTO - SEXTUS MUSICUS TALONIUS D. S. P. P.(de sua pecunia posuit)" (À Adidon et à Auguste - Le musicien Sextus Talonius a élevé ce monument de ses deniers). De nombreux vestiges gallo-romains ont été remployés dans le clocher.

En 2005, lors de la construction d’un lotissement au lieu-dit Coste Deferne les fouilles ont permis de découvrir une villa gallo-romaine implantée dans le dernier tiers du Ier siècle de notre ère et qui a perduré pendant l’Antiquité tardive (IIIe–IVe siècle)6.

Dans les premiers siècles, à l’époque des persécutions de l’Empire romain ont été tués en haine de la foi Saint Julien de Brioude, Saint Ferréol, Saint Ilpize, Saint Marcel, au VIIe siècle c’est le tour de Saint Théofrède, le fondateur de l’abbaye du Monastier-sur-Gazeille.

Après la chute de l’Empire romain, les Barbares déferlèrent, Ruessium (Saint-Paulien) ne fut pas épargnée. La ville saccagée, ses habitants massacrés, ses maisons romaines détruites. Certains considèrent que vers 365 l’évêque Vosy renonça à reconstruire et décida alors de se fixer au Puy, dont la position était plus facile à défendre et la situation plus favorable.

L'histoire de l'Auvergne est troublée à la fin du Ve siècle. Malgré l'opposition de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, et des Gallo-romains fidèles à Rome, l'empereur Julius Nepos laisse les Wisigoths prendre le contrôle de l'Auvergne, dont fait partie le Velay, en 475. C'est le comte Victorius, un Gallo-Romain, qui est nommé duc des Arvennes par le roi Euric. Après la bataille de Vouillé au printemps 507, Clovis conquiert toute l'Aquitaine.

Fichier:FR-43-Le Puy08.JPG

L'installation de l'évêché

Les historiens discutent de la date à laquelle l'évêque de la Cité des Vellaves s'installe à Anicium. Les textes disponibles, entre histoire et légendes, ne sont pas suffisamment fiables.
La Notitia Galliarum donne, au Ve siècle, huit cités pour l'Aquitaine Première, celles des Bituriges Cubes, des Arvernes, des Rutènes, des Albigeois, des Cadurques, des Lémovices, des Gabales et des Vellaves. L'église catholique ayant repris dans son organisation celle de l'empire romain, le chef lieu de la cité est le siège d'un l'évêché et la métropole de la province est celui de l'archevêque. Les historiens considèrent que les premiers évêques ont dû installer leur siège à Ruessium (actuellement Saint-Paulien), située sur la Via Agrippa, plutôt qu'à Anicium (actuellement Le Puy-en-Velay).

Une deuxième discussion a eu pour sujet la liste des premiers évêques de la Cité des Vellaves et leur ordre dans la liste des évêques: saint Vosy, saint Scutaire, saint Suacre, saint Hermentaire, saint Aurèle et saint Bénigne.
Un martyrologue lyonnais du IXe siècle donne le nom d'Euodius pour le Velay le 12 novembre. Le nom d'Euodius est celui d'une famille sénatoriale de Clermont. On retrouve ce nom parmi les évêques, prêtres et diacres présents au concile de Valence qui débute le 12 juillet 374. Mais on ne peut assurer qu'il soit évêque de la Cité des Vellaves.
La tradition locale cite les noms de deux évêques saint Georges et saint Vosy (Euodius ou Evode) vers le IIIe siècle et IVe siècle mais aucune preuve ne permet d'affirmer la véracité de ces faits.

La légende parle de la guérison d'une femme sur la pierre des fièvres située à l'entrée principale de l'église (aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Crucifix de l'abside Nord). Cette femme aurait reçu en rêve l'ordre de demander à saint Georges, évêque de Reussium, de construire une église sur le mont Anis, Anicium. Un cerf aurait tracé dans la neige les limites de l'église. La légende raconte que de "saints vieillards vêtus de blanc" venant du sud auraient apportés la première relique de la Vierge à saint Vosy, premier évêque du Puy, et à l'architecte Scutaire, son successeur au Ve siècle.
D'autres histoires racontent que des miracles ayant été constatés sur le Mont Anis, l’évêque Vosy confia à Scutaire, architecte romain, la mission d’y édifier une église.
Les noms des premiers évêques font penser que leur origine est orientale.

La première église dédicacée à la Vierge n'a pas pu l'être avant le Troisième concile œcuménique d'Éphèse en 431.

Le concile d'Éphèse va condamner Nestorius et rappeler les dogmes proclamés aux conciles de Nicée en 325 :

  • le Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père »
  • et de Constantinople en 381 - le « Saint-Esprit consubstantiel au Père »,
  • et ajouter Marie, Mère de Dieu « Theotokos ».

Ce concile va entraîner un développement de la dévotion populaire à la Vierge, Mère de Dieu et du culte marial. En Occident, à Rome, vers 435, le pape Sixte III dédie à Marie l'église du pape Libère construite sur l'Esquilin. C'est la basilique Sainte-Marie-Majeure. C'est la première église consacrée à la Vierge en Occident.

La dédicace à Marie de l'église d'Anicium ne doit pas être antérieure au VIe siècle. Cette dédicace a dû se faire sans cérémonie particulière. En effet, dans les premiers temps de l'Eglise, les églises n'avaient pas de dédicace et, en dehors de la messe, il n'y avait aucune cérémonie particulière pour la consécration d'une église.

Le transfert du siège de l'évêque de Ruessium à Anicium a dû se faire en même temps. C’est au VIe siècle que Podium Aniciense commença à prendre de l’importance et supplanter Ruessium.

On n'est pas certain de la présence de l'évêque à Anicium avant le VIe siècle. Le linteau de la porte papale (retrouvé lors de fouilles et mis là en 1847), située dans le Porche du For, est un réemploi gallo-romain. Il porte le texte "SCUTARI PAPA VIVE DEO" = "Vivez en Dieu, Scutaire". Scutaire, saint Scutaire, est un des premiers évêques apparaissant dans la liste des évêques du Puy. Le terme PAPA a été ajouté après coup, peut-être pour justifier le nom donné à la porte qui ne s'ouvrait que pour le Souverain Pontife et les dignitaires ecclésiastiques. L'autre face de cette pierre portait l'inscription citée au début. La frise en S au-dessus du linteau est celtique. Elle se retrouve au pied du chevet. Une inscription scellée dans le chevet parle d'un certain GUTTVATER, prêtre gaulois.

Un texte de Grégoire de Tours cite l'évêque du Puy, Aurèle, vers 591, à propos d'un faux Christ berrichon qui serait venu avec une troupe au Puy près des basiliques proches de la cathédrale. L'évêque Aurèle lui aurait envoyé des hommes énergiques dont un l'aurait tué. Ce texte permet d'assurer qu'à cette époque le siège de l'évêché du Velay était au Puy et que la ville avait déjà plusieurs églises.
Aurèle aurait été enterré dans la basilique Saint-Vosy. De cette basilique il ne subsiste plus aujourd'hui que la crypte dans l'enceinte du Grand séminaire.

D'autres évènements ont pu jouer un rôle dans l'histoire de l'évêché.

Moyen Âge

Au IXe siècle, le culte de la Vierge est suffisamment important pour que la ville change son nom d'Anicium en le Puy Notre-Dame.

En 876, on connaît la vicairie Notre-Dame ou Sainte-Marie qui comprend en plus de la ville du Puy, Lantriac, Monnet, Malafosse et Crouziols.

En 924, après que Guillaume II, duc d'Aquitaine, comte d'Auvergne et du Velay ait reconnu la suzeraineté du roi Raoul, ce dernier accorde le 8 avril à l'évêque Adalard, avec l'accord de Guillaume II, le bourg contigu à l'église Notre-Dame du Puy avec tout ce qui était du domaine du comte : droits de marché, droit de monnaie, .... L'évêque devint alors le seigneur du bourg du Puy Notre-Dame.

Le 8 mars 955, l'évêque Godescalc s'étant rendu à Laon, il obtient du roi Lothaire la confirmation du don fait par le roi Raoul en 924.

Le 18 juillet 961, l'évêque Godescalc consacre la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

À partir du Xe siècle, le Velay devient comté évêché, au profit de l’évêque du Puy. La ville devient la capitale du Velay, siège du comté et de l’évêché. Ainsi Le Puy devint la capitale des Vellaves.

Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », qui y conduit même quelques musulmans venus d’Espagne, la ville le devint davantage lorsque saint Louis lui fit don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy connut une très grande prospérité, due à la venue de milliers de pèlerins. Ce pèlerinage du Puy resta, durant tout le Moyen Âge, le plus renommé de France, d’autant que l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle passait par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.

En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.

En 1138, le roi Louis VII le Jeune est avec sa cour au Puy où il célèbre la fête de l'Annonciation de la Vierge. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, écrit à saint Bernard qu'il l'y a rencontré pour lui demander la confirmation d'un de ses religieux choisi comme évêque de Langres.

En 1142, Raymond II, comte de Tripoli (1137-1142), fils de Pons de Saint-Gilles, donne à l'évêque du Puy, Humbert d'Albon (1128-1144), tout ce qu'il possède dans le "comté des Vellaves". C'est la première mention d'un comté du Velay. Jusque là on utilisait la formule "Pagus Vellaicus". Le Velay était une partie de l'Auvergne. Ce document est transmis à Robert III qui est comte d'Auvergne et du Velay.

Au moment de la féodalité, le Velay avait été donné en apanage au duc de Guyenne, Guillaume d’Auvergne. En 1162, un différend s’éleva entre celui-ci et l’évêque du Puy. Ce dernier, ayant été molesté, porta l’affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune, qui donna raison au prélat et retira son comté à Guillaume pour l’offrir à l’évêque. Dès lors, celui-ci ne releva plus, pour le temporel, que du souverain qui, en 1307, intégra définitivement le Velay au domaine royal, Philippe le Bel partageant désormais sa seigneurie avec le pontife. Ceci, afin de faire pièce aux Polignac, véritable dynastie, la plus illustre de la région, qui rançonnaient les riches pèlerins et les marchands attirés nombreux par la perspective de fructueuses affaires.

Si le roi de France se décida à intervenir, c’est qu’avant lui un pauvre charpentier, Durand, avait déclaré la guerre sainte à ces « Cotereaux. » Ayant reçu mission de la Vierge de réunir les hommes valides, il donna la chasse à ces aventuriers, dont il pendit jusqu’à 500 à la fois. Le goût du sang entraîna ces nouveaux croisés à de tels excès que le roi dut y mettre bon ordre. D’où le traité de partage de 1307. L’évêque, qui s’était appuyé sur les commerçants pour résister aux Polignac, dut consentir des concessions et Le Puy devint une commune élisant ses consuls.

La ville s'entoure de remparts entre 1220 et 1240 qui vont lui servir de limite jusqu'au XVIIIe siècle.

Le Puy, au Moyen Âge, est une ville religieuse mais aussi une ville littéraire prestigieuse. L’académie de Saint-Mayol accueille des étudiants venus de toute l’Occitanie. La ville est également renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.

Le Velay dépend du gouvernement royal de la Généralité du Languedoc créée en 1377 ayant pour chef-lieu Montpellier, une sénéchaussée indépendante demeure au Puy jusqu’en 1789.

La ville du Puy n'est pas éloignée de la Voie Regordane qui reliait Paris à Saint Gilles.

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408. Malheureusement, en 1640, le Parlement de Toulouse, assailli de réclamations par les nobles et les bourgeois qui se plaignaient de ne plus trouver de servantes (on comptait à cette époque dans la région 70 000 femmes fabriquant de la dentelle sur leur carreau) en interdit le port sur les vêtements, d’où désolation et chômage chez les dentelières. C’est alors que Saint François Régis, père jésuite, ému de cette situation, parvint à faire annuler la décision du Parlement.

Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols qui firent subir de grands dommages à la ville. L’évêque, Mr de Sénectaire, prit l’épée et revêtit la cuirasse pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refusa à reconnaitre Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.

XIXe siècle

À la Révolution, le Velay retrouva le nom du peuple Gaulois qui avait consacré à leur dieux ces lieux magnifiques, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.

XXe siècle

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB7 fin août 1944.

En 1978, le site a hébergé le tournage James Bond, Les diamants sont éternels.

Monuments et lieux touristiques

Le Puy-en-Velay est classée ville d’art et d’histoire. La déambulation dans la vieille ville permet de parcourir plusieurs siècles d'architecture, depuis le baptistère Saint-Jean caché derrière la cathédrale datant du 10e siècle jusqu'aux immeubles de la rue Pannessac dont les façades permettent de parcourir l'architecture civile du 16e au 18e siècles. Des sculptures romaines sont engravées dans les murs de la cathédrale.